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A-F.
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CANNELLE.

CAOUTCHOUC.

en partie exécutée se rencontre aujourd’hui dans lecommerce, nous voulons parler du canevas dit Jac-quart, qui porte le fond tissé et le dessin réservé, ouinversement.

A pplication. Le canevas Jacquart, exécuté suivant lesdeux modes spécifiés plus haut, remplace avec un grandavantage les canevas désunis pour l’exécution de latapisserie que les dames brodent à la main, et satisfaita leurs exigences, soit qu’elles désirent broder un des-sin, sans avoir l’embarras d’exécuter le fond qui sctrouve ainsi fait par avance, soit qu’elles veuillent unfond seulement et s’épargner les difficultés et le travaildu dessin, qui s’exécute plus économiquement par ceprocédé de tissage.

Enfin cette tapisserie, exécutée complètement surcanevas, présente dans son aspect optique quelque simi-litude avec les tissus pour tentures, mais elle la sur-passe par la multiplicité des couleurs que l’on peutemployer.

A notre tour, nous proposerions la fabrication d’un Icanevas pour la tapisserie, dite au point des Ucbelms,lequel serait fait avec deux fils de chaîne dans chaquedent du peigne, comme 1e- canevas Pénélope, et tissécomme la toile ordinaire, de manière cependant à for-mer des mailles ou vides plus allongés, dans le sens dela largeur de l’étoffe. rouget de lislf.

CANNE A SUCRE. Voyez sucre.

CANNELLE {angl. cimnunon, ail. zirmrit). On ap-pelle ainsi le liber du laurus cinnamomum , arbre ouicroît à Java, Sumatra , Ceylan et dans les îles Mo-luques, et qui atteint une hauteur de G à 7 mètres. Onl’obtient, en coupant les branches de l’arbre, au boutde leur troisième aimée, enlevant d’abord la couchecorticale extérieure avec un couteau à deux tran-chants, puis fendant longitudinalement le liber, et ledépouillant d’une seule, pièce. On le laisse ensuite sé-cher au soleil, où il so .roule sur lui-même, puis ou lemet eu paquets de lü à 15 kilogr. que l’on livre au |commerce. !

La cannelle de bonne qualité est presque aussi minceque du papier ; elle possède une saveur aromatiquetrès agréable, qui ne brûle pas la langue, et qui laissedans la bouche un arrière goût doucereux. Les petitsfragments que l’or, ne peut livrer au commerce, sontdistillés à Ceylan avec de l’eau et servent à préparerl’essence de cannelle.

CANNET1LLE. On nomme ainsi un iîl de métaltrès délié que l’on enroule en spirale sur une brochecylindrique, absolument comme s’il s’agissait de faireun ressort à boudin. On retire la broche, et la canne-tille est ensuite employée à divers usages , particuliè-rement à faire des paillettes , qui servent surtout dansla broderie d’or et d’argent ; à cet effet, on coupe cha-que tour de spire, et on l’aplatit au marteau, de ma-nière à ce que chacun des brins de fil de métal prennela ferme d’un petit disque fendu par le côté et percé aucentre.

CANONS. Voyez armes a feu, bronze, bouchesa FEU.

CAOUTCHOUC, gomme Elastique (ang L caout-chouc, indian-rubber, ail. kautschuk, federliarz). Lecaoutchouc, qu’on désigne aussi sous le nom de gommeélastique, est renfermé dans le suc laiteux de plusieursvégétaux, et particulièrement dans celui du siphoniacakucha ou hevea guianensis, du jalropha elastica , ducastilleja dastica, du cevropia pdlata, etc. La presquetotalité du caoutchouc livré au commerce est extraitedu premier de ces arbres qui croit dans l’Amérique duSud et dans l’île de Java.

Le caoutchouc que Ton trouve dans le commerce estordinairement sous la forme de poires lisses ou tatouéesde divers dessins, et généralement de couleur brune.Four obtenir ces poires, on forme des moules pin-

formes eu terre, et après avoir appliqué une premièrecouche de suc sur le moule desséché, on la fait sécheren l’exposant au soleil, ou le plus souvent au-dessusd’un feu dont la fumée noircit le caoutchouc; on ap-plique ensuite une seconde couche de suc, une troi-sième, et ainsi de suite; on les fait sécher de la mêmemanière que la première. Quand la couche de caout-chouc est suffisamment épaisse, on jette la poire dansde l’eau pour ramollir la terre, que l’on fait sortir parune ouverture ménagée au haut de la poire. Le caout-chouc ainsi obtenu est coloré en noir par de la fumée,et contient en outre toutes les matières étrangères quiexistaient dans le suc. Le caoutchouc se rencontreaussi dans Le commerce en plaques épaisses ou en cy-lindres de couleur blanche, jaune ou brune. Depuisquelques années, on envoie de temps en temps le suclui-même en Europe , dans des flacons complètementremplis et bien bouchés.

Le suc tel qu’il nous arrive est jaune grisâtre pale,et offre la consistance de la crème ; sa pesanteur spé-cifique est de 1,012; appliqué en couches minces surun corps solide, il se solidifie promptement en unemembrane cl: caoutchouc élastique brun jaunâtre, te-nace et flexible, dont le poids forme les U,45 de celuidu suc. Quand on chauffe ce suc jusqu’à 100°, lecaoutchouc se coagule de suite, et vient nager à la sur-face de la liqueur, entraîné pur l’albumine qui, eu secoagulant, entraîne le caoutchouc naturellement tenuen suspension sous forme émulsive dans le suc em-ployé. L’alcool versé dans le suc coagule de même lecaoutchouc; on peut l’étendre d’eau sans qu’il se coa-gule, et sans qu'il én soit altéré. Une fois mis enmasse, le caoutchouc ne peut malheureusement êtreramené par aucun moyen économique à l’état émulsif.Ou verra plus loin combien son emploi en deviendraitplus facile, et plus sûr.

D’après lierzélius , pour obtenir le caoutchouc pur,on mêle le suc avec quatre fois son volume d‘eau, etou place ce mélange dans un vase dont le fond estmuni d’une ouverture. Au bout de vingt-quatre heures,le caoutchouc s’est rassemblé sous forme d’une crèmeà la surface de la liqueur; on soutire celle-ci; on mêlele résidu a\ ec une nouvelle quantité d’eau que l’onsoutire également quanti elle s’est éclaircie, et on ré-pète ce traitement jusqu’à ce que l’eau ne dissolve plusrien. Mais comme le caoutchouc se maintient en sus-pension dans l’eau pure, sans se réunir à sa surface, ilest nécessaire d’ajouter à l’eau de lavage un peu de selmarin ou d’acide hydruchlorique, qu’on enlève ensuitefacilement par quelques lavages à l’eau pure. Ainsipréparé, le caoutchouc est très divisé et d’un blanc delait : pour lui donner de la cohérence, il suffît de ledébarrasser de l’eau qu’il renferme, soit par évapora-tion, soit en le plaçant sur des corps absorbants telsque du papier joscpli, du plâtre, etc.

D’après MM. Faraday et Ure, le caoutchouc se com-pose sur îÜO p. de 87,'2 de carbone et 12,8 d’hydro-gène. Sa densité est de 0,925; elle n’augmente pasd’une manière permanente par une forte pression. Ex-posé à une basse température, il devient dur et difficileà employer, mais il ne devient jamais cassant. Quandon élève ensuite sa température, il reprend sa souplesseet son élasticité primitive. Far un long repos, ff perdbeaucoup de sa flexibilité, même a la température or-dinaire. Lorsqu’il a été ramolli par l’action de la cha-leur, on peut le refroidir fortement sans qu’il durcissede suite, mais il acquiert néanmoins peu à peu de ladureté.

Far une longue ébullition avec de l’eau, il se ra-mollit, se gonfle, et devient plus facile a dissoudredans l’éther et dans les huiles; mais, à l’air, il netarde pas à reprendre sa consistance et son volume pri-mitifs. 11 est entièrement insoluble dans l’alcool. 11 se