CHALUMEAU.
CHALUMEAU.
nous rappellerons le briquet pneumatique (voyez aircomprimé), le frottement des essieux contre les
moyeux des roues, etc. Les actions chimiques sont
les sources de chaleur artificielle les plus fréquentes etles plus employées, telles sont la combustion*, etc.
Nous n’avons qu’énoncé bien rapidement les princi-pales propriétés de la chaleur, leur étude étant duressort de la physique, mais nous aurons l’occasion doles développer en détail, dans toutes leurs applicationsindustrielles, dans le cours de eet ouvrage.
CHALUMEAU {angl. bloivpipc, ail. lœthrohr). Jus-qu’à ces dernières années la lampe à souder appeléechalumeau était un instrument d’une construction trèsgrossière. Une flamme d’huile ou de graisse alimentéeau moyen d’une mèche plus on moins grossière, plus oumoins massive, et dans laquelle on insufllait de l’air àpleins poumons à l’aide d’un tube recourbé, tel était cetinstrument si répandu dans les ateliers et dans les labo-ratoires. Aujourd’hui d’ingénieuses et importantes mo-difications étant à peu près généralement adoptées, nousallons décrire deux de ces instruments les plus perfec-tionnés. Tous deux sont de l’invention du comte Ê. Des-bassayns de Richemont dont le nom était déjà connuen chimie.
Le chalumeau aérhydrique, brûlant un mélange d’hy-drogène et d’air et donnant une flamme intense et viveaussi mobile que peut l’être un crayon qu’on tient à lamain, est employé pour la soudure du platine par l’or,pour la brasure du cuivre et surtout pour la soudureautogène du plomb, sans aucun alliage d’étain. 11 est fortusité pour cette dernière application dans les fabriquesd'acide sulfurique et autres produits chimiques.
L’appareil dit de sept litres, dont on se sert le plusgénéralement, sc compose d’un producteur de gaz, d’unsoufflet et d’un double robinet à potence sur lequel scraccordent des tubes de caoutchouc et une tige de cui-vre formant chalumeau. Le producteur destiné à four-nir de l’hydrogène par la décomposition de l’eau aumoyeu du zinc (ou du fer) et de l’acide sulfurique, est re-présenté dans la fig. 395. 11 est construit sur le principede la lampe deGay - Lussac.
Ainsi on remplitde rognures dezinc toute la ca-paeitéinlerieiiropar la bouche Aqu’on refermehermétique-ment. On verseen B dans lacapacité supé-rieure un mé-lange d’acidesulfurique etd’eau à 20“
Baumé. Le mé-lange descen-dant par le tuyauU C C, remontedans la partieinférieure jus-qu’à ce que l’airqui s’y est in-troduit en met-tant lezincet qui se comprime ne trouvant aucune issuepour s’échapper, fasse équilibre à la colonne de liquide.Comme le zi ne repose sur un double fond DD, placé préci-sément à la hauteur que doi t atteindre le liquide retenu pa vl’air comprimé, il arrive que le zinc reste d’abord présen ei-de tout contact avec le mélange acidulé Dans cet étatle producteur est ce qu’on appelle chargé. Veut-on fairefonctionner l’appareil et produire du gaz, on ouvre le
robinet R (et ceux qui pourraient lui correspondre plusloin) de manière à donner issue à l’air comprimé. Enmême temps que l’air s’échappe, le liquide monte, samet en contact a\ cc le zinc et le gaz hydrogène sc dégage. En un instant l’appareil est complètement purgéd’air. Le gaz passant par E, — (le robinet R étant ou-vert,) sort en G dans le flacon de sûreté F où il traverseune légère couche d’eau introduite préalablement parl’ouverture H, au moyen d’un petit entonnoir. Nousverrons plus loin comment ce gaz est brûlé. Veut-onarrêter la production du gaz, on referme le robinet R,le gaz qui continue à se développer pendant quelquesinstants par suite du contact du zinc avec le liquide, secomprime ne trouvant plus d’issue, pèse sur le liquidequi remonte par le tuyau C C C dans la partie supérieure,jusqu’à ce que son niveau dans la partie inférieure soitau-dessous du double fondDD. Dès lors il n’y a plusde contact entre le liquide etle zinc et par conséquentplus de dégagement de gaz.S’agit-il de remettre l’appa-reil en fonction, on rouvrele robinet R, le gaz com-primé s’échappe, le liquideremonte, atteint le zinc etreproduit du gaz en propor-tion et au fur et à mesure dubesoin.
La fig. 396 représente lesoufflet qui, mis en mouve-ment au moyen d’une pé-dale, fournitPair nécessaire.
Que maintenant on rac-corde l’extrémité L du tubede caoutchouc sur l’ouver-ture Il du producteur et l’ex-trémité S sur la prise d’airP, et l’appareil (fig. 397) estprêt à fonctionner. L’ouvrierprend alors à la main la tigede cuivre NNN, il ouvre lerobinet R et entr’ouvre lerobinet correspondant M , legaz qui s’échappe par l’ex-trémité d’un gland percé enO, étant allumé, donne d’a-bord une flamme molle etrougeâtre; le soudeur en-tr’ouvre également le robi-net à air U, jusqu’à ce quela flamme devienne vive,prenne une teinte bleuâtreet s’allonge sous la formed’un pinceau effilé.
Ou conçoit que l’ouvriertient ainsi à la main, au boutde la tige de cuivre raccor -dée sur un long tube decaoutchouc, un véritable ow-til de feu. Des appareils, con-struits pour la marine royale,ont pu brûler plusieurs cen-taines de litres de gaz etd’air à la minute, soit parune seule ouverture, en unseul jet de flamme, soit parune quantité d’ouverturesrapprochées les unes des autrès sur une pomme d’arro-soir. On peut sc faire m:nidée de la puissance d’un397. pareil instrument de feu, qui