Band 
A-F.
JPEG-Download
 

CARBONISATION.

CARBONISATION.

deux angles inférieurs; elles servent toutes quatre à in-troduire le bois, et ensuite à retirer le cluirnon. La fu-mée sort par des tuyaux de fonte placés au niveau dusol, au milieu des longs côtés; de là, elle est conduitepar d’autres tuyaux de fonte dans des condenseurs enbois destinés à recevoir les produits liquides ; après quoi,elle s’échappe par la cheminée.

Les murs sont faits en sable et en argile; il ne doitpas s’y trouver de chaux, parce qu’elle serait attaquéepar l’acide qui se dégage pendant l’opération. La voûtedu fourneau se fend souvent ; on bouche avec sointoutes les ouvertures qui s’y forment, soit pendant lacarbonisation meme, soit après le refroidissement del’appareil.

On fait le chargement, en y introduisant d’abord lesplus grosses bûches, que Ton arrange suivant la lon-gueur du fourneau, puis on dispose au-dessus les mor-ceaux de bois les moins gros, en les serrant autant quepossible j usqu’à la voûte ; quand on approche des che-minées, on écarte le bois davantage, afin de faciliter lacirculation des gaz. On emploie le menu bois pour ali-menter les foyers, parce qu’il produit plus de flamme etqu’il brûle plus promptement.

Le fourneau étant rempli et bien fermé, on allume lefeu ; trois ouvriers se relayant par postes de huit heuressont employés à ce travail, de manière à ce qu’il s’entrouve toujours un pour entretenir la combustion, jus-qu’à ce que la fumée paraisse d’un bleu clair ; à ce signeon reconnaît que tout le bois est carbonisé, et, à cetteépoque, il 11 e s’écoule plus ni acide ni goudron. O 11ferme alors hermétiquement les cheminées en les mu-raillant, et Tou bouche les tuyaux avec des tampons debois garnis d’argile. On laisse refroidir le fourneau pen-dant deux jours, et on jette quelques seaux d’eau pardeux petits orifices pratiqués dans la voûte, qui jusque-là avaient été tenus exactement fermés; puis, trois ouquatre jours après, on en fait autant en débouchant mo-mentanément l’ouverture centrale supérieure quia servià charger le bois dans le fourneau, qui n’est complète-ment refroidi que quand les tuyaux en fonte sont t out àfait froids.

Le fourneau employé par M. Sclnvartz, a coûté-,900 francs,et sa capacité était de 169 mètres cubes,la moyenne des essais a donné pour la durée •

Du chargement du fourneau. ... 2 jours.

De ia carbonisation proprement dite. 2 —

Du refroidissement complet.21 —

Total de la durée d’une carbonisation. 25 jours.

On a chargé à la fois, dans le fourneau, 127 stèresde bois de sapin, et on a consommé 13 stères de boisde corde ou leur équivalent en fagots, dans les foyers,soit 1/10 du bois à carboniser. On a obtenu pourI stère de bois total employé :

Charbon.O ^'Go où 2o*/o en poids ;

Goudron . 0 k , 48

Acide pyroligneux impur. 47 k , 53 correspondant à

Acétate de chaux sec. . . 3 k , 65

Le plus grand inconvénient de cette méthode de car-bonisation est le temps considérable nécessaire au re-froidissement complet du fourneau et du charbon.

Parmi les procédés de carbonisation qui rentrent dansla troisième classe, dans lesquels une partie du combus-tible est employée pour opérer la distillation de l’autrepartie, nous ferons deux catégories ; dans la première,nous parlerons des procédés La Chabeaussière, Foucaultet per descensum, où Ton recueille une partie des pro-duits de la distillation ; dans la seconde nous décrironsles procédés les plus employés dans l’industrie, la car-bonisation par l’ancienne et la nouvelle méthode desforets.

Les iig. 368, 369 et 370 représentent une coupc ver-

ticale, et deux coupes horizontales faites à des niveauxdifférents de l'appareil de carbonisation de M. de La 1Chabeaussière ; cet appareil se compose d’une fosse lé-

gèrement conique a, de 3"' de profondeur, autant dediamètre au fond, et 3 m ,30 de diamètre au niveau dusol ; cette fosse est battue aussi fortement que possible àl’intérieur. L’air nécessaire à la combustion arrive deshuit cuvettes d. par les séries de tuyaux e , b, c, à lapartie inférieure de la fosse. Ces tuyaux ou évents sonten terre cuite et ont 5 à 6 centimètres de diamètre ; onpeut faire varier la quantité d’air qui les traverse, endiminuant et môme bouchant leurs ouvertures. Une cou-ronne de briques forme le bord supérieur du fourneauet sert à en supporter le chapeau ; ce dernier h (fig. 367)est mobile, fort bombé, et formé de plaques de tôle,consolidées par un cercle de fer plat et par des bandesmises de champ qui maintiennent la surface supérieure;au milieu du couvercle, il y a un trou, de Ü m ,25 de dia-mètre, garni d’un collet et fermé par un bouchon enfer; quatre ouvertures semblables, mais de 0“',10 dediamètre seulement, sont percées a 0"\30 du bord ducouvercle; ce dernier se manœuvre très aisément aumoyen de deux leviers en fer et de quelques rouleauxen bois de 4 m de longueur : à 0 u ',-5 au-dessous du sol,est pratiqué un trou rempli par un tuyau de terre cuite i.de 0 U, ,25 de diamètre, qui conduit les fumées qui se dé-gagent pendant la carbonisation, dans une caisse enbriques k, fermée à sa partie supérieure par une plaquemobile en tôle. Une partie du goudron et un.peu d’acidepyroligneux se condensent dans cette caisse et peuventen être soutirés par un robinet placé à la partie infé-rieure; les produits non condensés se rendent ensuitepar le tuyau l, dans une série de vases de condensationdisposés comme nous l’avons décrit au mot acide ack-tjque {vinaigre de bois).

Ap l-»s avoir fait sécher le fourneau en y faisant un