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A-F.
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TAXAT..

CANAL.

L’inclinaison à donuor aux talus jles digues dépendnécessairement de la nature des terres employées à jlcurcxécution; elle a varié dans les divers cas de 1 I /4 à ;3 de base pour I de hauteur; quelques ingénieurs ont Idonné plus de base aux talus intérieurs qu’aux talusextérieurs; d’autres ont fait le contraire. Les pare- jments des remblais tendant toujours à prendre un :protil concave, plus raide vers le haut et plus doux 'vers le bas, on a proposé de donner de suite aux talus |extérieurs une forme analogue, en composant le protilcomme il suit : la partie supérieure aurait I 1/2 debase pour 1 de hauteur; puis on disposerait une ban-quette horizontale, suivie d’un second talus à 2 de base,en tin uue deuxième banquette suivie d’un talus à 3 debase. Cette disposition serait surtout applicable auxremblais en terres argileuses glissantes, d’une hauteurassez considérable.

L’établissement de ces remblais exige des soins mi-nutieux; on doit chercher à les former avec dés terresgrasses, à la fois argileuses et sablonneuses. Quand onne peut pas disposer d’une quantité suflisantc de celles-ci pour en faire le corps du remblai, on se borne à éta-blir, dans le milieu du massif, un noyau argilo-sablon-neux, qu’on enracine profondément dans le terrainnaturel du fond et des côtés du vallon.

Les terres doivent être damées, par couches de 8à 10 centimètres au plus, avec des battes dont la sur-face soit entaillée en creux, de manière à laisser desreliefs qui unissent la couche actuelle avec la suivante;il est. bon aussi avant de travailler une couche de l’ar-roser avec du lait de chaux, qui donne au remblai unegrande consistance; enfin le travail doit être mené assezlentement pour ne pas donner lieu à des tassements parmasses, propres à déterminer des fissures qui ne se fer-ment jamais complètement.

Le parement intérieur doit être revêtu d’un perréposé par assises réglées ou à joints incertains ou mêmed’un simple enrochement, destinés à préserver la sur-face mouillée des corrosions, dues aux vagues et auxdivers mouvements de l’eau, quand elle hausse ou baissedans le réservoir. Cependant des expériences récenteset des accidents consécutifs, survenus à des digues ducanal du Centre qu’on avait successivement surélevées,ont démontré que ces revêtements étaient insuffisantspour des profondeurs d’eau considérables; on a essavéde revêtir ce talus avec de petits murs à gradins et in-dépendants les uns des autres.

Voici le profil qui a parfaitement réussi à M. l’in-génieur Vallée dans la réparation de la digue del’étang Berthaud, rompue en 1829. A mesure que l’onrelevait la digue, on construisait les ouvrages défensifsdes talus d’amont. Les ouvrages consistent en nne suitede petits murs à gradins, espacés de 1'",32 les uns desautres, construits en bonne maçonnerie hydrauliqueavec des moellons posés par assises horizontales. Lesmurs échelonnés, suivant l’inclinaison des talus, sontreliés entre eux, du sommet de l’im au pied de l’autre,par des bermes présentant une pente de 0"',40 sur1 "’,7 2de longueur et recouvertes de maçonnerie de bétonsur 10 à 12 centimètres d’épaisseur. Le sommet desmurs est exécuté en moellons posés de champ.

Digues mixtes. Les principaux exemples de digues jde cette nature se trouvent au bassin de Saint-Ferréol, 1où la charge d’eau est de 31"',33 et à celui de Cous<>noù la charge est de 30 mètres.

Le premier se compose d’une digue en terre, do .140 mètres de largeur a la base, soutenue et consolidée jpar deux murs extrêmes. Un troisième mur est cou- jstruit à peu près au milieu de la digne. Les terresdont les talus sont très doux arrivent à l’aval au niveaudu sommet du mur central, et à l’amont, seulement à9 n, ,40 en contre-bas de ce même niveau, de sorte qtfe, jlorsque les eaux sont basses dans le bassin, la partie

supérieure de ce mur, sur mie hauteur d’un peu plus do9 mètres, supporte sans contre-poids le massif de terrequi est derrière lui.

L’épaisseur des murs extrêmes doit s'établir suivantles mêmes règles que les épaisseurs des murs de soutènement, en faisant entrer toutefois, pour le murd’amont, cette considération que les terres qu'il a àsupporter, après la vidange du bassin, sont complète-ment imbibés d’eau. Quant au mur central, son épais-seur doit être calculée sur la surcharge qu'il reçoit dumassif d'aval, cette épaisseur devant être bien suffi-sante pour assurer l’imperméabilité, seule fonctionsérieuse qu’il paraisse destiné à remplir.

La digue de Couson est établie sur le même modèle,sauf quelques variantes dans les dimensions.

Ce système paraît devoir être le moins économiquede tous, car l’ensemble des maçonneries qu’il exigereprésente un cube, au moins égal à celui qui seraitnécessaire, pour faire uu mur unique; les remblaissont donc une dépense en excédant; aussi la-t-onabandonné et ne le retrouve-t-on plus que dans les bar-rages des anciens réservoirs.

Digues en maçonnerie. Celles-ci consistent soit dansun simple mur, dont les parements sont en ligne droiteou profilés par retraites successives, soit dans un mursoutenu par des contre-forts, aussi en maçonnerie. Ondoit se proposer dans sa construction : 1° De bien en-raciner les fondations et les flancs dans le sol, de ma-nière qu’aucune filtration ne puisse s’établir en dessousou a côté; 2° de lui donner une épaisseur qui suffise*pour résister à la poussée du liquide ; 3° de rendre lamaçonnerie parfaitement pleine et imperméable.

La première condition exige que le terrain sur lequelon fonde et celui des deux coteaux soient fermes etcompactes; pour s’opposer aux infiltrations sous lesmurs, on dispose, sous l’amont et l’aval des fondations,des enracinements en maçonnerie ou en béton, do1 mètre à ■I ,,i ,üO de profondeur, sur une largeur quipeut aller jusqu’à 3 mètres, et qui régnent tout le long dumur. L’étude attentive du terrain est d’une très grandeimportance pour le succès, car on a vu des terrainsqu’il fallait entamer au pic et à la mine, pour creuserces fondations, devenir perméables sous une grandepression d’eau.

Pour trouver l’épaisseur, supposée égale sur toute lahauteur du mur, qui peut faire équilibre à la pousséedes eaux du réservoir, M. Navier donne deux formulesthéoriques :

L’une Er: 0,59 b

SA

densité de l’eau

densité de la maçonneriela résistance au renversement;

pour

h densité de l'eau

L antre L = — X 1 - . . , . -- pour la

zb Ueusiieuela maçonnerie

résistance au glissement.

h étant la hauteur totale depuis la base des fonda-tions ; F étant le rapport du frottement à la pressioneu égard à la résistance du terrain en aval des fonda-tions.

Dans les cas les plus défavorables, ces formules de-viennent :

E =0,41 X /tE’ = 0,30 X ù.

Il ne faut cependant les considérer que comme desminima, au-dessous desquels on ne doit pas descendredans la pratique, car, au réservoir de Grosbois (canalde Bourgogne), où l’épaisseur est égale à 1,05 del’épaisseur théorique, nécessaire pour résister à lapoussée, des lézardes se sont prononcées avant que leseaux fussent arrivées à leur hauteur définitive.

Le mur du réservoir de Bosméléac (canal de Nantesà Brest) dont les parements sont, l’un incliné, l’autre