CHAPE Al'X.
CHAPELET HYDRAULIQUE.
les fait moins apprécier aujourd’hui, cependant il estprobable qu’il en sera toujours fabriqué un petitnombre.
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Ces chapeaux sont toujours essentiellement com-posés d’un bord en feutre sur lequel est assemblé unpetit cercle en acier portant trois ou quatre montantsverticaux, qui supportent par leur extrémité supé-rieure un second cercle également en acier, destiné àsoutenir le fond du chapeau. Cette carcasse métal-lique est entourée d’une étoffe de laine noire, et garnieà l’intérieur d’une coiffe en soie. «
Ce chapeau ne plie que par l’effet d’articulationsplacées au milieu des montants verticaux. Le premierinventeur, Gibus, avait disposé ces articulations d’unemanière analogue à celle des couteaux qui se ferment,c’est-à-dire que la partie supérieure, en s'ouvrant,venait reposer sur un talon pratiqué en arrière del’axe de rotation adapté à la partie inférieure.
Cette disposition offrait ceci de gênant qu’il fallaitsecouer le chapeau pour l’ouvrir, et le presser sur lemilieu pour le.fermer. Aussi ne rencontre-t-on plusce système dans le commerce, qu’avec un perfectionne-ment dû à M. Dufresne, chapelier, et qui consiste enun ressort à boudin attaché sur l’axe de la brancheinférieure d’une part, et de l’autre à un prolongementd’équerre, une espèce de manivelle adaptée à la bran-che supérieure. Le chapeau acquiert ainsi beaucoup desolidité soit pour rester ouvert, soit pour rester fermé,et pour l’ouvrir il suffit de déterminer le mouvementen éloignant le fond du bord; à partir d’un certainpoint (correspondant au point mort de la manivelle), lemouvement continue et le chapeau s’ouvre seul.
chapeaux de paille. La fabrication des chapeauxde paille se divise en trois operations tout à fait distinc- ,tes : 1° la préparation des pailles ; 2° la confection destresses; et 3° la réunion de ces tresses au moyen de lacouture ; ces deux dernières opérations se font à lamain et n’offrent rien de particulier. La meilleure pailleest celle du froment d’été, dont on dirige la culture demanière à obtenir des tiges très déliées. En Toscane ,on sème à cet effet le froment très serré sur des collinesexposées au midi. Lorsqu’il est presque mûr et que lesgrains ont acquis une consistance laiteuse, on arracheavec précaution les pieds aveq leurs racines, et on lesétale pendant 3 ou 4 jours sur Je sol afin de les dessé-cher. On en forme ensuite des bottes que l’on laisse à'.erre pendant 3 ou 4 semaines, jusqu’à complète dessic-cation. On les délie alors et on étend les tiges sur un
pré, en ayant soin de les retourner de temps en temps,afin de les blanchir par l’action simultanée de la roséeet des rayons solaires; on sépare ensuite les racines enluisant les tiges au-dessus du nœud infé-rieur, et on achève deblanchir les tiges enles soufrant soit immé-diatement , soit aprèsles avoir soumises àl’action d’un courantde vapeur d’eau. Voicicomment on opère lesoufrage : on prendune caisse ouverte parles deux fonds , quel’on place à 0 m , 15 en-viron au-dessus du sol;à 0 m , 15 du bord supé-rieur on pose un gril-lage sur lequel on éteh dles pailles, préalable-ment mouillées, parlitssuccessifs se croisantrespectivement à angledroit, puis on intro-duit sous- la caisse un réchaud plein de charbonsenflammés, et recouvert d’une plaque sur laquelle oninet des morceaux do soufre; on place ensuite sur lacaisse un couvercle qui ferme bien hermétiquement, onapplique des lisières de drap sur toutes les jointures, eton abandonne l’appareil à lui-même pendant 3 à 4 heu-res. Il faut prendre garde que la combustion du soufrene devienne trop violente, car la paille sc couvriraitde taches noires que l’on ne pourrait plus faire dispa-raître. On retire alors les pailles blanchies que l’onétend pendant une nuit sur le pré, afin de leur donnerla souplesse nécessaire, puis on les fend avec un instru-ment qui se compose d’une pointe armée vers sa tête deplusieurs tranchants équidistants, dont le nombre estégal à celui des lanières que l’on veut obtenir; cettepointe entre dans l’intérieur de la paille et sert à dirigerl’instrument. Le plus souvent on emploie ces pailles sansles fendre, et on les trouve dans le commerce entières etavec leurs épis.
CHAPELET HYDRAULIQUE. Cette machine quisert à élever l’eau se compose d’une chaîne sans fin,faite de maillons de cuivre articulés, portant des dis-ques en cuir fort, qu’on fait circuler à l’aide de deux tam-bours dont l’un est plongé daus l’eau. Ces disques pas-sant successivement dans un tuyau vertical ou inclinédont le bas plonge dans l’eau, et qui a le même calibreque les disques, élèvent l’eau de la même manière qu’unpiston de pompe ordinaire. Le produit de cette machineest égal à la surface d’un disque multipliée par la vi-tesse qu’on imprime à la chaîne ; la résistance est pro-portionnelle à la hauteur d’élévation de l’eau
CHARBON " ANIMAL. Voyez noir animal.
CHARBON DE BOIS (angl. charcoal, ail. holz-kohle ). Voyez carbonisation et combustibles.
CHARBON DE TERRE. Voyez anthracite,
HOUILLE et LIGNITE.
CHARBON DE TOURBE. Voyez carbonisationet combustibles.
CHARDON A FOULON (angl. teasel, ail. kardendistel). Plante qui croît dans la Normandie et le midide la France , et qui appartient à la famille des char-dons. Chaque, plante donne moyennement 10 à 1o tê-tes ; celles-ci sont employées pour lainer les draps avantde les tondre ; les plus estimées viennent des environsd’Avignon .
CHARRUE. Plutarque prétend que l’art du labou-rage a été enseigné à nos pères par le porc, fendant la