CANAL.
CANEVAS.
mu* les principaux canaux administres par l'Etat ont
été en moyenne .
c«:nt.
Canal de Bourgogne. 3,009
Canal du Rhône au Rhin. 1,282
Canal latéral à la Loire. . . . 1,766
Canal du Nivernais . . . 1,950
Canal du Berry. 1,660
Canal d’Arles à Bouc.1,915
Canal de Nantes à Brest. 1,366
Ce qui donne, en moyenne générale, I e -, 816 partonne et par kilomètre; mais les résultats ne sont nul-lement rémunérateurs.
Ainsi la recette des dix canaux qui forment en-semble une ligne de navigation de 1,970 kilomètres,n’a produit dans la période de six années, compriseentre le 31 décembre 1844 et le 1 er janvier 1851, que25,297,327 fr. ; les frais d’administration et d’entre-tien ont été de 21,921,852 fr., l’excédant n’a donc étéque de 3,375,475 fr. pour six ans, ou 562,579 fr. paran, c’est seulement 1/5 p. 100 du capital de 270 mil-lions, qu’a coûté leur établissement. La spéculationserait donc mauvaise, si le mouvement commercial etla richesse produite dans le pays par les débouchésouverts ne venaient couvrir, pour l’Etat, au-delà desavances qu’il a faites. On estime, en effet, la circula-tion à plus de 100,000 tonnes par an, parcourant leréseau tout entier.
.
NOM DU CANAL.
COMMUNICATION
établie de
HASSINS
réunis ou parcourus
NOUCRE
d'êcloses.
FENTES
totales.
LARGEUR
des écluses.
totales.
8
m.
17,30
m.
5,20
o 1,500
2-i
64,35
5,20
58,200
123,38
5,20
93,567
Du Berrv 3 .
11 0
245,63
2,70
320J83
De Bourgogne 4 .. . . .
191
499,37
5,20
242,044
De Briare 6 .
laLoireaucanal de Loing
40
117,00
4,60
55,155
Du Centre 6 .
81
209,07
5,20
116,859
56
82,30
6,00
193,387
D’Ille et Rance 7 . .
48
104,52
4,71
84,797
Du Loing 8 .
21
39,44
5,00
44,539
'Latéral à la Loire. . .
de Briare.
42
107,03
5,20
197,049
14
26,90
5,20
63,510
De la Marne au Rhin 0 .
canal latéral de la Marne
180
471,04
5,20
315,013
T h au.
terranée.
99
252,00
5,80 ii6,00
240,983
Blavet, l’Aulne. . . .
235
548,94
4,70
367,241
111
240,39
5,20
174,616
28
71,60
4,70
73,305
Du Rhône au Rhin 14 . .
172
374,11
5,20
321,933
12
36,85
6,20
55,072
35
79,05
5,20
93,360
1 Lin point de partage. — 2 Idem. — 3 Jd. — 4 Id. — 5 Id. — {] Jd. — * Id. — 8 Id. — 51 Deux points ido partage. — ,0 ta point de partage. — 1 1 Trois points de partage. — 12 Un point de partage. — 13 Id. — “ Id. — ;10 Deux points de partage. I
Pour les canaux à point de partage, la pente totale se compose de la somme des pentes ascendantes et descendantes. |
Dioglin.
CANEVAS. On appelle ainsi une sorte de grossetoile à jour, de chanvre, de lin ou de coton, dont lestils enlacés carrément reçoivent et dirigent le point dela broderie en tapisserie,
Pour obtenir le meilleur canevas possible, on em-ploie généralement des fils de coton blanchis et doublésen 3, 4 et 5 brins. On les encolle et apprête h la mainsur des moulins ou dévidoirs ordinaires , afin de leur don-ner le lustre et la fermeté. La méthode ordinaire d’ap -prêter les fils avant le tissage exige beaucoup de tempset une foule de soins minutieux, que les fabricants (lecanevas pourraient éviter sûrement en employant lesprocédés et machines à apprêter les gazes, organdis, etc.
Lorsque les carreaux du canevas sont irréguliers, cequi arrive toujours lorsque les duites sont mal frappées,les lils qui le constituent ne sont pas parallèles et uni-
formes; dans ce cas, les contours du dessin exécutéd’après un modèle donné sont altérés, et souvent lecanevas lui-meme n’est pas suffisamment garni ourempli par les points de tapisserie. On dit alors que latapisserie est mal piquée, pour dire que les points nesont pas uniformes et réguliers; toutefois l’artiste bro-deuse la plus habile ne saurait donner une belle appa-rence à une tapisserie faite sur un canevas irrégulier.
Depuis plusieurs années on fait usage d’un canevasparticulier, principalement pour la tapisserie au gros-point. Ce canevas, ditr-u/ieras Pénélope, est tissé commela toile ordinaire, avec cette différence qu’on fait leverà la fois deux fils de chaîne passés dans la meme d«mtdu peigne, et qu’on frappe et tasse deux tils de tramed'un seul coup de battant.
Un nouveau genre de canevas ou plutôt de tapisserie