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A-F.
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rilARRUK.

CHARRUK.

Ic laboureur peut Oter lui-même et remettre chaque foisque le besoin de changer le soc se fait sentir.

Los socs se font généralement en fer, t haussé d’unelame d’acier soudée sous le tranchant. Les socs améri-cains sont complètement en acier, et un tiers au moinsde leur poids consiste en matière à user. Kn Angleterreon sc sert de socs en fonte.

Le côté tranchant de l’aile des SOC3 de charrue à ver-soir iixe, forme avec le côté opposé un angle plus oumoins aigu, mais qui est généralement de 45". Plusconsidérable, la bande de terre soulevée est plus large ;plus faible, le soc pénètre avec plus de facilité.

Le covtre. — Nous avons dit quel est l’usage ducontre Kn principe, il devrait être aligné en entier dansle sens de la pointe du soc; mais comme on fixe lemanche au milieu de T âge, s’il tombait perpendiculai-rement il se trouverait trop à droite. On le dirige doncobliquement vers la gauche ; mais la résistance qu’iléprouve dans le sol, par suite de cette obliquité, peut6e trouver sensiblement augmentée dans les labours dequelque profondeur. On a remédié à cet inconvénient enfabricant des contres à manches coudés. La forme ducontre varie, mais le plus souvent il se recourbe lé-gèrement en avant, comme les faucilles, et dans ce cas,sa puissance s’exerçant obliquement de bas en haut, ilcommence en quelque sorte le travail du soc qui vientderrière lui. Dans tous les cas, le coutrc doit toujoursêtre incliné vers l’extrémité de Page, et son tranchantdoit être aciéré.

Le sep. — Le sep reçoit le soc à sa partie antérieure,et assez communément l’origine du manche à la partiepostérieure. 11 glisse au fond du sillon, de manière às’appuyer sur la terre non labourée, du côté opposé auversoir. 11 faut donner au talon du sep et à sa partielatérale un poli aussi complet que possible, pour dimi-nuer les résistances provenant de son frottement sur lesol. On le construit en hêtre, en chêne, ou on le garnitde bandes de fer. L’avantage d’un sep long et large estde bien tenir la raie et de rendre le mouvement de lacharrue plus régulier et son maniement plus facile;mais le frottement est considérable. Kn Angleterre, ona imaginé de porter le talon sur deux roues, ou mêmede le diviser de manière à y loger une seule roue, fixéedans une mortaise, au moyen d’un axe qui traverse lesep dans son épaisseur.

Le versoir. —Le versoir est destiné à soulever labande de terre, à la déplacer et à la retourner de côtédans la raie précédemment ouverte. Les versoirs sontplans ou contournés. Les premiers donnent des résultatstrès imparfaits quant au versement de la terre, et aug-mentent considérablement le tirage. Les versoirs con-tournés se sont depuis un certain nombre d’années mul-tipliés en France d’une manière remarquable. Leurforme géométrique a été déterminée pour la premièrefois par Jefferson, président des Etats-Unis . Cette formevarie d’ailleurs suivant les différentes conditions du la-bour et la qualité des terrains. Dans les terrains légers,une courbure considérable produit un bon effet, et dansles sols plus consistants, avec une concavité moinsgrande, on arrive à de meilleurs résultats. Le versoir,d’après Thaër, doit être combiné de manière à retournerla bande obliquement plutôt qu’à plat. « Cette inclinai-son, dit-il, est précisément celle qui, au moyen des es-paces restés vides entre chaque tranche, opère l'ameu-blissement du sol de la manière la plus parfaite ; carl’air est ainsi en quelque sorte renfermé dans la terre,et entre en contact même avec, la partie inférieure dusol— Cette surface a beaucoup plus de points de con-tact avec l’atmosphère, et la herse y a une action bienplus variable que sur une surface unie, à tel point quenon seulement la terre en est pulvérisée, mais que lesracines qui y sont contenues sont arrachées par cet in-strument.... L’avantage des versoirs concaves-convexcs,

c’est qu'au moyen do leur courbure, la terre en sréie\ antest tournée sur son axe, de sorte qu’à mesure que lemouvement s’opère, la bande, entraînée par son proprepoids, se détache d’elle-même après un court frotte-ment. Les versoirs sont en bois, ou mieux, en fer battuou en fonte. Ils se fixent à la charrue, soit antérieure-ment, au moyen de boulons adhérants au montant dedevant qui unit le corps du sep à la baye, ou par unboulon horizontal qui traverse le sep et autour duquelle versoir peut être élevé ou abaissé verticalement ; soitpostérieurement, contre le corps du sep et le montant doderrière.

Cage. — L’age ou la haie sert à transmettre aucorps de la charrue le mouvement de progression. Il estfixé sur le devant de la charrue par un montant, à l’ex-trémité inférieure duquel s’unissent le sep et le soc, etsur le derrière par le manche, ou bien par deux élan-çons, ou enfin par un étançon et le prolongementdu manche. Quand l’ago est convenablement fixé,la charrue marche parallèlement à la surface du sol.On obtient l’entrure et l’horizontalité voulues dans lescharrues à avant-train, en élevant ou abaissant la hayesur son point d’appui, ou en diminuant ou augmentantla longueur de la partie de l’age située entre la selletteet le corps de la charrue. Dans les araires, le mêmeeffet s’obtient au moyen d’un régulateur dont nous al-lons parler.

le régulateur. —Le régulateur sert à régler l’cntrurede la charrue, et clans son état de perfection, à modifierlu largeur de la raie ouverte par le soc. Pour les char-rues à avant-train, tout cc qui contribue à élever ou àabaisser lu baye sur son appui, à rapprocher ce pointou à l’éloigner du corps de la charrue, ou enfin à mo-difier l’action du tirage, doit être considéré comme ré-gulateur. On se sert d’une simple broche qui maintientl’anneau où s’attache la chaîne de tirage, et qu’on peutfixer plus ou moins haut sur l’age, de rondelles qui, parleur interposition en plus ou moins grand nombre,éloignent ou rapprochent ladite broche du point de ti-rage, de deux montants percés de trous, le long desquelson fait glisser la sellette, ou même d’une vis qui élèveou abaisse rapidement la sellette sur laquelle repose lahaie.

Dans les araires, le régulateur est toujours fixé àl’extrémité antérieure de la flèche, parce que c’est làqu’est le point d’attache des traits ; il sert à les hausserou à les baisser, suivant l'entrure qu’on veut obtenir.Nous donnons (fig. 415) le régulateur adopté par

M. de Dombaslepour son araire per-fectionnée. C’estune boîte en fer A,qui embrasse unchâssis B, sur lequel elle peut glis-ser indistinctementà droite ou à gau-che , et qui est tra-versée par une tigeà crans C. La boîteet la crémaillèrepeuvent se mouvoirindépendammentl’une de l’autre ; lapremière horizonta-lement ,la secondeverticalement , et.toutes deux se fixerMo* solidement, lors-

qu’il y a lieu, au moyen d’un écrou à vis. On voit bienque suivant le mouvement donné à ces deux pièces, lecrochet d’attache D sera élevé, abaissé, porté à droite,à gauche, suivant la volonté du laboureur.

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