CARTOUCHE.
CENDRES BLEUES.
En 1835, l’Angleterre importa 3,400‘* “ do cartlmme,dont 1,500 * m pour sa consommation intérieure.
CARTON (angl. puste-boards, ail. pappe). Voyez
l'Al'JKU.
CARTOUCHE ( angl. cartridge, ail. patrone). Pourfabriquer les cartouches de fusil de munition, on plied’abord chaque feuille de papier ouverte destinée à fairePenvcloppe en deux suivant sa longueur, puis en troisdans la largeur, on coupe alors le papier et on diviseencore chaque partie Obliquement en deux autres, demanière à obtenir en tout 12 morceaux égaux ayantO 1 *,145 de hauteur, 0 U, ,H5 de largeur à un bout etO" 1 ,059 à l’autre.
Un de ces morceaux de papier étant étendu sur unetable, on le roule autour d’un mandrin cylindrique enbois dur et sec qui a 0"\190 de long et 0"’,0I3 de dia-mètre. Le bout de ce mandrin est creux et garni d’uneballe. On laisse passer un peu de papier au-delà de lahalle, pour le replier par dessus ; alors, relevant le man-drin ainsi enveloppé de la cartouche, on replie le pa-pier par dessus la halle, et on l’arrondit dans un troupratiqué à cet effet dans la table. On retire le mandrin,et l’on passe la cartouche à un autre artificier, qui metla charge de poudre renfermée dans une mesure coniquoen fer blanc, laquelle en contient 12 grammes 1/2. Lepapier est eniin replié au-dessus de la poudre et aussiprès que possible.
CASSAVE (voyez amidon).
CASSIS. Fruit du ribrs nigra. Linn., qui sert à prépa-rer le ratafia; à cet effet on écrase 3 k de cassis, on yajoute 4 grammes de clous de girofle, 8 grammes de can-nelle, 9 litres d’eau-de-vie de vin à 18" Baume et 2 k l/2de sucre; on introduit le mélange dans des bouteillesque l’on bouche bien, et que l’on laisse reposer pondantquinze jours, en agitant bien la bouteille une fois parjour, pendant les huit premiers jours ; on passe ensuiteà travers un linge, puis ou filtre la liqueur sur uu filtreen papier non collé et l'on met en bouteilles.
CASTOR (angl. castor, ail. biber). Animal que l’ontrouve surtout dans l’Amérique du Nord , mais que l’onrencontre aussi dans plusieurs autres localités, tellesque les îles qui se trouvent dans le Rhône près de sonembouchure. Sa peau est très estimée, soit comme four-rure, soit pour la fabrication des chapeaux de feutre.On classe les peaux de castor, qui forment un article decommerce assez important, eu trois classes : 1° Lespeaux fraîches, qui proviennent de castors tués pendantl’hiver avant la mue, et qui sont regardées comme unefourrure très précieuse parce qu’elles sont garnies depoils longs, soyeux et très fournis; 2° les peaux sèches,venant de castors tués en été, qui ont perdu une partiede leurs poils et qui sont beaucoup moins estimées ; enfin,3° les peaux grasses, provenant de castors tués en hiver,mais qui ont déjà servi de fourrures aux sauvages pen-dant un certain temps et qui se sont imprégnées dosueur. Ces dernières sont surtout employées pour lafabrication des chapeaux de feutre.
On a essayé, en France , de remplacer les peaux decastor par les peaux de loutro.
CASTOREÛM. Nom donné à une sécrétion renfer-mée dans des poches placées près des organes de la gé-nération des castors. C’est une substance analogue aumusc; sa consistance est celle du miel, son goût estâcre et amer; son odeur, forte, pénétrante, fétide et trèsvolatile, mais en séchant elle devient inodore ; elle ren-ferme une certaine quantité d’acide benzoïque. Pourl’obtenir, on coupe les poches du castor aussitôt aprèssa mort et on les fait sécher. Dans cet état le castoreumest solide, d’une couleur sombre et faiblement odorant;il se ramollit par l’action de la chaleur, et devient cas-sant par celle d’une basse température. Il est assez em-ployé en médecine, surtout dans les maladie» nerveuseset spasmodiques.
CENDRES BLEUES (ungL blue verditer, ali. bliiuoasche). On donne ce nom à un produit que l’on obtienten précipitant une dissolution de nitrate de cuivre (quiprovient ordinairement de l'affinage des matières d’or etd’argent ) par de la chaux pure, puis triturant le pré-cipité, lorsqu'il est presque sec, avec de la chaux afinde lui donner une couleur d’un beau bleu velouté. Cettepréparation est très délicate et ne réussit qu’entre lesmains d'ouvriers expérimentés.
Les cendres bleues en pâle , se préparent en France ,comme 11 suit : on introduit dans un tonneau défoncépar un bout, 60 litres d’une dissolution aqueuse do sul-fate de cuivre chaud et marquant 35° à l’aréomètre do.Baumé : on y ajoute 45 litres d'une solution bouillantede chlorure de calcium marquant 40" 1>. ; on brassefortement, puis on abandonne le mélange à lui-mêmependant douze heures. Lorsque le sulfate do chaux s’estcomplètement déposé, on décante la liqueur claire, onjette le dépôt sur des filtres coniques en toile écruo etserrée où on le laisse égoutter et on le lave à l’eau jus-qu’à ce que la liqueur qui passe à travers les filtres nemarque plus que 2 à 3" au plus. Toutes les solutionsobtenues produisent euviron 170 litres de liqueur verteà 2 Ü Baume.
D’un autre côté ou pèse 25 k de chaux, que l’on délaiedans 75 k d’eau ; on passe la bouillie qui en résulte àtravers un tamis de toile métallique en cuivre ; on enprend 18 à 2ü k (labeauté de la couleur est en raison in-verse de la quantité de chaux employée) qu’on versedans les 170 litres de liqueur verte; on agite fortement,et on laisse déposer. On s’assure que la liqueur no ren-| ferme presque plus de cuivre, à ce qu’en en traitant une( petite portion par un excès d’ammoniaque, celle-ci noprend qu’une teinte bleuâtre très pale : si elle prenait unecouleur d’un bleu foncé, il faudrait ajouter une plusgrande quantité de bouillie de chaux pour rendre la pré-cipitation du cuivre plus complète. On lave le précipitépar décantation, puis on fait égoutter sur des filtres entoile ; on obtient ainsi de 125 à 135 k do pâte rerie quiest do l’oxyde de cuivre hydraté. Les eaux de lavagesont mises de côté et servent, les premières au lavagedu sulfate de chaux de l’opération précédente, les der-nières au premier lavage des pâtes.
On dessèche avec précaution 10 grammes de la pâteverte pour déterminer la proportion des matières sèches,si elle en renferme par exemple 27 p. 100 on en pren-dra 12 k (si elle en renfermait m p. 100, on en pren-drait “-.1 2 k ) que l’on met dans un baquet en bois dontla capacité est de 20 litres environ, on y ajouto 1 k debouillie de chaux, on agite vivement, on ajoute au mé-lange 0'*trc } 7 d’une dissolution aqueuse de potasse per-lasse du commerce, à 15" 1> ; ou agite de nouveau, et onsc hâte de broyer le tout, dans un moulin à couleurs.La promptitude de cette opération influe beaucoup surla beauté du produit. Ou fait couler la pâte broyée dansune bouteille, on y ajoute 500 grammes de sulfate decuivre dissous dans 4 litres d’eau et 250 grammes de selammoniac dissous dans 4 litres d’eau, on bouche la bou-teille avec un bouchon de liège que l’ou lute, et on lasecoue fortement
On peut par ce procédé remplir aisément 24 bou-teilles par jour. On laisse reposer pendant 4 jours ; ondébouche les bouteilles et on verse le produit de 4 d’entreelles dans une futaille de 400 litres de capacité, défon-cée par un bout et placée sur champ; on remplit d’eaujusqu’à quelques pouces du bord, et Ton mélange bienle tout avec un râble; enfin, on lave par décantation ensoutirant l’eau claire à l’aide d’une cannelle jusqu’à, ceque l’eau décantée ne fasse plus virer au brun la couleurdu papier jaune de curcumu. Lorsque le dépôt est suffi-samment lavé, on le fait égoutter sur des filtres ontoile. On obtient ainsi d.e io à 50 k de pâte, qui est