Band 
A-F.
JPEG-Download
 

CANAL.

CANAL.

et dirigés dans le meme sens, divergent en slmis op-posé ;

3" Quand deux thalwegs parallèles ont leurs pentesinverses.

Ces faits résultent de la théorie et des observations.

Les branches du canal seront établies dans les deuxthalwegs secondaires, et la crête étroite de la chaîne,qui doit être ouverte pour les réunir, sera percée parune tranchée ou par un souterrain. Cela dépend de lahauteur à laquelle il faut abaisser le plan du biefde partage pour les eaux d’une alimentation sufli-sante. On a observé que dans le premier cas que nousavons considéré, il faut presque toujours ouvrir unsouterrain, tandis que dans les deux autres les partiessupérieures de la chaîne que l’on tra\erse fournissent,en général, des eaux plus élevées que le point bas parlequel le canal est dirigé ; on peut donc assez releverle bief de partage pour traverser le faîte au moyend’une simple tranchée.

D’ailleurs, la direction d’un canal par les points mi-nimum est modifiée par les considérations de la dé-pense, de la bonne ou mauvaise position des branchesdescendantes, des relations commerciales, etc. ; il y amême des canaux à point de partage, tels que le canalde la> Seine à la Loire, celui de la Meuse au Rhin , de laSensée, qui ont été projetés et tracés par des consi-dérations tout à fait étrangères au maximum desfaîtes.

Quel que soit du reste le choix du point de partage,il doit toujours satisfaire à la condition d’alimenter,pendant la saison navigable, les deux branches qui s’yrattachent, ou du moins une partie de chacune d’elles;car, comme ces branches descendent rapidement, ellespeuvent recevoir des eaux plus basses que cellesr dupoint de départ, et il arrive un bief, pour l’usage du-quel on n’a plus besoin de recourir aux ressources desbiefs supérieurs.

Consom^itt/Zon d'eau du point de partage. La dépensed’eau du point de partage est due à cinq causes diffé-rentes :

L* L’évaporation dans le bief supérieur et ceux qu’ilalimente ;

2° Les filtrations dans ce même parcours;

3° Les pertes d’eau par les portes d’écluses ;

4° Le remplissage des écluses pour la navigation;

b° Le remplissage du canal après la mise à sec, né-cessitée par les réparations annuelles.

•1° Évaporation. L’évaporation varie avec la tempé-rature et les différentes circonstances atmosphériques;on l’estime, en moyenne, à une tranche d’eau de 0°',04par vingt-quatre heures. On ne peut pas déduire del’évaporation annuelle l'eau provenant de la pluie, at-tendu que celle-ci n’arrive qu’aux périodes où l’évapo-ration est minimum, et qu’elle ne rend rien pendantles beaux jours où celle-lu est plus grande.

Il serait mieux d’avoir un tableau comparatif, dressépar semaine et pendant plusieurs aimées, de l'eautombée et de celle évaporée dans le lieu qu’on consi-dère, et de prendre pour base de son calcul la diffé-rence constatée dans les semaines les plus défavo-rables.

2° Filtrations. Les filtrations varient avec la naturedu sol dans lequel le canal est ouvert ; elles sont tou-jours très abondantes au moment où la navigation :commence, mais elles diminuent ensuite chaque année. :

On adopte généralement une perte pour vingt-quatreheures de 0 ,u ,08 de hauteur sur la surface totale; mais |ce chiffre est entièrement hypothétique. ]

On a trouvé au canal du Centre , depuis longtemps ,en navigation, que les pertes par évaporation et filtra-tion sont de 330 mètres cubes par jour et par kilomètredans les terrains sablonneux, et de 490 mètres cubes 1dans les terrains argileux.

3" Perles par les portes. Les pertes par les portes «lesécluses dépendent de la bonne ou mauvaise exécution,et de l'état d’entretien de celles-ci. Elles peuvent varierde 200 à 1,200 mètres cubes par vingt-quatre heures.Cette perte n’est à compter qu’une fois sur chaqueversant.

4 Ù Remplissage des écluses La dépense due à la tra-versée du point de partage par un bateau est facile ùévaluer :

Appelons E le prisme compris par les parois dusas, entre les plans d’eau des biefs inférieurs et supé-rieurs, et V le volume d’eau déplacé par le bateau.

Quand celui-ci se présente pour remonter à l’écluse,on l’introduit dans le sas par les portes d’aval qu’onferme ensuite. Après avoir ouvert les vannes supé-rieures, on introduit dans le sas un prisme d’eau pré-cisément égal à E, puis on ouvre les portes d'amont,et on amène dans le bief supérieur le bateau, qui estremplacé, dans le sas, par un volume d’eau égal à Y.Le bief supérieur perd donc, pour la montée d’un ba-teau, un volume égal à E, V.

Pour descendre, au contraire, le sas étant remplid’un volume d’eau égal à E, on y introduit le bateau,qui fait refluer dans le bief un volume égal à Y, puison ferme la communication de ce bief avec le sas. Cebief a donc perdu pour un bateau descendant unequantité d’eau égale à E—V.

Pour la traversée tout entière, la perte totale seradonc E-j-V-f-E—Y —2E, sauf le cas où le bateauaurait augmenté ou diminué sa charge dans le par-cours, ce qui diminuerait ou augmenterait la dépensedelà différence entre le volume d’eait qu’il déplaçaitprimitivement et le volume modifié par le transborde-ment. Ce calcul est fait d’ailleurs dans l’hypothèse queles dimensions de toutes les écluses sont égales; dansle cas contraire, E devrait représenter pour chaquebranche le volume du plus grand sas. Il y a doncintérêt pour l’économie d'eau à ce que tontes les éclusesaient autant que possible des chutes égales.

Sur quelques canaux on a placé des écluses conti-guës, dites accolées ; cette disposition exige une grandedépense d’eau pour les bateaux remontants. En se ren-dant compte de leur jeu, on voit en effet que si n re-présente le nombre des écluses accolées, un bateau quiremonte dépense EX n -f-V; celui qui descend uedépense d’ailleurs que E —-Y. On fera donc bien, tantpour l’économie de l’eau que pour l'économie de tempsdans la marche des bateaux, d’éviter d'accoler lesécluses.

Quand deux bateaux se rencontrent ù une écluse,en commençant par faire monter celui d’aval et en fai-sant passer l’autre après, on peut ne perdre qu’uneéclusée pour ce double mouvement; mais ce cas se pré-sente rarement.

En résumé, quand on peut prévoir le mouvementde la navigation, on peut sc rendre compte avec assezde précision de la dépense d’eau qu’il occasionnera.

5° Remplissage du canal après les chômages. L’eaunécessaire pour remplir les biefs après leur mise à secserait facile à calculer, si le sol était imperméable ;mais il s’est ordinairement desséché, fendillé, et il ab-sorbe beaucoup plus que le volume nécessaire au rem-plissage, par suite des pertes dues ù l’imbibition et auxinfiltrations.

Procédés d'alimentation. Les ressources destinées àfaire face à toutes ces dépenses doivent etre aménagéesau point de partage : elles consistent dans les ruis-seaux et les sources qui prennent naissance au-dessusdu niveau du bief. Comme d’ordinaire ces cours d’eauà pentes rapides ne viennent pas converger sur le pointqu’on a choisi, on est obligé d’aller les chercher aumoyen de rigoles qui dérivent tout ou partie de leurproduit.