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CANAL

CANAL.

CAPACITES D1-. QUELQUES RESERVOIRS .

| ' CANAL

RÉSERVOIRS

i

NATURE

de la digue.

HAUTEUR

d’eau

maximum.

1

CAPACITÉS

I)u Midi.

De Saint-Féréol.

Terre et murs.

31.35

6,37.1,000 e '

—

De Lampv.

Mur.

4 o,65

1,672,000

De Givors .

De Couson.

Terre et murs.

31),OU

2,000,100

De Bourgogne .

De Grosbois.

Mur.

21,00

8,580,000

_ ....

Do Chazillv.

Mur.

22,00

5,327,000

_

De Cerccv.

Terre .

■t 2,00

3,740,000

De Nantes à Brest . . . .

De Vioreau.

Mur.

10,00

7,497,000

D’Jlle et Rance.

Du Boulet.

Terre .

G,70

6,000,000

Du Centre.

De Torcy .

Terreet revêt, maçonnés

11,00

2,380,000

De Briare.

De la Grande-Rue.. . .

Terre .

8,10

5,400,000

Souterrains. Toutes les fois qu’on aurait à ouvrirdes tranchées trop considérables» surtout dans des ter-rains où les talus se tiendraient difficilement» on lesremplace par des souterrains. On ne peut pas assignerà pn'orï la hauteur à laquelle on doit se limiter pourles tranchées; cependant on est dans l’usage d’étudierles frais d’un souterrain» lorsqu’elles devraient avoir de4 8 à 2ü mètres de profondeur; on se décide alors pourle procédé le plus économique.

Le halagc peut s’y faire de différentes manières,soit en établissant une ou deux banquettes latéralesde ■l , “ à I “',30 de largeur» sur lesquelles passent leshaleurs, soit au moyen d’une lisse en fer, établie lelong des murs, et sur laquelle les mariniers prennentleur point d’appui pour faire avancer les bateaux; il ya même des canaux où deux hommes, placés sur ledos dans le bateau, agissent avec leurs pieds contreles parois du souterrain.

Comme les dépenses et les difficultés d’exécution deces ouvrages croissent bien plus vite que les largeursde débouchés , on ne leur donne d’ordinaire que lalargeur suffisante pour le passage d’un bateau, en yajoutant un jeu de 1 m à 4'",30 pour permettre à l’eau«îéplacée de s’écouler; on peut, dans le meme but, aug-menter la profondeur, cc qui fait croître notablementla section du liquide, sans influer d’une manière im-portante sur la dépense d’établissement.

La coupe en travers d’un souterrain présente deuxpiédroits verticaux, ou légèrement courbés, surmontésd'une voûte en plein cintre, en ellipse ou en ogive;dans les mauvais terrains, les bases des piédroits setrouvent contrebuttées l’une contre l’autre par unevoûte renversée d.’une faible flèche, formant le fond dela cuvette. Les banquettes de halage sont établies lelong des piédroits, elles sont en maçonnerie pleine, ousupportées sur des arcades évidées en dessous, ou sou-tenues en encorbellement.

L’épaisseur à donner à la voûte d’un souterrain varieavec la portée de cette voûte et la nature du sol qu’elleest appelée à soutenir; plusieurs roches, par exemple,ne font que s’altérer à la surface par le contact de l’airet les alternatives d'humidité et de sécheresse; il suffit,pour prévenir les accidents, de les revêtir d’un pare-ment en maçonnerie de O'ViO à 0 m ,30 d’épaisseur auplus. Si on a à supporter des marnes, des argiles, dessables, etc., l’épaisseur à la clef peut aller jusqu’à 0"‘,7l)pour les petites sections et 4 mètre pour les grandes.

L’exécution des souterrains présente toujours desérieuses difficultés, qu’on ne peut résoudre qu’à prixd’argent ; leur prix de revient n’est guère moindre que4,000 fr., et s’élève parfois à 3,300 fr. le mètre cou-rant, pour des largeurs de 8 à 10 mètres.

Renseignements historiques et statistiques. Les Egyp-tiens sont les premiers qui aient établi des canauxcomme voies de communication, et encore la plupartde ces travaux avaient surtout pour but d’employer lasurabondance des eaux du Nil à l’irrigation des terresdesséchées par le soleil brûlant de l’Egypte . Los plusimportants de ces canaux étaient le grand canal quiréunissait au Nil Alexandrie et le lac Maréotis, et lecanal de l'isthme de Suez. Ces grands travaux, fauted’entretien, ne permettaient plus la circulation desbarques de pêcheurs à la {in du siècle dernier, lorsqu’àl’époque de l’expédition de l’Egypte les ingénieursfrançais rétablirent le canal d’Alexandrie .

Dans l’antiquité nous voyons Alexandre le Grandprojeter l’ouverture de l'isthme de Corinthe. Rome creuse le canal des marais pontins et exécute les émis-saires pour assurer le niveau de plusieurs lacs en Ita-lie ; un des émissaires exécuté avec le plus de céléritéfut celui qui devait abaisser le niveau du lac Albanoprès de Voies; un autre ouvrage analogue, mais bienplus important, fut exécuté sous le règne de Claude :il avait pour but d’opérer le dessèchement complet dulac Fucin . Trente mille hommes furent pendant dixans employés à ces travaux, et Claude, séduit par l’idéede faire dessécher complètement le lac à sa parole,causa la ruine des travaux qu’il avait fait exécuter :après une fête magnifique donnée sur le lac pourl’inauguration, les digues qui le séparaient de l’émis-saire turent ouvertes, et les eaux s’y précipitèrent avecune telle furie, qu’une partie des travaux furent ren-versés; ils n’ont jamais été repris. Sous les empereursbeaucoup de canaux sont ouverts auprès des bouchesdu Pô. Ils projettent d’établir un canal de la Saône àla Moselle, qui devait ainsi réunir la Méditerranée àl'Océan. Charlemagne fait commencer un canal quidoit réunir le Rhin au Danube ; il veut ainsi réunir lesextrémités de son vaste empire; mais il est forcé d’a-bandonner ce projet à cause des difficultés qu’il pré-sente.

Deux ingénieurs italiens imaginent les écluses à sasdans les premières années du xv e siècle. Bientôt cetteimportante innovation est appliquée dans les Etats doVenise, en Hollande, etc. Elle est importée en Franco par Léonard de Vinci au commencement du xvi*siècle. C’est seulement alors qu’on tire toute l’appli-cation possible de cette écluse et qu’on commence àcomprendre qu’outre la sécurité qu’elle offre aux ba-teaux elle permet la navigation avec une réductionconsidérable dans la dépensé d’eau. Bientôt surgissentdes projets de toutes parts; on veut réunir l’Océan à laMéditerranée; Adam de Craponne fait le projet d’uniondu Rhône à la Doive, et exécute un canal d’irrigation

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