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CAMPHRE.

CAMPHRE.

moindre que moitié; et en réalité doit donner un résul-tat trop grand, puisqu’on h négligé l'abaissement detempérature et, par suite, de pression qui en résulte.On peut donc prendre avec assez d’approximation letravail produit par la détente de 14 fois le volumeprimitif, suivant la loi de Mariottc, pour valeur du tra-vail intégral de la vapeur. Or le travail à action directepour 1 m * c * étant 1, celui pour 14 fois le volume pri-mitif est 3,7 (voyez machine a vapeur (Théorie ), letableau emprunté à M. Poncelet.)

Nous avons vu (pie le travail produit par l’action di-rected’unecalorie,ou le produit p r, était égal à 31 k -"'.,S0pour toutes tensions de vapeur, donc le travail intégral

sera 31,80X3,7 = 1 I7,60 k ., approximation très

satisfaisante, d’une concordance remarquable avec lesrésultats obtenus précédemment.

Nous concluons du calcul approximatif ci-dessus,dont le résultat prouve que les données admises nes’éloignent pas beaucoup de la réalité, que pratique-ment on peut admettre 1 /28 e à 1 /30 e (car nous négli-geons quelques opérations du travail théorique pour re-venir au point de départ, et le chiffre exact devrait êtreun peu plus fort que celui obtenu) pour la valeur dela diminution de pression résultant de l’absorption dechaleur pour une détente égale au volume primitif de lavapeur avant toute détente, correction indispensable,et dont nous montrerons toute futilité en traitant dela théorie de la machine a vapeur.

Hésumé. En résumant ce qui précède, nous pouvonsconsidérer comme bien établis les principes suivants,qui sont fondamentaux pour la théorie des machinesa vapeur ou des machines à feu en général :

1° Le-travail que peut produire l’unité de chaleur,la calorie, a un maximum théorique tout comme unpoids qui descend d’une certaine hauteur en obéissanta la gravité. L’étude de faction de la chaleur sur lessolides, les liquides, les gaz, confirme ce que le rai-sonnement établit;

2" D’après les observations sur les gaz simples, lemaximum théorique est d’environ 11 o k * 1,1 • pour unecalorie ;

3 J Le principe fondamental du bon emploi de lachaleur est de ne mettre en contact les corps qu’avecla moindre différence possible de température; défaireque les changements de température produisent tou-jours des changements de volume. CH. LABOUUAYE.

CALORIFERE . Voyez chauffage.

CAMBRAI (toile de) (angl. cambric, ail. kammer-tuch), toile de coton fine, tissée avec des fils du u° 36au n° 96.

CAMELOT (angl. camlet, ail. kamlott), étoffe sati-née qui se fabrique avec de f étaim retors.

CAMPHRE (angl. camphor, ail. campher). Lé cam-phre est un produit naturel très abondant dans la fa-mille des laurinées et dans celle des labiées ; il provientprincipalement du laurus <amphora , arbre originaire duJapon . Pour l’obtenir, les Japonais coupent et fendentle bois des tiges et des racines en petits morceaux,qu’ils placent dans un filet qu’ils suspendent da»$ unalambic dont la cucurbite est en fer et le chapiteau enterre cuite. Ils y versent de l’eau et la recouvrent duchapiteau après l’avoir garni de chaumes de riz surlesquels le camphre vient se condenser. Le camphrebrut ainsi obtenu est en petits grains agglomérés etsalis par une matière brune et huileuse, bon odeur estsi caractéristique qu'il n’y a aucune difficulté pour lereconnaître. Il faut choisir celui qui e3t le plus sec etle moins sale. Il est expédié brut en Europe où on leraffine.

Pour raffiner le camphre on le mélange aussi intime-ment que possible avec 0,02 de son poids do chauxvive, puis on introduit le mélange dans un matras àfond plat, que 1 on remplit au tiers, que l’on bouche avec

des étoupes et que l’on enterre dans un bain de sablejusqu’à la naissance du col. On chauffe assez rapidementpour opérer la fusion totale du camphre, et éviter ainsiun boursoufflement qui salirait le vase qui le renferme.Aussitôt que le camphre est fondu, on découvre toutela partie vide du matras, et l’on diminue le feu de ma-nière à n’obtenir qu’un faible bouillonnement que l’onsoutient jusqu’à l’entière volatilisation du camphre; cequi dure de huit à douze heures, scion la quantité surlaquelle on opère.

En ajoutant au mélange à sublimer de 100 partiesde camphre brut et de'2 p. de chaux vive, 2 p. de noiranimal pulvérisé, on décolore plus complètement lecamphre et on obtient un produit plus blanc.

Le camphre raffiné est solide, blanc, fortement trans-lucide, ayant un goût et une odeur caractéristiques,et sa densité est de 0,993 à 0,996. 11 est tendre, rayépar l’ongle, et très flexible;cependant on le réduit ai-sément en poudre en le broyaut avec quelques gouttesd’alcool; il fond à 73° et bout à 204°; il est très peusoluble dans l’eau et l’est beaucoup au contraire dansl’alcool et l’éther ; 100 p. d’alcool ayant une densité de0,806 en dissolvent 120 p.; l’eau le précipite de cettedissolution à l’état pulvérulent ; approché d’un corps enignition, il brûle avec flamme sans laisser de résidu.D’après Licbig, le camphre est formé, pour 100, de79,20 de carbone, 10,36 d’hydrogène et 10,36 d’oxy-gène, ce qui correspond à la formule C 40 II 32 C 2 .

Si l’on gratte un morceau de camphre avec un ins-trument tranchant au-dessus d’un vase contenant del’eau, dont la surface n’est salie par aucun corps, onobserve un phénomène extrêmement curieux : les par-ticules du camphre qui viennent à toucher l’eau semeuvent en tournant sur elles-mêmes, quelquefois avecune extrême rapidité. Ce mouvement giratoire paraitdû à la forme des grattures qui, étant courbées, ont uneextrémité mouillée, tandis que l’autre est émergée, età l’évaporation rapide du camphre dont la vapeur, ens’échappant, trouve dans l’air la résistance nécessairepour les faire mouvoir.

Le camphre doit être conservé dans des vases bienbouchés et dans un lieu froid, à cause de son extrêmevolatilité. C’est à cette propriété que se rattachentsurtout les propriétés du camphre, de s’opposer à ladécomposition des corps avec lesquels il est mélangéet autour desquels il produit une atmosphère odorante.

On l‘a quelquefois falsifié avec du camphre artificiel.que l’on obtient en faisant arriver un courant d’acidehydrochlorique gazeux dans de l’huile essentielle detérébenthine placée dans un mélange réfrigérant. Lafraude peut sc reconnaître en faisant passer le camphreen vapeur à travers un tube de porcelaine chauffé auronge ; cette vapeur est décomposée en cas de fraude etdonne naissance à de l’acide hydrochlorique qui, re-cueilli dans l’eau, se reconnaît au précipité blanc flo-conneux qu’il donne par le nitrate d’argent; lequelprécipité est insoluble dans les acides, soluble dansl’ammoniaque, et devient presque instantanément d’unbleu violacé par l’action des rayons solaires.

CANAL (angl. et ail. canal). Pour qu’une voie na-vigable satisfasse convenablement aux besoins du com-merce, elle doit remplir autant que possible les condi-tions suivantes :

I" J.a circulation dans les deux sens doit exiger leminimum de dépense ;

2° Elle doit être libre constamment, ou du moinsn’être fermée que pendant des périodes dont on peutfixera l’avance le commencement et la fin;

3° La durée des voyages doit pouvoir être calculéeavec précision, et sur toute la route doivent être dispo-sés des lieux de stationnement, des ports de chargeet de décharge, des entrepôts, etc., etc.;

4° La navigation doit être, autant que possible,