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CHAINE

CHALEUR.

ncpo.Uum album, qui sont très durs, noirs et brillants,puis on les y fait pénétrer en piétinant dessus ; onfait ensuite sécher ia peau . On détache les grainsqui se sont incrustés dans le cuir en le secouant et lebattant, et il 11 c reste plus dans le cuir tendu que le>cavités qu’ils y ont produites par pression. A l’aided’un instrument tranchant on etilète alors la surface dela peau, jusque près du niveau du fond de ces cavités. Onfait ensuite digérer le cuir, d’abord dans de l’eau, pui>dans une faible lessivede carbonate de soude. Les partiesprécédemment comprimées se gonflent, et donnentnaissance aux aspérités qui caractérisent la peau de cha-grin.

Pour colorer en noir le cuir ainsi préparé, on le sau-poudre encore humide de noix de gat.le pulvérisée,et lorsque sa surface s’est suffisamment imprégnée detannin, on la rend noire en l’imbibant de sulfate de fer.Pour lui donner une couleur bleue, on en imprègne lasurface à plusieurs reprises avec un mélange d’indigo,de chaux, de soude et de miel. Le rouge s’obtient avecun mélange de kermès et d’alun. Le vert se donne enimbibant le cuir d’une dissolution de sel ammoniac, lesaupoudrant avec de la limaille de cuivre et le roulantsur lui-mume ; il se forme un sous-chlorure vert decuivre qui s’imprègne dans la surface. Enlin, pour pré-parer de la peau de chagrin blanche, on passe sur lapeau une dissolution d’alun, puis une bouillie de farinede blé de Turquie , que l’on enlève en lavant avec unenouvelle dissolution d’ulun, et on frotte ensuite le cuiravec du suif ; ou en enlève apres l’excédant en lavant àl’eau chaude, et on fait sécher.

CHAINE ( angl . chain, ali. kctie). On distingue troisespèces de chaînes en fer, dont la fabrication et les usagessont très différents : l u les chaînes plates à maillesrégulières et non soudées, flexibles seulement dans deuxsens opposés, employées au lieu de courroies ou de cor-des, pour la communication du mouvement dans les ma-chines; '2" les chaînes ordinaires à mailles soudées, quiremplacent les cordes et câbles en chanvre, dans lesgrues, chèvres, cabestans, moufles , etc. ; 3° les chaînesà mailles étançonnées, pour le service de la marine(voyez cables en feu).

L’invention des chaînes de la première espèce est ducà notre célèbre mécanicien Vaucanson ; mais nous fe-rons observer que les chaînes à la Vaucanson ne sontpas appropriées aux cas où il y a à vaincre une certainerésistance, parce que leurs mailles n’étant pas soudées,ne sont pas capables de supporter, sans s’ouvrir, uneffort un peu considérable; d’un autre côté, dans lesmachines de fatigue telles que les bancs à tirer, le frot-tement qui a lieu incessamment à chaque articulationuse les mailles et les allonge, de sorte que la denture :des tambours, qui est invariable, n’étant plus exacte- |ment en rapport avec l'espacement des mailles, l'engre-nage devient défectueux et meme impossible au bout detrès peu de temps.

On fait d’autres chaînes à mailles non soudées, maisqui s’assemblent avec des goupilles rivées ou des bou-lons ; telles sont ; les chaînes des barillets des montres,les chaînes sans fin des machines à draguer, des no-rias, des chapelets, celles des bancs à tirer, etc., etenfin celles de M. Galle , employées avec succès dans lesmines pour l’extraction des minerais.

Les chaînes à mailles soudées se font en enroulantautour d’ua mandrin, d’un diamètre égal à* celui del’intérieur de l’anneau, une tringle de fer rond d’excel-lente qualité et de grosseur convenable, préalablementchauffée au rouge. En coupant ensuite obliquementchacune des spires, on obtient autant d'anneaux rondsprêts à être soudés et sensiblement égaux.

La soudure se Lait comme ù l’ordinaire sur un petitfeu de forge, et sur la pointe arrondie d’une bigorne.Le forgeur, après avoir passé l’anneau à souder dans

l’anneau précédemment soudé, rapproche l’un de l’autreles deux bouts coupés obliquement et les soude en uneseule chaude. Il donne en même temps à la maille laforme ovale ou allongée qu’elle doit conserver.

Quelque soin qu’on apporte à la fabrication deschaînes, on ne peut cependant répondre de leur soliditéqu’après les avoir soumises à l’épreuve, en leur faisantsupporter un effort au moins double de celui qui doitconstituer 1> ur charge habituelle.

CHALEUR. L'importance du rôle que joue cet agentdans les recherches scientifiques et l’industrie est bienconnue. Le moyen le plus simple d’apprécier ses diversdegrés d’intensité est évidemment la dilatation descorps, et c’est sur ce principe que sont fondés les diversthermomètres, qui prenuent le nom de pyromètres , lors-qu’ils sont destinés à évaluer des températures élevées.Tous les corps tendent constamment à perdre par rayon-nement la chaleur qu’ils renferment; cette faculté con-stitue leur pouvoir émissif. Le pouvoir émissif d'un corpsest d’autant plus grand que sa surface est moins polieet moins brillante ; par conséquent les corps métalli-ques sont ceux qui ont le moindre pouvoir émissif.

Chaque corps se trouvant sur le passage de quelques-uns des rayons émanés des autres corps, il en absorbeune partie et réfléchit le reste. Ce pouvoir absorbant varieavec la nature de la surface de la même manière que lepouvoir émissif. Il s’ensuit par conséquent que le pou-voir réflecteur variera en sens inverse des deux premiers,et en sera le complément.

La chaleur, en se réfléchissant sur des corps opaquesou en traversant des corps transparents, suit les mêmeslois que la lumière ; on peut dune obtenir des foyerscalorifiques tout comme on obtient des foyers lumi-neux.

Les divers corps ont une conductibilité pour la cha-leur très différente. Les métaux sont bons conducteursde la chaleur, tandis que les matières pierreuses outerreuses, les liquides et les gaz, le sont fort peu ; maisdans ces derniers, lorsqu’on chauffe le fond des vasesqui les renferment, il s’établit par suite de la diminutionde densité, provenant de réchauffement des couches in-férieures, des courants incessants, qui en déterminentpromptement réchauffement.

Nous avons déjà dit que la chaleur dilatait les corps,c’est-à-dire que leurs dimensions s’accroissaient au furet à mesure que leur température s’élevait. Cette dila-tation varie pour les différents corps ; elle est plusgrande pour les gaz que pour les liquides, et plusgrande pour les liquides que pour les corps solides.Parmi ces derniers, les métaux sont les plus dilata-bles.

On désigne sous le nom de chaleur spécifique d’uncorps, la quantité de chaleur nécessaire pour élever latempérature d’un degré thermométrique; elle est trèsvariable scion la nature des corps. On la rapporte ordi-nairement à celle nécessaire pour élever d’un degrécentigrade la température d’un kilogramme d’eau, quel’on prend pour unité et que l’on désigne sous le nom decalorie.

Lorsque des corps solides passent à l’état liquide, ouque de l’état liquide ils passent à l’état gazeux, ils ab-sorbent dans ce changement d’état une certaine quantitéde chaleur variable suivant leur nature, et qui porte lenom de chaleur latente. Ainsi la glace en sc liquéfiantabsorbe 75 calories. Réciproquement, lorsqu’un corpspasse de l’état gazeux à l’état liquide, ou de l'état li-quide à l’état solide, il dégage une certaine quantité duchaleur latente; ainsi, lorsqu’on fait arriver -1 kil. devapeur d’eau clans 5\50 d’eau à ü", on obtient G I ‘,5Üd'eau bouillante.

Quant aux sources de chaleur, ce sont : 1° le soleil ;2 1 ’ la pression, la percussion et le frottement; 3“ lesactions chimiques. Comme exemple de la seconde,