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hauteur; on a fait varier ce-pendant ce rapport, dans plu-sieurs exemples, de 0 m ,30 à0 m ,50.
Cette épaisseur doit êtreau moins la même le long del’enclave des portes et desmusoirs d’amont et d’aval.
La fermeture à chaque tête so compose de deux ven-taux susceptibles de tourner chacun autour d’un axevertical placé le long du chardonnet. Lorsque la porteest fermée, les deux ventaux s’arc-boutent l’un contrel'autre; ils sont appuyés à la partie inférieure contrele buse, portion du radier en saillie sur le reste de 0'",25à 0 m ,30, et limitée par une ligue brisée formant, avecla ligue menée d’un chardonnet à l'autre, un triangledont la hauteur varie entre le 4/7° et le 1/5 e de la lar-geur de l’écluse.
Lorsque la porte est ouverte, chaque ventail vient seloger dans l’enclave, qui est refouillée à cet effet d’unequantité égale à l’épaisseur de la porte, plus un jeu de10 centimètres.
Lorsqu’il y a un mur de chute, le dessus du bused’amont est au niveau du fond du bief supérieur, et le fdessus du buse d’aval est au niveau du fond du biefinférieur; le mur est destiné à racheter cette différence ;de hauteur. On le tenuine par une face cylindrique ducôté du sas. ,
Lorsqu’on n’exécute pas de mur de chute, le dessusdes deux buses est au niveau du fond du bief infé-rieur, et la différence de hauteur est rachetée par unepente établie dans le plafond du bief supérieur jusqu’augarde-radier de la chambre des portes d’amont. Lesdeux portes doivent avoir alors la même hauteur pourl’amont et pour l’aval.
Chaque disposition a scs avantages et scs inconvé-nients.
Les rainures ouvertes dans les musoirs, larges de20 à 40 centimètres en amont et en aval, sont destinéesà recevoirdcs poutrelles pour former batardeau lorsqu’onveut faire des réparations à sec dans l’intérieur del’écluse. j
.L’épaisseur du radier doit être calculée de manière àfaire équilibre aux sous-pressions dues aux sourcesadjacentes, ou à la différence de hauteur de l'eau dansles deux biefs.
On exécute ordinairement en maçonnerie de pierresde taille les têtes, les musoirs, le couronnement, lesenclaves, les cûardounets, les buses, une portion du ra-dier au pied du mur de chute, les arrière-radiers et
les garde-radiers. Tous les autres parements peuventêtre faits en moellons ou en briques.
Les buses doivent être en pierres dures et appareillésen voûte. D’ordinaire on entaille leur arête pour y lo-ger des pièces de bois de 0‘",20 à 0 m ,2;> d’équarrissage,qu’on nomme heurtoirs, et contre lesquelles les portess’appuient. On appareille aussi en claveaux’les deuxchaînes de pierres de taille qui forment tête de radieren amont et en aval.
Pot tes d'écluse. On exécute les portes des écluses :4° en bois, avec des ferrures pour les consolider ; 2° enfonte, fer et tôle ; .3" en fonte, bois, fer et tôle; 4 U enfonte.
Le cadre de chaque ventail d’une porte en bois secompose de deux poteaux verticaux nommés, l’un po-teau tourillon, l’autre poteau busqué, réunis par deuxj entre-toises horizontales. Le poteau tourillon est ar-j rondi suivant la même courbure que le chardonnet surlequel il s’appuie ; le poteau busqué est taillé en biseausur la face extrême, afin que les deux ventaux s'ap-puient ou busquent l’un contre l’autre suivant cette: même face.
Le tourillon porte du bas sur une crapaudine et est! maintenu du haut par un collier scellé solidement dansle bnjoyer.
Les vides laissés par cette charpente sont recouvertspar des madriers cloués sur la face d’amont. L’cntre-, toise inférieure et l’about du poteau busqué ne descen-dent pas jusqu’au radier de la chambre des portes; ilsen sont éloignés de un 0"*,06, afin que pour un
léger abaissement du ventail il n’y ait pas de frotte-ment contre la surface de ce radier. L’entrc-toise su-périeure est quelquefois posée à la hauteur du couron-nement du radier; d’autres fois elle s'élève à environ0 m ,80 an-dessus de ce couronnement et se prolonge parun balancier, chargé à son extrémité de manière àfairccontre-poids au ventail.
L’espacement des entre-toises intermédiaires et leuréquarrissage se calculent en tenant compte de la pres-sion variable que doit subir la porte à différentes hau-teurs.
j Le jeu des assemblages de cette charpente tend à fairebaisser le poteau basqué ; pour s’opposer à ce mouve-ment, on relie, les poteaux et les entre-toises par unepièce inclinée, nommée bracon, qui part du pied dupoteau tourillon, embrasse les entre-toises intermédiaireset s’assemble dans la face inférieure de l’entre-toise su-périeure, près de son point de jonction avec le poteaubusqué.
On peut suppléer à l’emploi de cette pièce, eu ajouter