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CHALUMEAU.

CI I AN V K K.

sous un petit volume peut toujours être appliqué surplace et dans toutes les positions possibles. Quand ils agit do souder deux lanières de plomb, le dard deflamme en réunit les bords en une seulemasse homogènepar une fusion instantanée et limitée au point seul quel’on veut fondre. Nous aurons occasion de reparler plusloin, àl’article soudure, des divers emploisde la flammeaérhydrique au travail du plomb, du cuivre, du zinc etdu platine.

Le chalumeau à tapeurs combustibles (fig. 398), brû-

lan: des vapeurs d’essence de térébenthine chauffée,remplace l’ancien chalumeau à huile dans les atelierssi nombreux d’orfèvres, bijoutiers, fabricants de bronze,dentistes, émailleurs, etc. Un flacon de verre, à niveauconstant, alimente d’essence de térébenthine une pe-tite chaudière en cuivre sous laquelle brûle une lampeà esprit de vin L. Un thermomètre T, plongeant dans1 essence, indique la température convenable pour opé-rer. Un soufflet fournit en S, de l’air dans les deuxtub^s de caoutchouc AA et B IL En ouvrant le premierrobinet 11, l’air entre dans la chaudière en C au-dessusdu niveau de l’essence NNN, pour en ressortir en D.entraînant avec lui des vapeurs d’essence qui viennents’ul.umer en X. La flamme est d'abord molle et blan-châtre. Le second robinet r amène par le tube B B, que.termine la tuyère ou chalumeau JJ, un courant d’airforcé qui, s’injectant dans l’intérieur de la flamme, larend bleuâtre et vive, et lui donne la forme d'uti dardplu? ou moins épanoui. Elle est alors parfaitementpropre nôtre employée à la soudure des métaux précieuxet au travail du verre.

On peut affirmer qu’au moyen .de l’un ou l'autre desdeux chalumeaux que nous venons de décrire, le cha-lumeau aérhydrique ou le chalumeau h vapeurs combus-t'blts , il n’est pas de difïicultés dans l’art de souder quine disparaissent entièrement. Outre l’économie, qui estconsidérable relativement aux moyens anciennementemployés, pour la soudure du plomb notamment et pourle travail de la bijouterie ; ces instruments réunissent, les

meilleures conditions connues de proprefté et de salu-brité pour les ateliers. Aussi leur usage s’est-il promp-tement répandu partout où on a eu occasion de lesconnaître, et il est probable qu’il en sera ainsi d’un pro-cédé analogue dû au même inventeur et dont nous par-lerons à l’article fer à souder. dklbruck.

CHANDELLE (angl. talglicht, ail. kerzen ). Voyez

BOUGIE.

CHANVRE (angl. liemp, ail. lianf). Plante textileannuelle, dans laquelle les fleurs mâles et femelles setrouvent sur des individus séparés. La tige des piedsfemelles est plus forte et plus élevée que celle du chan-vre mâle (elle atteint souvent 2 et 3 mètres de hauteur;,et donne une matière textile plus grossière et moinsestimée. Le chanvre mûr perd en séchant à l’air de40 à 60 p. 100 de son poids. Séché à l’air, le chanvremâle renferme moyennement 26 p. 100 de chanvretcillé, et le chanvre femelle seulement 16 à 22 p. 100.Le chanvre teille séché à l’air ne renferme que 60 à65 p. 100 de filaments textiles, le reste se compose dematières étrangères solubles dans les lessives alca-lines; de sorte que 100 p. de chanvre vert ne donnentque 5 à 8 p. de filaments textiles. Ces filaments sontspécifiquement plus lourds, plus grossiers et plus ré-sistants que ceux du lin, et s’en distinguent lorsqu’ilsn’ont pas été blanchis parleur teinte jaunâtre.

La travail du chanvre est tout à fait analogue à celuidu lin (voyez ce mot).

CHAPEAUX (fabrication des) (angl. liât ma-nufacture, ail. but mâcherai). L'origine des chapeauxparaît ne pas remonter au-delà du douzième siècle etservait primitivement de signe distinctif au clergé; cene fut que deux siècles plus tard que leur usage devintgénéral parmi les laïques.

chapeaux de feutre. Les matières premières em-ployées dans la fabrication des chapeaux de feutre , sontles poils de castor, de lièvre, de lapin, etc. Pour lesfeutres grossiers on se sert de laines d’agneau et de cha-meau. Le feutrage repose sur cette propriété qu’ont lespoils de former, au moyen d’une légère agitation et dela pression, un tissu naturel tellement solide qu’on nepeut plus le diviser sans déchirement : c’est ce tissuqu’on appelle feutre.

Tous les poils ne sont pas naturellement susceptiblesd’être^feutrés ; les poils de castor, de loutre, de lièvre etde lapin, sont dans ce cas, tandis que la laine possèdecette propriété au plus haut degré ; aussi quelle que soitla qualité du feutre que l’on veut obtenir, est-on toujoursobligé d’ajouter une certaine quantité de laine d’agneauou de vigogne, pour former la trame et donner de la so-lidité à l’étoffe; quant aux autres poils, on leur com-munique la propriété feutrante au moyen d’une opéra-tion particulière qu’on nomme secrétage.

On commence par nettoyer ou degaler les peaux aumoyen du carrelet , petite carde très fine qu’on promènesur le poil; puis on frappe à la baguette jusqu’à cequ’il n'en sorte plus de poussière. Cela fait, on ébarbe,c’est-à-dire qu’au moyen de ciseaux on coupe la jarreou poil plus long qui dépasse le duvet,’au niveau decelui-ci. L’éjarrage étant terminé, ou soumet les peauxau travail du secrétage qui rend les poils aptes à mieux setortiller et à se trouver dans la meilleure condition pos-sible, pour pouvoir se feutrer ou s’accrocher les unsaux autres. Ce travail consiste à prendre une brossede sanglier, à la tremper dans une solution étendue denitrate de mercure, et à frotter avec force cette brossesur toute la surface du poil jusqu'à ce qu’il soit imbibéau moins jusqu’aux deux tiers de sa longueur. Cellesolution, qui n’est pas toujours la même chez tous lesfabricants, se prépare ordinairement en dissolvant 8 par-ties de mercure dans 64 p. d’eau forte, y ajoutant4 p. d’arsenic blanc et 2 à 3 p. de sublimé corrosif’, putai étendant de trois fois son volume d’eau de pluie.