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A-F.
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CHAKRUK.

CHARRUE.

mité antérieure passe dans ranneau n (iig. 4lSj, et sonextrémité postérieure vient passer sur la chaîne DE,que l’on allonge à volonté et qui transmet la pressionsur le manche I, et de là sur le ta’on du sep R. C’est lelevier de pression.

La chape K, qui porte le crochet de tirage, tournesur l’extrémité L des armons, et peut être arrêtée dansune position convenable pour que la direction du tiragese rapproche le plus possible de la direction de la lignede résistance.

Nous avons dit qu’on avait confondu en un seul,deux de ces leviers. Ce sont ceux des armons et depression. Qu’on remarque en effet que ces deux leviersn’agissent jamais simultanément. Quand la charrueest au repos, le levier des armons soutient l’avant-trainet l’empêche de se baisser vers la terre; l’autre levierest au repos. Dès que les chevaux se mettent en mar-che, l’effort qu’ils exercent tend à relever les armons;le premier levier devient donc inutile, ce n’est plus quele second qui agit, en transmettant au mancheron une

partie de l’effort de traction. On avait pensé qu’il étaitnécessaire de lui donner pour point d’appui le dessousde l’essieu. Mais il est bien évident qu’il doit agir dola même façon, s’il est fixé d’une manière rigide audessus de l'essieu, et de là à le transformer en levierdes armons, le passage était facile, puisque ce levierétant rigide, et le poids du sep et du soc, qui agit surson extrémité postérieure, étant supérieur à celui desarmons, rien ne s’oppose à ce qu’il maintienne les ar-mons à une hauteur convenable à l’état de repos.

Les avantages de la charrue Grange sont :

1° De diminuer la peine du laboureur; puisqu’unlevier vient peser sur le mancheron et sert à maintenirla charrue à sa profondeur dans le sillon, avec d’autantplus d’efficacité et de mesure, que cette force agit tou-jours simultanément avec le tirage.

De diminuer la force du tirage; en effet, quandles chevaux tirent et soulèvent les armons, ils soulèventen même temps l’extrémité du levier de pression etrejettent ainsi presque tout le poids de l’avant-trainsur l’arrièrc-train. Les roues n’éprouvent plus alorsqu’un léger frottement, elles ne pèsent plus sur le solet n’augmentent pour ainsi dire le tirage que du poidsde l’avant-train, comparativement aux charrues sansavant-train.

L’action réelle de ce levier de pression est de faired’une charrue à avant-train une charrue sans avant-train : car ce levier, en liant invariablement les deuxtrains, remplace bien l’age horizontal de l’araire dontnous avons donné le dessin. Les roues deviennent desroues modératrices, comme on en met quelquefois auxaraires perfectionnées. Mais alors quel mérite a uneinvention qui ne fait que reproduire, sous la forme d’unecharrue à avant-train, l’araire déjà connue, si elle seborne à reproduire scs avantages sans y en ajouterd’autres?

A cette question, on peut répondre que la charrueGrange a sur les araires en général un avantage incon-testable. Les araires sont fort difficiles à' bien con-struire, et quand elles sontmal construites, elles de-viennent très difficiles àconduire ; tandis que dansune charrue à avant-train,lorsqu’il y a des défauts, lelaboureur peut plus aisé-ment remédier aux incon-vénients de constructionpar la manière dont il con-duit, dont il tient Tarnère-train, un peu de force luisuffit souvent pour remédierà ce défaut. Dans les au-tres, au contraire, la forcene fait rien ; l’adresse etl’intelligence peuvent bienquelquefois suppléer à laforce; mais combien n’est-il pas plus facile de trouver un garçon laboureur d’uneforce suffisante pour conduire une charrue qui n’exigequ’un peu de force , qu’un garçon laboureur d’uneadresse et d’une intelligence suffisante pour conduireune charrue difficile !

Ajoutons un extrait de l’instruction que Grangé luimême a donnée pour régler et conduire sa charrue.

Pour obtenir la longueur et la profonHeuv désirées,on doit incliner le corps de la charrue à droite pouravoir une plus grande largeur, à gauche pour l’avoirmoindre. Cette inclinaison se donne à droite, en éle-vant la sellette vers l’essieu. Pour la profondeur, onélève ou abaisse la broche en fer qui traverse horizon-talement les deux montants, en élevant la broche on amoins de profondeur, en l’abaissant ou en a plus.