cllusi:.
puisant dans des \ases en forme d* écopes, pour la ver-ser dans les trémies des meules supérieures.
V. lai pâte molle de céruse est \ersée dans des potseu terre de forme conique, que l'on expose à l’actiondo l’air dans un séchoir. L’eau s’évapore en grandepaitie. Les pains prennent de la consistance et subis-sent un retrait qui les détache des parois, de sortequ’on peut 1 > retirer des pots avec facilité. Leur des-siccation est achevée dans une ctuvo où circule uncourant d’air chauffé.
Les parois des pots se recouvrent d’une coucheadhérente de céruse que l’on enlève ordinairement parun grattage exécuté à sec avec des instruments enfer. Cette opération est faite par des enfants et desfemmes; elle n’est pas exempte d’inconvénients si onlaisse trop sécher la pâte. Un les 'évite, dans quelquesusines, en nettoyant les pots avec de l’eau ; on les di-minue dans d’autres, eu mettant la céruse en pâtedans des terrines plates , où les pains , d’épaisseurmoindre et plus régulière, produisent, eu un temps etun espace donnés, une plus grande quantité de cérusesèche.
VI. La plus grande partie de la céruse en painsdoit être soumise à un nouveau broyage, suivi d’unblutage, pour être livrée au commerce. Cette secondepulvérisation est encore exécutée aujourd’hui, dansbeaucoup d’établissements, au moyen de meules verti-cales en pierre, tournant dans des auges à fond hori-zontal de même nature que les meules. La cérusebroyée est versée, avec une pelle, dans la trémie d’unblutoir cylindrique en soie, renfermé dans un coffre,au fond duquel se dépose la matière en poudre fine.Celle qui n’a point traversé le tamis tombe dans unecase, où elle est reprise pour être repassée sous lameule. La céruse eu poudre retirée du coffre, aprèsque la poussière est abattue, est mise dans des barilsoù elle est tassée, soit par une sorte de pilonnage,soit en agitant les barils.
La pulvérisation, le blutage à sec et la mise en ba-rils de la céruse en poudre, par ccs procédés, sont desoperations évidemment fort insalubres à cause de lapoussière qui se répand dans les ateliers.
M. Lefebvre de Lille , un des principaux fabricantsde céruse, a modilié ce mode de faire. Au lieu demeules verticales fonctionnant à l’air libre, il emploiedes meules horizontablcs en marbre blanc qui sontenfermées dans un tambour métallique parfaitementclos. La meule inférieure est donnante; la meule su-périeure fait deux cent soixante-seize tours par mi-nute. A la partie la plus élevée est une espèce de moulinà noix qui divise la céruse avant qu’elle n’arrive à lameule.
La céruse réduite en poudre est rejetée par la forcecentrifuge vers le pourtour des meules ; do là elle serend dans un blutoir renfermé daus une armoire àdoubles portes et tombe, à l’état de poudre, dans unwagon à roulettes qui peut recevoir 1,200 kil. On neretire ce wagon, qui glisse sur un petit chemin de fer,que quand la poussière est abattue.
VIL Le progrès le plus important do tous ceux quiont été accomplis dans la fabrication de la céruseconsiste dans la coutume qui tend à se généraliser, dola livrer mélangée avec 7 ou 8 pour 100 d’huile. Dimi-nution des inconvéuients des dernières opérations,qui s’accomplissententièremcnt dans des coffres fermés;disparition des dangers qui résultaient de l’embarillage,du concassage et de l’empâtage par l’ouvrier peintre,tels sont les principaux et heureux résultats de cetusage, aussi heureux pour la salubrité qu’avantageuxau point de vue commercial.
11 suffit, pour cette opération, d’une machine à mé-langer l'huile el la céruse, d’une espèce de jiétrm mé> a-nique. L’huile est mélangée avec la céruse par l’action
de bras adaptés à un arbre. La pâte obtenue est ensui:ej passée entre des cylindres broyeurs au nombre detrois, qui l’amènent à un état convenable.
Procédé de.Clichy . M. Lourd avait monté à Cliehv,d’après les indications de .M. Thénard , une importantefabrique de céruse. Comme nous l’avons dit, le procédéqui y était suivi est a peu près abandonné aujourd’huimalgré d importants perfectionnements, et notammentla production très économique de l’acide carboniquepar 1 emploi d’un four à chaux. M. Raven expliquel’infériorité de cette céruse par les conditions de saproduction. Prenant naissance à froid dans des solu-tions étendues, graduellement affaiblies, la céruse deClichy est formée de lamelles irrégulières moins divi-sées , dont la superposition offre moins d’opacitéque les particules plus fines de la céruse préparéepar le procédé hollandais. Aussi cette dernière cou-vre-t-elle mieux , et par suite est-elle toujours pré-férée.
Ce qui paraît confirmer cette manière de voir, c’estqu’on est, assurc-t-o», parvenu à obtenir des céru>esayant toutes les qualités désirables en faisant agir àchaud l’acide carbonique sur l’acétate tribasique con-centré, simple modification du procédé de Clichy , quenous allons décrire.
On préparait ce sous-acétate de plomb en faisant dis-soudre la litharge dans l’acide acétique concentré pro-venant de la distillation du bois. La dissolution étaitversée dans de grands bassins en bois doublés de cuivreétamé, dans lesquels l’acide carbonique était refoulé aumoyen d’une vis d’Archimède . Ce gaz s’obtenait aumoyen de la coinbu>tion du charbon de bois ou ducoke.
Après un certain temps on décantait le liquide, et lerésidu bien lavé était mis en pots et desséché.
Par suite de préventions plus ou moins fondées, lesproduits obtenus par ce procédé n’ont jamais été favo-rablement accueillis par les consommateurs, et nouscroyons même que les propriétaires de la manufacturede Clichy ont été obligés d’y renoncer, et de le rempla-cer par le procédé hollandais.
La variété de céruse connue sous le nom de blancd'argent ou blanc de Krcms , s’obtient en choisissant lesécailles les plus blanches et les plus compactes, qu’onsoumet à un broyage plus long et plus soigné. Lespains sont de forme carrée.
Le carbonate de plomb qu’on rencontre dans le com-merce est rarement pur. Il contient très souvent du sul-fate de baryte ou du sulfate de plomb, et même quel-quefois de la craie. On reconnaît la craie par les acidesazotique ou acétique qui dissolvent à la fois cette sub-stance, et le carbonate de plomb lui-même. On préci-pite de la dissolution tout le plomb au moyen d’unsulfure alcalin, et enfin on précipite la chaux par unoxalate. Le sulfate de plomb et celui de baryte ne scdissolvent pas dans les acides : il est donc facile d’enreconnaître la présence et d’en constater la quantité.
I*. M.
CHAGRIN (angl. shagreen, ail. chagrain). Sorte docuir dont, l’aspect diffère essentiellement des cuirs ordi-naires. Sa surface est recouverte d’une foule d’aspéritéstrès serrées et cornées qui la rendent rude au toucher. Sacouleur est ordinairement noire. Le propre de la fabri-cation de la peau de chagrin, consiste à faire naître à sasurface les grains cornés qui la distinguent. A cet effeton choisit d’abord un cuir de cheval, d’âne ou de cha-meau, dont on enlève la partie inférieure du dos, de lanaissance de la queue au milieu de l’échine, qui pré-sente seule les qualités nécessaires à la fabrication. Onla ramollit dans l’eau et on l’écbanie complètement ; onla tend ensuite autant que possible sur un châssis, quel’on mot horizontalement à tc*rre le côté du poil en des-sus; on la couvre alors d’une couche de grains du c/ia~