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CANAL.

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h son action, au moyen d’une écharpe eu fer, fixée d'unbout en liant du poteau tourillon, et de l'autre au pieddu poteau busqué; cette écharpe cstgarnicd’unemouMeà coins qui permettrait de relever la porte si elle a\aitbaissé.

Los assemblages des poteaux avec les entre-toises,qui se fout par tenons et mortaises, sont consolidés pardes étriers ou des équerres en fer.

On a fait au canal du Nivernais des portes d’éclusesdont le poteau tourillon est en fonte creuse avec une«une en bois à l’intérieur; le poteau busqué est forméd’uue bande de fer encastrée dans un poteau en bois;enfin les entre-toises sont en fonte, et le revêtemÔntest formé de feuilles de tôle reliées entre elles par desrivets.

On a exécuté à l’écluse de Marly des portes dontchaque ventail a 7 mètres de hauteur et G m ,9t de lar-geur. Leur charpente se compose d’un poteau tourillonen fonte, d’un poteau busqué en bois renforcé par dela tôle, et de huit entre-toises en bois et fer, égalementespacées.

Chaque entre-toise est formée d’une pièce de bois de0‘", 18 d’épaisseur, doi.t les faces, inférieure et supé-rieure, sont recouvertes d’une lame de tôle, renduesolidaire avec le bois au moyen d’un grand nombre deboulons à écrous.

Cette carcasse est revêtue de feuilles de tôle de 0 n ',00od’épaisseur.

On a fait au canal Saint-Denis des portes totalementen fonte ; mais ce système présente beaucoup de dan-gers, parce que la fonte éclate facilement sous deschocs violents, comme ceux auxquels sont exposés lesventaux do la part des bateaux qui se meuvent dans lesécluses.

Les portes se manœuvrent par différents procédés,soit au moyen des balanciers formant le prolongementde l’entrc-toise supérieure, soit par des cordages et desbielles attachés à la partie supérieure du poteau bus-qué et mus par des cabestans, soit par des crémaillèresou des arcs en fonte dentés, attachés à l’entre-toiscsupérieure, et mus par un pignon à axe vertical établisur la tablette du bajoyer.

Introduction de Veau dans les sas. Pour faire entrerl’eau dans les sas et pourl’-en faire sortir, sans ouvrirles portes, ou se sert d’aqueducs ou tambours pratiquésdans l'épaisseur des bajoyers, et qui communiquent dusas dans le bief d’amont ou d’aval. Ces aqueducs dé-bouchent ordinairement dans la face d’un bajoyer;l’eau qui en sort frappe les bateaux latéralement et lespousse contre le bajoyer opposé. Pour éviter cet incon-vénient, on a cherché à faire arriver l’eau de bas enhaut, en donnant aux aqueducs la forme de syphons ;mais les syphons exigent des appareils compliqués,obligent à descendre plus bas la fondation du mur dechute, et il est presque impossible de les réparer sansdémolir celui-ci.

Les orifices des aqueducs et syphons sont fermés pardes vannes, qu’en hausse et qu’on baisse lorsqu’on veutouvrir ou intercepter la communication.

On remplace aujourd’hui ces appareils par des ven-tclles placées à la partie inférieure des portes. A ceteffet, on ménage, dans le ventail, une ouverture ferméepar une vanne, que l’on élève ou abaisse au moyend’une tige qui s’élève au-dessus de la porte et qui estsaisie par un engrenage on un levier. Les meilleuresvannes sont celles en fonte, glissant sur des coulisseauxen fer.

Prise d'eau Un canal latéral prend ordinairement sasource dans la rivière qu’il côtoie, soit par une commu-nication directe, soit par une dérivation faite de la ri-vière, à lin point situé en amont.

La prise d’eau exige des études approfondies, pourdonner toutes les facilités désirables dans la manœuvre

<fes bateaux, pour que la sortie en rivière ou l'entréeen canal soient également commodes à toutes les hau-teurs d’eau navigables, pour avoir toujours à l’entréeune profondeur suffisante. Une prise d’eau doit êtreinsubmersible dans les crues, afin d’éviter les dégrada-tions que causeraient l'épanchement des grandes eauxet les envasements de la .dérivation par le dépôt destroubles. A cet effet on ferme d'ordinaire l’entrée ducanal par des portes île garde, qui se relient à deuxlevées longitudinales, dont la crête est supérieure auniveau des inondations.

Entrée en rivière ou en mer. Un canal, à la fin de sonparcours, rentre en rivière ou débouche séparémentdans des eaux où celle-ci aboutit, tels que mers oulacs. Dans chacun de ces cas, il faut le diriger de l’a-mont sur l’aval, pour faciliter les mouvements d’entréeet de sortie des bateaux et éviter les atterrissements ;il faut se réserver les moyens de faire des..chasses pournettoyer l’cmbouchurc ; enfin il faut tracer le dernierbief assez long et assez large, pour qu’un grand nombrede bateaux puissent s’y garer et y stationner sans nuireà la circulation journalière.

Si l’on a lieu de craindre que les crues de la rivièreouïes mouvementsde la macée ne s'élèvent beaucoup au-dessus du niveau permanent des eaux dans le dernierbief, il est souveut avantageux de le rendre insubmer-sible par des portes spéciales de flot, opposées à l’ac-tion momentanée des crues ou à l’action périodique dela mer.

Introduction des eaux d’alimentation. Dans le parcoursd'un canal, surtout s’il est d'une grande étendue,l’eau introduite par la dérivation ou le bief de partageserait tout à fait insulfisante pour maintenir constam-ment le niveau do tous les biefs à la meme hauteur, etrestituer les pertes provenant de l’évaporation, des in-filtrations, des éclusées, etc.; aussi doit-on toujoursse réserver des moyens d’échelonner, sur différentspoints du parcours, des prises d’eau accessoires.

Il serait évidemment impossible de les demander àla rivière, dont le niveau est constamment plus basquecelui du canal : on les obtient par des dérivationsfaites dans les cours d’eau secondaires, qui viennent sejeter dans cette rivière le plus souvent avec de fortespentes, ou bien par des rigoles, communiquant avecdes réservoirs établis dans des vallées latérales.

L’eau provenant des rigoles alimentaires est intro-duite dans le canal par un aqueduc de prise d’eau quipasse sons la digue, et dont le radier est au niveau duplafond du bief. On ménage, dans les culées de l’aque-duc, des coulisses pour recevoir une vanne, qu’on peutfermer pour arrêter l’introduction de l’eau, lorsque l’a-limentation ordinaire est suffisante et à l’époque descrues de l’affluent, afin que le canal ne soit pas sub-mergé ou même envahi par des eaux troubles.

Cette vanne a encore un autre but, c’est de permettrede réparer la rigole, tout en maintenant dans le canalles eaux à la hauteur voulue ; on peut, en effet, unefois la vanne fermée, vider la rigole au moyen d'undéversoir de fond ménagé en un point de son parcours,et qui, dans les circonstances ordinaires, se trouve clospar une ventelle glissant entre deux coulisseaux.

Déversoirs de fond et de superficie. Comme dans unbief il peut arriver assez d’eau pour élever son niveauau-dessus du niveau normal, on établit à travers les di-gues des déversoirs de superficie, par lesquels le trop-plein s’épanche à l’extérieur, et, pour pourvoir au casoù il est indispensable de vider un bief, soit dans lebut défaire des réparations aux ouvrages, soit afin desauver un bateau échoué, on place duus l’étendue dubief un ou plusieurs déversoirs de fond fermés par desvannes.

Un même ouvrage peut d’ailleurs remplir les douxbuts. Un aqueduc traverse la digue et a son radier au