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CHAUDRONNERIE.

CHAUDRONNERIE.

l*èvc la pièce et l’on procède à une nouvelle opéra-l tou.

On voit qu’avec cette machine, la tôle prend cxac-îement la forme du cylindre sur lequel elle s'ap-plique, et que par conséquent il faut changer ce cy-lindre suivant la courbure que l’on veut donner auxfeuilles. 11 existe d’autres machines à cintrer compo-sées de trois cylindres parallèles et disposés de tellesorte, qu’en réglant convenablement leur écartementrespectif, on peut obtenir des courbures de rayons va-riés, mais l’expérience a prouvé que le résultat de leurtravail n’est jamais aussi bon que celui de l’appareilque nous avons décrit. En effet, c’est toujours par tâ-tonnements que l’on règle l’écartement, relatif des troiscylindres, et il est fort rare que l’on arrive à produireexactement le diamètre voulu ; toutefois, et entre lesmains d’ouvriers qui s’en servent continuellement, cesmachines peuvent encore donner de bous produits, eton les emploie assez fréquemment; mais il est certainque leur action ne peut jamais être aussi sûre et aussirégulière que celle qui résulte de l’emploi d’un cy-lindre d’une courbure précisément égale à celle quel'on veut donner à la tôle.

Les différentes opérations dont nous venons de nousoccuper sont celles qui précèdent l 'assemblage des tôlesentre elles, ou avec d’autres pièces de fonte ou de fer.Ces pièces supplémentaires sont employées dans tousles cas où il serait trop dirHcile de donner à la tôle elle-même les formes auxquelles on est obligé de se con-former; jamais, par exemple, on ne coude les tôles àangle droit, parce qu’elles perdraient de leur solidité ;les feuilles sont assemblées, dans ce cas, sur des fersd’angles ou fers à cornières , que l’on fabrique spécia-lement pour cet objet dans les forges à laminoirs.

De même, quand il s’agit de donner de la rigidité àde grandes surfaces, on assemble de distance en dis-tance les feuilles de tôle sur des fers dont la sectionprésente la forme d’un T, ou sur deux fers à cornièresaccolés sur l’une de leurs faces, ce qui produit le mêmeeffet.

Tous les assemblages de chaudronnerie s’exécutent,comme nous l’avons déjà dit, au moyen de rivets ouclous à deux têtes posés à chaud, et dont le refroidis-sement opère sur les pièces à réunir un serrage exces-sivement énergique. Les rivets doivent être faits enfer doux et nerveux se travaillant bien à chaud et noncassant à froid ; ils se fabriquent comme les clous,mais on emploie avec avantage le petit appareil sui-vant :

Cet appareil (fig. 438, 439, 440) se compose d’unemasse en fonte de 0"',60 à 0"‘,70 de hauteur, évidédans le milieu et présentant à sa partie supérieure laforme d’une enclume ordinaire, tandis que l’extrémitéinférieure se termine par un empâtement qui repose surune chabotte en bois. Le vide ménagé au milieu de lamasse est occupé : 4° par la elouière dans laquelle onengage la tringle eu fer qui forme le rivet; 2° par unetige en fer appuyée par sa base sur le socle de l’enclume,et portant à son extrémité supérieure une douille aufond de laquelle vient s’appuyer le bout du rivet ; 3° parun levier qui prend son point d’appui sur l’enclumemême, et dont une extrémité est engagée dans une four-chette disposée sur le milieu de la tringle.

On voit facilement qu’après avoir forgé la tête durivet, il sulbt d’appuyer sur le levier pour soulever latringle, et par conséquent pour faire sortir le rivet dela elouière : cette disposition accélère beaucoup letravail.

On change la elouière et la tringle à douille suivantle diamètre et la longueur des rivets que l’on fabrique :cet outil convient également au forgeage des boulonsde diverses longueurs ; il suffit d’avoir une douille d’unelongueur suffisante, les trous ménagés sur les deux

U i il

440.

faces de l’enelu-

njcpermcttantde

placer le levier àla hauteur vou-lue par la lon-gueur du boulon.

La dispositionde cet appareilrend la fabrica-tion des rivetstrès régulière ettrès rapide; ce-pendant on peutaussi les faire parur. procédé méla-nique , et nouscroyons devoirdonner à la pagesuivante ( figure441 ) le croquisde la machineque M. Lemaîtreemploie pour cetobjet.

Cette machineest disposée dansle genre des ma -chines à percer439. et fonctionne de

la même manière. S ur I e de lamachine on a disposé une pièce defonte circulaire, mobile autour doson axe et portant à sa circonférenceune série de matrices que l’on peutfaire passer successivement sous lubouterolle engagée dans la partiemobile de l’appareil : cette auge enfonte est remplie d’eau afin qu’ellene s’échauffe pas trop vite.

Le jeu de cette machine est facileà concevoir : après avoir placé le ri-vet dont on veut faire la tête dansune des matrices, on l’amène sousl’outil que l’on fait agir immédiatement et qui d’un seul coup forme latête du rivet : pendant ce temps ona placé d’autres rivets dans les matrices et on les amène successive

ment sous l’outil, tandis qu’au moyen du levier disposésous le bâti, les rivets déjà terminés sortent immédia-tement de leur forme.

Cet appareil peut, comme on le voit, fonctionner avecune grande rapidité, et donner des produits d’une formeparfaitement régulière.

Les différentes opérations que nous venons de men-tionner, telles que le cisaillage et le cintrage des pièces,le percement des trous et la fabrication des rivets exer-cent évidemment une grande influence sur le résultatdéfinitif du travail; mais l’assemblage des pièces et lapose des rivets est assurément celle qui exige le plus desoin et qui demande à être exécutée avec le plus de per-fection, puisque c’est de là que dépend essentiellementla solidité et la beauté des ouvrages. Autrefois, et au-jourd’hui encore dans un grand nombre d’ateliers, larivure des tôles se fait à bras d’homme, mais on a réussià faire des machines qui exécutent ce travail avec beau-coup de célérité et avec un grand avantage sur l’an-cienne méthode. Nous donnons à la page suivante (fi-gure 442) le croquis d’une de ces machines.

Cette maoliine fonctionne comme tous les appareils-employés par M. Lemaître par l’action directe de lavapeur, et ce système diyà si heureusement imaginé pourles cisailles et les machines à percer, convient mieux