Band 
A-F.
JPEG-Download
 

CAOUTCHOUC.

CAOUTCHOUC.

rondelles d’une épaisseur un jicii plus grande, et serrantl’ensemble de chaque trousse au moyen des épnulcmenlsK,lî, montés à \is sur les axes C, C. Les coussinets de

K

Ht

362.

mouvement de rotation très rapide par une courroie sanstin qui passe sur la gorge de la poulie 1*. Le disque in-termédiaire de caoutchouc à découper, placé horizonta-lement, tourne lentement sur lui-même au fur età mesure que la cisaille l’entame ; un second mou-vement sert à rapprocher sans cesse le centre dudisque de caoutchouc du coupant de la cisaille,afin que la lanière qui sc découpe ait toujours lamême épaisseur. Le disque est donc animé d<fdcuxmouvements simultanés, l’un de rotation sur lui-même, et l’autre de translation suivant une ligneparallèle à l’axe A A de la cisaille, dont nous al-lons décrire le mécanisme. Le disque I) est serréentre deux petits écrous placés sur un axe verti-cal Üé par sa portée supérieure, au moyen d’unetige à colliers L, avec un écrou E, monté sur une\ is sans lin V V, parallèle à l’axe de la cisaille AA,et qui reçoit un mouvement de rotation très lentau moyen du pignon p.monté sur AA, qui en-grène avec la roue derîtécU montée sur VV. Lapartie inférieure de l’axe«pii traverse le disque T),porte une lanterne qui en-grène avec une vis sanslin WW, laquelle faittourner lentement le dis-que de caoutchouc surlui-même. L’axe AA dela cisaille porte mie rouedentécS, qui communi-que le mouvement à laroue S’, montée sur l’axe de la vis sans fin W W, numoyen d’une roue intermédiaire S” (voyez fig. 300).

La cisaille C a 0"\ 2Ü de diamètre et est plongée à sapartie inférieure dans une petite auge H (fig. 359) rem-plie d’eau, que l’on fait écouler en ouvrant le robinet H,lorsqu’on veut la renouveler. Lorsque le disque est en-tièrement découpé et qu’on veut en placer un autre surla machine, il faudrait un temps considérable pour ra-mener toutes les pièces dans leur position primitive, enla faisant tourner en sens inverse; au lieu de cela, oncompose l’écrou E de deux pièces qui s'assemblent, àcharnières, et que l’on démonte à la fin de chaque opé-ration pour les replacer sur la vis V V, dans la positionconvenable.

Lorsqu’on a découpé, au moyen de la machine quenous venons de décrire, le caoutchouc en rubans, on di-vise ces derniers en fils d’égale épaisseur, au moyend’une machine représentée fig. 361 et 362, et qui offrel’image en petit des trousses de fonderies employées dansles forges pour obtenir le fer fendu. Elle se compose dedeux axes parallèlesC.C, sur lesquels on enfile les tail-lants à découper le caoutchouc, on les séparant par des

ces deux axes sont fixés dans des coulisses pratiquéesdans les montants verticaux, de telle sorte qu’on puisseles éloigner ou les rapprocher «à volonté l’un de l’autreau moyen de vis. L’axe inférieur C porte une roue r quiengrène avec le pignon r', d’un diamètre tiois fois moin-dre, monté sur l’axe du tambour P, mis en mouvementpar l'intermédiaire d’une courroie sans fin.

Avant que les fils obtenus, comme il vient d’être dit,

| puissent servir au tissage des étoffes, il est indispensa-ble de leur faire perdre leur élasticité qui rendrait pres-que impossible tout travail ultérieur. A cet effet on lesreçoit immédiatement au sortir de la fonderie dans «lesvases pleins d’eau chaude; puis on les ramollit dansl’eau chaude, et on les étire du quintuple au décuple deleur longueur primitive, en les enroulant sur un dévi-doir qu’un ouvrier fait tourner rapidement, tandis qu’unautre ouvrier, placé près du vase d’eau chaude, file lecaoutchouc en le maintenant tendu. On place ensuite lesdévidoirs dans une chambre dont la température estmaintenue aussi basse que possible; au bout de quel-ques jours on peut dévider les fils, sans que pour celails reprennent leur forme primitive ; ils possèdent alorsune roideur suffisante pour le tissage subséquent.

Le plus souvent on enveloppe le fil de caoutchoucainsi obtenu, au moyen d’un métier à lacets, de 0 à7 fils, qui l’entourent entièrement, et qui servent sur-tout à le protéger contre les dents du peigne dans le tis-sage. Le petit cordonnet que l’on obtient de cette ma-nière est employé à tisser les bretelles élastiques.Dernièrement on a imaginé d’employer pour le tissageun métier à la Jacquart, en y considérant le fil de caout-chouc nu comme un fil ordinaire, si ce n’est qu’on prendsoin de le masquer complètement dans l’étoffe fabri-quée ; cette disposition a l’avantage de supprimer com-plètement l’emploi des métiers à lacets, et permet en ou-tre de broder sur le tissu des fleurs et autres ornements.

Les longues lanières tissées que l’on obtient ainsisont sans élasticité ; on leur rend cette propriété en pas-sant sur le tissu un fer convenablement chauffé ; lecaoutchouc tend à l’instant même h reprendre sa formeprimitive, et par suite, l’étoffe diminue de près d’untiers en longueur.,

caoutchouc volcàmsé. Les tissus et objets fa-briqués en caoutchouc doivent, pour jouir de toutesles propriétés requises, posséder une élasticité qui nes’altère pas par l’usage, ni surtout par les variations detempérature. Ce résultat précieux a été obtenu par lavolcanisation du caoutchouc, nom donné à sa combi-naison .avec une petite quantité de soufre. On peut seservir du caoutchouc ainsi préparé, depuis les contréesles plus chaudes du globe, où le caoutchouc normaltrop amolli, trop extensible et trop adhésif, était sansapplication, jusque dans les pays septentrionaux où lofroid annulait les propriétés du caoutchouc ordinaire.

Pour montrer l’élasticité, en quelque sorte inaltérable,