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A-F.
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CKUUSE.

CERUSE .

Lu fig. i représente la disposition que nous venonsde décrire, et l’ensemble que forme une couchecomplète. Il Ihut 30 ou 35 jours si ou emploie du fu-mier, 45 jours si on fhit usage du tan épuisé prof-ilant dos tanneries, pour qu'* Ja transformation du

plomb en carbonate atteigne le point désirable. Onvoit d’après cela qu’il faut avoir un nombre de fosseségal à ce nombre (ou multiple) pour que la division dutravail soit bien établie, que les brigades d’ouvrierschargées de la construction ou du démontage des fosseslassent toujours le même travail.

11 entre dans une fosse de 9,000 à 11,000 kil. deplomb, qui produisent de 4,700 à 7,600 kil. de céruse,et laissent inattaqués 3,400 à 5,000 kil. de plomb.

La mise en couches des lames de plomb avec du fu-mier ou de la tannée ne peut évidemment causer aucundanger.

III. La séparation de la céruse du plomb qu’ellerecouvre, la pulvérisation et le criblage, sont les par-ties les plus insalubres de la fabrication.

L’ouvrier détache d’abord les grosses écailles oucroûtes de céruse qui sont peu adhérentes au plombnon attaqué ; il prend dans ses mains les lames recou-vertes de céruse, déroule celles qui étaient placées dansles pots, les tortille en divers sens et met à part lescroûtes détachées.

Cette opération, appelée épluchage , où les ouvriersont les mains constamment chargées de carbonate deplomb, n’est cependant pas la partie la plus insalubrede la fabrication, parce que la céruse sc détache enécaillés épaisses qui produisent peu de poussière. Leslames de plomb épluchées retiennent encore par placesde la céruse, qui y adhère fortement. On plaçait au-trefois pour la détacher une pile de lames sur une dalleen pierre et on frappait cette pile avec une balte enbois; la céruse adhérente au plomb tombait en écaillesminces ou se répandait en poussière fine dans l’air res-piré par l’ouvrier. Cette opération, éminemment insa-lubre, est appelée le décapage.

Le décapage est fait aujourd’hui, dans la plupartdes fabriques, par des procédés mécaniques qui expo-sont beaucoup moins la santé des ouvriers. Les lamescouvertes de céruse adhérente sont apportées prés de

la machine; l’ouvrier les prend une à une, cl les posedoucement sur une toile sans fin mobile qui les amèneà la tête d’un plan incliné sur lequel elles glissent; ellesarrivent a nn système formé de deux paires de cylin-dres cannelés longitudinalement, suivis d’un crible cy-lindrique incliné. La céruse, détachée par l’ac-tion do deux paires de cylindres, entre lesquelspassent les lames, tombe sur un tablier abou-tissant à une trémie, qui recueille également cequi passe à travers les mailles du crible cylin-drique. La trémie verse sou contenu dans unchariot placé dans une chambre fermée par unedouble porte. Les lames de plomb, arrivées al'extrémité inferieure du crible, sont conduitespar un couloir à un autre chariot enfermé dansun compartiment contigu au précédent. Toutesles parties du mécanisme sont contenues dansdes coffres en bois ou des gaines qui sont ferméspendant le travail, et n’offrent alors qu’uneseule ouverture, celle par où passe la toile sanslin sur laquelle on dépose les lames à décaper.Le chariot où a été réunie la céruse est retiréde la chambre après que le travail est terminéet que la poussière est abattue. Son contenu estréuni aux écailles résultant de l’épluchage, poursubir une pulvérisation à sec.

Cette dernière opération se fait encore, dansla plupart des fabriques, sous des meules verti-cales en pierre tournant dans des auges à fondhorizontal. La matière broyée est prise avecune pelle et versée dans la trémie d’un criblecylindrique à treillis métallique lin, enfermédans un coffre. La céruse en poudre passe àtravers la maille et tombe au fond du coffre.Les lamelles de plomb, aplaties sous la meule,arrivent à l’extrémité du crible et sont reçues dans unecase séparée. La céruse tamisée est reprise pour êtredélayée dans l’eau et passe sous les meules qui enachèvent la trituration.

Dans quelques fabriques des environs de Lille lapulvérisation des écailles est opérée par le moyen deplusieurs paires de cylindres horizontaux , cannelésdans le sens transversal ù leur axe. La matière di-visée tombe sur un ou plusieurs tamis métalliques;la céruse en poudre qui traverse ces tamis est dirigéepar des trémies ou couloirs dans un encaissement oùarrive un jet d’eau divisé en plusieurs filets. Les la-melles de plomb, isolées par les tamis, tombent dansune case distincte. L’ensemble des cylindres broyeurset des tamis occupe la hauteur d’un étage : le toutest enfermé dans un coffre en bois, surmonté d’unetrémie que l’on maintient pleine d’écailles de céruse,afin de prévenir l’issue de la poussière, et que l’onpeut au besoin fermer avec une trappe. Ces disposi-tions constituent un des perfectionnements les plusimportants, sous le rapport de l'hygiène, qui aient étéapportés aux anciennes méthodes de fabrication.

Depuis longtemps, au dire de M. Leplay , plusieursfabricants anglais emploient la méthode de mouillerainsi la céruse. Comme c’est la poussière qui, en arri-vant dans les voies respiratoires et digestives, est lacause principale de l’insalubrité de la fabrication de lacéruse, la méthode de la travailler avec un liquide estle moyen par excellence de faire disparaître tout incon-vénient.

Nous indiquons un second prog.ès accompli dansla même voie, dans cette même industrie, § \'1I.

IV. La céruse est délayée dans des cuviers avec del’eau, de manière à former une pâte molle, que Tonfait passer successivement entre plusieurs jeux demeules horizontales qui en achèvent la trituration.Ce brovage à l’eau est absolument inolfensif. Les ou-vriers ne touchent point la pâte avec les mains; ils la

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