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A-F.
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CANAL.

CANAI .

Rigoles. La pente île ces rigoles doit être telle que• a vitesse de l’eau soit au moins de 0 m ,'20 ou Ü'",36 parseconde, pour que les herbes et autres obstacles n’ar-rêtent pas son écoulement. On a intérêt à diminuerleur longueur .même au prix de dépenses plus grandes,pour atténuer les pertes dues à l’évaporation et aux in-filtrations, ainsi que les chances d'ensablements pro-venant des terres entraînées par les orages sur les lianesdes cot’eaux généralement abrupts où elles sont assises;quelquefois même on s’est vu obligé de les recouvrird’une voûte.

Nécessité des réservoirs. Malheureusement les pro-duits des sources et des ruisseaux sout loin d’être con-stants. Ainsi , dans certaines aimées , le débit desgrandes caijx a été trouvé :

Au canal du Centre, huit fois plus fort que celui desbasses eaux;

Au canal de Bourgogne , trente fois ;

Au canal du Berry, cinq fois.

Et l'étiage coïncide d’ordinaire avec l’été, périodeoù la navigation est la plus importante, et où les dé-penses des biefs sont les plus grandes. Il faut doncmettre en réserve les eaux surabondantes d’hiver, pourles ajouter aux eaux insuflisantes d’été, et par consé-quent si le bief,de partage n’est pas assez vaste poursc servir à lui-même de réservoir, il faut en faire.

Réservoir. Un réservoir s’obtient en barrant une val-lée au moyen d’une digue en terre ou en maçonnerie,traversée par un ou plusieurs aqueducs qui conduisentà volonté* les eaux dans une rigole communiquant aubief de partage. Ces digues retiennent toutes les crueset les produits des pluies qui arrivent dans la vallée,et forment un vaste étang d’où l'on est libre de tirerles eaux dont on a besoin, lorsque le service do la na-vigation l’exige.

Pour remplacement d’un réservoir, on choisit unvallon qui corresponde à un versant d’une grande éten-due et à un ruisseau et des sources assez abondantes,et qui ait en un point de sa surface une portion res-serrée où la digue puisse s’établir aux moindres frais.11 faut qu’en amont de la diguo le fond du vallon aitpeu de pente, que cet espace presque horizontal soitsuivi au contraire d’une pente plus forte, et que lesparois latérales se redressent le plus abruptes possible,afin que la capacité du réservoir soit assez considérablepar rapport à sa superficie.

Par l’observation des volumes annuels des pluies,par le jaugeage des sources et des ruisseaux, on peutse rendre compte de la quantité d’eau qu’il sera pos-sible d'amener au réservoir, et déterminer la hauteurqu’il faudra donner à la digue.

Dans certaines localités, on peut compter commeressource d’alimentation des biefs les puits artésiens,et même les machines à vapeur qui élèvent les eauxinférieures jusqu’au niveau du point de partage. LesAnglais et les Belges ont fait de ce dernier procédé unfréquent usage. Le choix entre ces divers moyens estune question de dépense.

Tracé des branches descendau tes. La direction généraledes branches est déterminée par des considérations sou-vent indépendantes des questions d'art, telles que l’o-bligation de desservir des centres commerciaux exis-tants, de déboucher à des points de la rivière déter-minés, etc., qui sont en dehors de notre cadre. Quandcette direction est arrêtée, le problème à résoudre con-siste à joindre les points de passage obligés par untracé qui réunisse à la fois l’économie de dépense d’é-tablissement et d’entretien, la plus grande facilité decirculation, les chances les plus probables d’alimen-tation.

On doit éviter les terrains de roches d’une difficile• extraction, et dont les fentes sont toujours des causesde perte d’eau, les terrains de gravier perméable, et,

pour les grandes tranchées, ceux d'argile fluide ou deschistes boueux.

tomme d’ordinaire le sol vers "le pied des coteaux estformé de bonnes terres végétales, c’est là qu’il faudrachercher à s’établir, en se tenant toutefois en dehorsde la zone d’inondation des cours d’eau parallèles, eten s’élevant assez pour donner une facile issue sous lecanal aux ruisseaux provenant des vallées latérales, etpour établir les écluses sans faire des fouilles trop pro-fondes à leurs abords.

Les écluses devront être ménagées de façon que leurschutes soient à peu près égales, et que les biefs qui lesséparent ne soient pas trop courts; car, dans ce derniercas, leur niveau baisserait considérablement, par suitedu passage d’un petit nombre de bateaux, et il faudraitle rétablir à chaque instant en empruntant de l'eauaux biefs supérieurs.

L’axe en plan ne doit pas présenter de coudes brus-ques, et les courbes doivent être d’un rayon propor-tionné à la longueur des bateaux destinés à fréquenterle canal, afin que ceux-ci puissent y tourner sans seheurter aux berges ; il doit offrir aux abords des éclusesdes alignements droits qui aient au moins une largeurde 150 mètres de part et d’autre.

Enfin, on cherchera à le disposer de manière que lecube des déblais égale, autant que possible, celui desremblais.

Ces observations sur le tracé s’appliquent aussi bienh un canal latéral qu’aux branches d‘un canal à pointde partage.

OUVRAGES I)’aRT DES CANAUX.

Ecluses . Une écluse peut être considérée comme com-posée de trois parties : 1° la tête d’amont; *2° le sas;3° la tête d’aval (voir les fig. 1, 2 et 3).,

1° La tête d’amont comprend : les musoirs a avecmurs en retour 6, les rainures des poutrelles <•, les char-donnets d, les enclaves des portes f, la chambre desportes /■/■, le buse g, le garde radier s, et souvent le murde chute v ;

2° Le sas se compose des bajoyers h et du ra-dier U ;

3° La tête d’aval comprend lesépaulcmentsde fuite o,les rainures des poutrelles w, les chardonnets p , les en-claves r, la chambre des portes d’aval rr, le buse g, etl’arrière-radier t.

Les musoirs n’ont besoin d’être séparés que de ladistance nécessaire pour laisser passer les bateaux avecun peu de jeu, environ 10 centimètres de chaque côté;ainsi, pour les bateaux de 5 mètres, de 7 mètres, etc.,l’intervalle sera 5"‘,20, 7 m ,20, etc. La largeur du sasest généralement la même; cependant on lui a donnéquelquefois une capacité suffisante pour contenir enmême temps plusieurs bateaux, et dans ce cas, au lieude le limiter latéralement par des murs verticaux, onl’a compris entre deux berges, taillées à 45 degréset revêtues de perrés. Cette disposition a l’inconvénientde perdre, pour un bateau seul, beaucoup plus d'eau etde temps que pour plusieurs; on ne l’adopte donc quepour des circonstances exceptionnelles. Quant à la lon-gueur du sas, elle est établie d’après la dimension desbateaux qui doivent fréquenter le canal.

On termine d’ordinaire le parement intérieur desbajoyers suivant une ligne verticale ; cependant lesAnglais adoptent souvent la ligne courbe. Le pare-ment du côté des terres peut s’élever avec des retraites,avec des talus, verticalement, ou même en surplombsur les terres; parfois ou le consolide avec des contre-forts. '

On doit calculer son épaisseur en le regardant commedestiné, lorsque le sas est vide, à supporter la pressiondes terres extérieures, celles-ci étant supposées dé-layées. Généralement cette épaisseur est 0"',40 de lu

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