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CARBONISATION'.

CARBONISATION.

feu de broussailles, on y empile le bois par coucheshorizontales, en ménageant au centre une cheminée ver-ticale et à la partie inférieure, des canaux horizontauxqui vont des évents à lu cheminée centrale. Le fourneauétant entièrement rempli de bois, on place au-dessus lecouvercle h que l’on recouvre de 5 à 10 centimètres deterre et de gazon ; on ouvre tous les soupiraux m, ainsique les évents e, et l'on allume le bois en jetant dansla cheminée centrale du-charbon enflammé ; on bouchealors l'orifice central m du chapeau. On laisse l’embra-sement se propager ainsi pendant quelque temps, et onne bouche les autres soupiraux ?n, que lorsqu'il com-mence à se dégager de l’acidc pyroligneux. On dirigeensuite l’opération, suivant la nature des fumées qui sedégagent, en ouvrant plus ou moins les évents.

L'opération doit durer de soixante à quatre-vingtsheures pour obtenir un charbon de bonne qualité. Aumoyen d’une spnde que l’on introduit par les soupiraux,on peut connaître l’état de la carbonisation, soit en re-tirant des morceaux de bois carbonisé, soit en exami-nant si le tassement est égal dans toutes les parties dufourneau; s’il ne l’est pas, on ouvre révent du côté oùce tassement est le moins considérable et le soupirailopposé, et bientôt l’équilibre se rétablit. Lorsque l’opé-ration est terminée, on trouve que le bois s’est affaisséd’environ moitié de sa hauteur, non que l’épaisseur dechaque morceau de bois diminue de moitié, mais parceque tous les vides se remplissent. Quand on est assuréque la carbonisation est complète, soit par le sondage,soit par la nature et la couleur du peu de fumées qui sedégagent encore, on ouvre tous les soupiraux et évents,à l’exception de l’ouverture centrale du chapeau afind’expulser les dernières matières volatiles qui donne-raient au charbon une teintre rougeâtre, laquelle pour-rait nuire à la vente. Enfin, lorsqu’on voit à travers lessoupiraux la surface du tas de charbon devenir incan-descente, on bouche hermétiquement et avec beaucoupde soin toutes les ouvertures du fourneau, et on laisserefroidir pendant trois ou quatre jours. Au bout de cetemps on enlève le chapeau, et on fait descendre dansle fourneau un ouvrier qui enlève à la main, et sans lebriser, tout le charbon en morceaux, et ramasse ensuiteavec une pelle le peu de menu charbon et de poussierqui peuvent rester au fond.

Quand le fourneau est vidé, on le recharge et ons’occupe à en vider un autre. Cinq ouvriers ont con-stamment suffi pour le travail des huit fourneaux dontse compose l’établissement de M. de La Chabcaussière.Le produit de ces huit fourneaux est, pour 5,000 stèresde bois de chêne, pesant 12,500 quintaux métriques,carbonisés annuellement, de 1(3,000 hectolitres de char-bon de bois, pesant 2,500 quintaux métriques, soit '20p. 100 en poids, et de 1,000 pièces d’acide pyroligneux,pesant 2,235 quintaux métriques, ou de 19 à 20 p. 100en poids; cet acide rectifié a produit par pièce 13 à14 kilogr. d’acide acétique incolore à 8° B., ou bien19 kilogr. d’acétate de plomb cristallisé, très blanc. Lesfrais de construction de. chaque fourneau sont d’environ4-50 fr., dont 400 pour le chapeau seulement. En casde déplacement, il n’y a de perte réelle que celle desfourneaux, dont l’entretien est presque nul, les ou-vriers les réparant eux-mêmes au fur et à mesure qu’ilen est besoin. On n’a point fait entrer dans cette éva-luation la dépense de l’appareil de condensation pourl'acidc pyroligneux , qui, une fois construit, est aisé-ment transportable et d’une durée presque indéfinie.

Le procédé de M. Foucault consiste à recouvrir unemeule de carbonisation ordinaire d’une seconde enve- ,Joppe ou abri facilement transportable, et qui permettede recueillir, dans des condenseurs appropriés, les pro-duits accessoires de la carbonisation. Les fig. 371 à 374donnent les détails de cet appareil. Pour former un abride 10 met. de diamètre à la base, de 3"‘,30 de diamètre

au sommet, et 2‘",50 à 3 met.de hauteur, on assemble en boÎ9de 5 centim. d’équarrissage, deschâssis de 4 met. de long, 1 mèt.de large à un bout, et 0™,33 àl’autre bout. Les montants AB,Cl) (fig. 371 et 372), sont mu-nis de trois poignées en boisa , a, a, à l’aide desquelles on lesréunit, en passant dans deuxpoignées contiguës des chevillesen bois ou en fer. Les châssissont garnis d’un clayonnage d’o-sier et recouverts d’un enduitd’argile mélangés d’herbe ha-chée. Un couvercle plat de 3“,30de diamètre, formé de planchesjointives, maintenues par quatretraverses et enduites d’un corroid’argile, ferme le sommet ducône. Il est muni de deux trappesM, N, que l’on ouvre au com-mencement de l’opération pour donner issue à la vapeurd’eau qui se dégage, et que l’on ferme ensuite aussitôtqu’il commence à distiller de l’acide pyroligneux. Unetroisième ouverture triangulaire P, pratiquée sur le mêmecouvercle, reçoit un conduitRRS, formé de trois plan-

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clies cerclées et lutées, qui amènent les produits de ladistillation dans la série des tonnes de condensation F,G, II. Enfin une porte T, que l’on ouvre et ferme àvolonté, permet au charbonnier de visiter son feu et dele régler.

Le pi'océdé dit per descensum est employé dans lesLandes, en Pologne et en Russie , pour la carboni-sation «les bois résineux, et ne diffère des procédés decarbonisation on forêts qu’en ce que le goudron et lebrai. qui se liquéfient à la partie inférieure du tas,peuvent s’écouler et se rassembler dans une cavité pra-tiquée à cct effet à la base du tas qui repose sur un bâtien maçonnerie qui offre une section représentée fig. 375.

375.

a est le bâti en maçonnerie sur lequel on établit le tasde carbonisation ; t>, la gouttière voûtée qui conduit leo-oudron dans le réservoir c, recouvert par des dallesen pierre ou en fonte d; e, e , sont des dalles de mêmenature, assez espacées pour laisser passer le goudron, etqui servent à retenir les charbons.

Dans la plupart des cas, la difficulté et le prix élevédes transports doit faire et fait effectivement préféreraux divers procédés que nous venons de décrire, et qui

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