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vertical, supporte une charge de H n, ,30 avec uneépaisseur moyenne d’environ 7 n, ,00. On peut le regar-der comme présentant un cube minimum de maçon-nerie.
Le mur du réservoir de Yioreau, dont les deux pa-rois sont verticales, supporte une charge de 10 mè-tres d’eau avec une épaisseur de S mètres; il y aévidemment trop de maçonnerie. On se tiendra dansde bonnes limites, en cherchant l’épaisseur donnée parles formules précédentes, dans lesquelles on aurasubstitué les valeurs, qui se rapportent au cas que l’onconsidère, et en doublant la dimension ainsi déter-minée,
La longueur du mur est aussi une considération,qui peut modifier les conditions d'établissement d’unréservoir. Les maçonneries jouissent d’une certaineélasticité, qui, pour être très faible sur un mètre li-néaire, n’en devient pas moins sensible sur une grandelongueur*, elles peuvent donc subir, sous la charge, uneüexion à laquelle ou a essayé de s’opposer, en éta-blissant, de distance en distance, des contre-forts assezpuissants pour qu’on puisse les considérer commeaussi fixes que les enracinements dans les coteaux. Lemur total est ainsi divisé théoriquement en une série«le murs partiels, d’une étendue bien moindre, et surlesquels par conséquent la tendance à la flexion setrouve diminuée dans une énorme proportion. Cettethéorie de la flexion n’est pas admise par tous les in-génieurs.
Pour que les maçonneries soient bien étauches, ilfaut éviter tous tassements inégaux, et par conséquentn’employer que des matériaux de dimensions et denatures homogènes, n’accepter que des mortiers émi-nemment hydrauliques, et apporter à l’exécution dutravail les soins los plus minutieux dans les moindresdétails; parfois on a interposé, dans les massifs, descloisons imperméables; ainsi au réservoir de Vio-reau, une tranche de béton, de 2 mètres dVpai-scur,sépare le corps du barrage en deux parties égales ; lemur du milieu du réservoir de Couson a reçu inté-rieurement un corroi de terre glaise, de \ mètre d’é-paisseur. Du reste on n’a pas encore rencontré de murabsolument imperméable sous une pression d’eauconsidérable, surtout dans les premiers temps où leréservoir se remplit ; toujours il se forme quelquessuintements plus ou moins énergiques qui parfoispersistent, parfois finissent par disparaître avec letemps.
Choix du système de digue. Lorsqu’il s’agit de choisir,dans un cas particulier, le système de digue à employer,on doit sc déterminer par les considérations sui-vait tes :
1" Les fondations des murs exigeant des terrainsd’une grande résistance, tandis que les digues enterre, qui ont un empâtement considérable, peuventêtre assises sur presque tous les terrains, il faudrapréférer celles-ci, lorsque des sondages auront fait re-connaître un sous-sol d’une faible résistance.
2° Les conditions d’imperméabilité, de bonnes sou-dures avec le terrain naturel dans le fond et sur lescôtés du vallon, de résistance à l’action du temps etdes dégradations latentes, paraissent être en faveur desdigues en bonnes terres.
3° Pour supporter une grande profondeur d’eau,pour résister à l'action des vagues et des variationsfréquentes de niveau du réservoir, aux chances dedéiersement par-dessus la crête, les murs ont in-contestablement l’avantage.
Enfin dans tous les cas où les considérations pré-cédentes laisseraient le constructeur en suspens, il sodéciderait par la comparaison de la dépense, dont leséléments sont évidemment variables avec les disposi-tions spéciales à chaque localité.
Prise d'eau des Réservoirs. On tire l’eau des réseivoirspar le moyen d’aqueducs fermés par des vannes, oupar des tuyaux de conduite formés par des robinets.L’aqueduc est unique et par conséquent placé à bipartieinférieure de la digue, ou bien on en établit plusieursà divers étages; cette dernière dispo-ition a pouravantage de rendre la manœuvre des vannes bien plusfacile; eu effet, dans le premier cas, la vanne uniquedoit être munœ.uvréc sous la charge totale due à lahauteur de l'eau du réservoir; dans le second cas aucontraire, comme on n’ouvre la seconde vanne quelor-que l'eau est descendue au niveau de la première,cette seconde vanne n’a plus à supporter qu'unecharge, correspondant à la différence de hauteur desdeux orifices, et ainsi des autres
L’eau, à l’issue de ces aqueducs, est reçue, soit dansdes tranchées tracées à différentes hauteurs sur lesflancs des coteaux et communiquant avec la rigoleprincipale, comme au bassin de Lampy, soit dansun puits unique pratiqué dans le massif du barrageet débouchant dans la rigole, comme aux réservoirs deGrosbois et de Chazilly.
Un aqueduc doit pouvoir être visité et réparé;aussi lui donne-t-on au moins l) m ,80 de largeur et1 m ,30 de hauteur dans tout son parcours, sauf à l’n-plomb de la crête intérieure de la digue, où l’ouvertureest rétrécie de manière à ne laisser à l'eau qu'un pas-sage rectangulaire de 0 n: ,4ü à Ü‘ n ,o0 de côté. G'estcontre les bords de cet orifice que glisse la \annc, dontla tige traverse un puits vertical en maçonnerie élevéjusqu’au sommet de la digue, d’où on manœuvre cette\anre, soit avec un levier, soit avec une \is.
Quand un aqueduc traverse une digue en terre, ilfaut le fonder solidement, et pour rompre les filtra-tions entre les terres et la maçonnerie, l’entourer entous sens, do 10 en K) mètres au moins, d’espèces decontre-forts en saillie, qui brisent les lignes droitesqu’offriraient les parements dans le sens de la lon-gueur. #
Au réservoir de Saint-Féréol, on a ajouté auxaqueducs trois tuyaux scellés dans le mur du mi-lieu, qui sont garnis en amont d’une grille, et terminésen aval par des robinets de 0 fn ,-0 de diamètre. Cesrobinets, quand ils sont ouverts, ont, par suite de lapression de l’eau qui leur arrive, une grande ten-dance à se soulever, et on les maintient par une visde pression, qui pèse sur leur tête.
Cette disposition a été imitée au réservoir de Cou-son.
Déversoirs. Pour débiter le trop plein des eauxprovenant des cours d’eau qui alimentent le réservoir,ou des orages et des foutes de neige, on ménage undéversoir de superficie, que des conditions d’économieet de solidité font toujours accoler au fleu\e de la val-lée; il débouche dans une rigole qui communique avecle thalweg, ou quelquefois, comme à l’étang de Torey,il forme une série de cascades, propres à rompre lavitesse des eaux avant leur arrivée dans le fond duvallon ; on a soin de recevoir chaque chute dans uneespèce de bassin ayant au moins 1 mètre de profon-deur, afin que l’eau qui y ost contenue forme un ma-telas qui préserve le radier contre les effets de lalame qui tombe verticalement d’une assez grande hau-teur.
Comme les ruisseaux, qui débouchent dans l’étang,charrient à l’époque des crues, il est bon, pour éviterles dépôts dans le bassin, d’établir des dérivations quipermettent de conduire directement ces ruisseaux, lorsde leurs troubles, au déversoir de superficie sans qu’ilstraversent l'étang.
Enfin, une bonde de fond est indispensable pourvider entièrement le réservoir, lorsqu’on veut le curerou faire quelques réparations au pied des digues.