CHAUDRONNERIE.
CHAUDRONNERIE.
machine; en agissant autrement il mettrait la chau-dière en danger. Si, malgré tontes les précautions ci-dessus, le chauffeur, trompé par des appareils indica-teurs, qui seraient défectueux à. son insu, venait àreconnaître que l’eau est descendue accidentellementdans la chaudière au-dessous du niveau supérieur descarneaux, il devrait immédiatement fermer le registrede la cheminée et ouvrir les portes du foyer, afin de ra-lentir l’activité de la combustion et faire tomber laRanime; il sc garderait bien de soulever les soupapes desûreté et maintiendrait les portes du foyer ouvertes,jusqu’à ce que le jeu de l’appareil alimentaire eût faitremonter l’eau dans la chaudière à son niveau habi-tuel, tracé sur le parement extérieur du fourneau, etqui doit être au moins d’un décimètre au-dessus de lapartie la plus élevée des carneaux, tubes ou conduitsde la flamme et de la fumée. P. debette.
CHAUDRONNERIE. La chaudronnerie est l’art deconfectionner les vases métalliques destinés au chauf-fage des corps, ou pour mieux dire on comprend sousle nom de chaudronnerie le travail do tous les métauxen feuilles, soit qu’il s’applique à la confection devases divers dont a besoin la grande industrie ou l’éco-nomie domestique, soit à la confection d’une foule deproduits que l’on fabrique avantageusement en em-ployant des feuilles métalliques et surtout la tôle defer* On peut'diviser les procédés employés en troisclasses :
Ceux où la forme est donnée par estampage aubalancier et matrices successives. Ce sont ces pro-cédés d’emboutissage qui servent exclusivement à lafabrication des ustensiles en per battu (voyez cemot) ; nous en traitons dans une foule d’articles duDictionnaire; voyez notamment Emboutissage etBanc a tirer. Dans ce dernier article, le banc àrepousser de M. l’aimer est essentiellement un procédéd’emboutissage sans choc, mais sauf cette différencede même nature que les procédés que nous rangeonsdans cette division.
<2° Ceux qui ont pour base le travail au marteau,à l’aide d’outils simples et peu nombreux, et où lespièces sont réunies par soudure. Telle est la ciiaudron-nerie de cuivre qui sert ii la confection de presquetous les ustensiles de cuisine. Nous l’appellerons lapetite chaudronnerie ;
3° Ceux qui ont pour cachet la réunion des piècespar rivets et qui s’appliquent surtout à la confectiondes chaudières à vapeur, fabriquées en général en fortetôle. Ils constituent les procédés de la grosse chaudron-nerie ,
n.TJTE chaudronnerie. Le cuivre rouge, qui estle plus souvent employé, est un métal très bon con-ducteur de la chaloir. Il est trop mou quand il n’a pas étééerouï par un martelage, par un battage en froid surune enclume; cette condition est remplie tout naturel-lement par le travail, puisque c’est en profitant de lamalléabilité du cuivre qu’on lui donne par le martelageles formes voulues.
L’opération la plus difficile du chaudronnier, celledans laquelle excellent quelques habiles ouvriers, estl’opération de la retreinte ou du retreinl. Elle a pourbut de façonner avec le marteau une plaque de cuivre,de manière à lui faire prendre une forme concave sanssoudure. On emboutit d’abord la plaque en frappantau milieu, sur un tas, avec un marteau à tête ronde.Quand le métal a pris de la dureté, on le recuit en lefaisant rougir au feu, puis on laisse refroidir. On réi-tère cette opération autant de fois qu’il est nécessaire.Lorsque la plaque a été suffisamment emboutie par cetravail, on pose la partie concave sur une bigorneronde et l’on frappe en dehors, afin d’étendre le cuivreen ménageant toujours les bords.
Il faut éviter de laisser tomber le marteau plusieurs
fois sur la même place; il vaut mieux, à chaque coupde marteau, faire tourner tant soit peu le vaisseau. Eulaissant tomber le marteau trop souvent à la mc*mcplace, on risque de la voir bomber en travaillant laplace suivante, parce que le cuivre sera devenu tropdur, aura perdu toute malléabilité. A chaque tour ondoit obtenir une surface bien planée, bien unie, ce quia lieu seulement quand tous les coups de marteau ontporté bien également ; sinon, au second tour, cette sur-face se déformera. C’est le seul moyen d’éviter les pli>,les déchirures du cuivre, qu'on s’efforce, quand il y alieu, de cacher à l’aide de la soudure, ce qui ne donnejamais qu’une pièce défectueuse et sans valeur.
Bien que par la retreinte on puisse faire en cuivrerouge (ou en autres métaux malléables, car le procédéest le même pour la fabrication de bien des piècesd’oREÉVRERiE) des pièces de formes assez compli-quées, cependant il est plus simple et plus économiqued’assembler diverses parties par soudure.
Four l’opérer, on découpe les bords qu’on veut join-dre en tenons et mortaises, avec le soin convenablepour qu’après avoir soudé ces bords l’épaisseur soitpartout de même. Ensuite on joint les bords et on leslie pour les maintenir momentanément ensemble; oncouvre les joints avec du borax mouillé et l’on disposedu côté intérieur les grains de soudure. On expose àun coup de feu, la soudure fond et coule dans les in-terstices. La pièce est alors aussi solide que si on l’a-vait retreinte. C’est en opérant comme nous venons dele dire qu’on rapporte un fond circulaire sur une partiecylindrique, opération qu’il faut répéter pour la fabri-cation de presque tous les vases culinaires.
Nous avons supposé dans ce qui précède qu’il s’a-gissait d’appliquer la soudure forte, qui permet de for-ger les pièces soudées connue si elles étaient d’un seulmorceau. Cette soudure est ordinairement formée dehuit parties de laiton et une partie de zinc. Voicicomment on la prépare : on fait fondre le laiton dansun creuset et l’on y jette le zinc chauffé ; on agite lemélange et on le verse sur un balai de bouleau qu’ontient au-dessus d’un vase d’eau. Cette soudure en gre-naille est fusible et très malléable.
On peut augmenter la proportion de cuivre qui entrodans cette soudure; elle devient d’autant plus forte etmoins fusible. On peut aller jusqu’à 46 parties de cuivrepour 1 partie de zinc.
Four les soudures qui ne nécessitent pas une granderésistance on se contente de la soudure tendre, c’est-à-dire de la soudure ordinaire des plombiers, composéede plomb et d’étain, dont on fait varier les proportionsen raison de l’ouvrage à exécuter. Les bords à réunir,préalablement décapés et étamés, sont réunis et lasoudure appliquée très rapidement à l’aide d’un sou-doir. Le travail est le même que celui des ferblantiers,qui réunissent les pièces grâce à la facile adhésion dela soudure avec l’étain qui recouvre la surface du fer-blanc.
Nous ne dirons rien ici de la grosse chaudronneriede cuivre, qui emploie des outils plus puissants que lemarteau mû à la main; nous en traitons à la fin del’article grosse chaudronnerie , qui va suivre.Nous ajouterons seulement un détail au sujet de la fa-brication des tubes de locomotives, dont nous donnonsplus loin la description. Elle, se rapporte à la manièrede disposer la soudure sur une longueur aussi grandeque celle d’un tube de locomotive.
On prend une petite gouttière demi-ronde, de 15 mil-limètres de diamètre environ et de la longueur du tubeà souder ; on la remplit rase de soudure forte préala-blement baignée dans «le l’eau. Cela fait, on recouvrecette soudure d’une couche de borax en poudre, puison introduit la gouttière dans le tube, de manière queson milieu corresponde à la ligne de réunion des bords