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A-F.
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CHAUDRONNERIE.

CHAUFFAGE.

chaudières et toutes les feuilles dont on veut augmenterla ténacité par le martelage. On obtient par ce procédéaussi simple qu’économique des produits, qui, à épais-seur égale, présentent une solidité beaucoup plus grandeque ceux qui résultaient de l’ancien travail.

Les assemblages par soudures ou brasages , sontbeaucoup plus employés dans la chaudronnerie decuivre que dans celle de fer; tous lès tuyaux en-tre autres sont confectionnés par cette méthode. Pourpréparer les tuyaux, on commence par découper desfeuilles de cuivre d’une largeur égale à la circonférencedéveloppée du tuyau, puis on les chanfreine sur les bordsqui doivent être réunis.

On emploie pour chanfretner les feuilles de cuivre,mi appareil dont le principal agent est une râpe cir-culaire de O" 1 ,20 à 0'”,2 ü de diamètre, faisant 300 à400 tours par minute, h l’action de laquelle on sou-met le bord des feuilles qui sont conduites avec unmouvement assez lent, également déterminé par la ma-chine. Quand les bandes de cuivre sont chanfreinées,elles sont repliées sur elles-mêmes au moyen d’un man-drin en fer que l’on engage avec la bande dans une fi-lière placée sur un banc-a-tirek. On obtient ainsides diamètres fort exacts que l’on peut encore régula-riser après la soudure par un autre passage à la filière.

L’outilhigedela chaudronnerie de cuivre est beaucoupplus simple que celui delà chaudronnerie de fer, ce faitrésulte, ainsi que nous l’avons déjà fait observer, de lagrande facilité avec laquelle ce métal se laisse traiter.Quoi qu’il en soit, il est évident qu’un grand nombred’opérations qui se font aujourd’hui à force d’adresseet d’imbitude de la part des ouvriers pourraient êtreexécutées plus économiquement et avec plus de précisionen employant des machines.

Nous terminerons cet article en présentant quelquesindications sur l’outillage des ateliers de chaudronnerie.

Ces ateliers doivent comprendre ;

L’ Des forges maréchales pour la préparation des ri-vets et de toutes les pièces travaillées qui doivent en-trer dans la confection des appareils ; chaque forge doitêtre pourvue des outils relatifs à sa destination spéciale,enclumes, matrices, mandrins, etc., etc.;

2° Des machines à cisailler et à percer en grandnombre ;

3° Une ou deux machines à cintrer avec un four àréchauffer les tôles ;

4" Quelques petits tours, une machine à tarauder,plusieurs machines à percer la fonte et le fer.

i’ous ces appareils peuvent être réunis dans le mêmeatelier, en plaçant toutes les forges d’un côté et les ma-chines de l’autre ;

6" Si l’on travaillait aussi le cuivre, il faudrait ajou-ter a ces machines, un marteau-planeur, une machinea chanfreiner, un banc-à-tirer; enfin il faudrait réser-ver une place pour les opérations d’étamages, de soudu-res, brasages, etc. ;

(y* Les machines à river desservies par des grues etpar un petit four à chauffer les rivets sont mieux pla-cées dans les chantiers de montage que dans l’atelierproprement dit. Ce chantier doit être couvert, présenterbeaucoup de place, et être pourvu de grandes gruespour le maniement des pièces, de petites forges mobilespour le chauffage des rivets, etc., etc.

Nous nous sommes contentés d’indiquer ici les prin-cipaux outils, ceux qui occupent beaucoup de place ouqui sont mus par un agent mécanique; mais on emploieun grand nombre d’outils à main dans la descriptionet l’énumération desquels nous n’avons pas dû nous en-gager.

Qu’il nous soit d’ailleurs permis de terminer cet ar-ticle par une observation : c’est que la grande chau-dronnerie a pris aujourd’hui un tel développement qu’ilnous serait impossible d’en présenter une descriDtion

complète sans entrer dans des détails qui ne sauraienttrouver leur place dans un dictionnaire; nous croironravoir rempli notre tâche si nous avons seulement réussià donner à nos lecteurs une idée approchée des grandsprogrès qu’a faits depuis un petit nombre d’années l'in-téressante industrie dont nous venons de parler.

A. BARRAULT.

CHAUFFAGE {angl. warming, ail. heitzung). L’ob-jet de cet article est le chauffage domestique, le chauffagedes habitations particulières et des édifices publics :nous laissons les applications manufacturières de lachaleur à des articles spéciaux, chaudière a vapeur,évaporation, séchoirs, etc., et aux industries quiemploient ces procédés.

Pendant des siècles, on brûla danfc les pays chaudsun combustible sans fumée dans des brasiers placés aumilieu des salles, et dans les pays tempérés, du boisdans de vastes cheminées ouvertes. Ce chauffage fitcependant dans le nord des progrès remarquables parla construction des poêles, et plus tard, l’introductionde la houille en Angleterre et en Belgique , lui donnaune impulsion nouvelle, mais c’est surtout depuis cin-quante ans, que les travaux de Rumfort, Curaudeau,Désarnod, et depuis, de Tredgold, d’Àrcet, Péclet,et d’un grand nombre d’ingénieurs français et anglais ,lui ont donné le plus haut développement en y appli-quant la méthode et les principes de la science.

Dans cette question , le but est simple : utiliser leplus complètement et le plus économiquement possiblela chaleur dégagée, en brûlant' les combustibles propre-ment dits, pour l’appliquer au chauffage des habita-tions.

Mais les applications particulières à chaque systèmede localités et de besoins, sont très multipliées, et lesformes des appareils livréos à l’imagination des con-structeurs, sont infinies.

Toutes pourtant se classent sous un certain nombrode types.

Nous ne pouvons pas mieux faire que d’adopter laclassification de M. Péclet, auquel nous avons beau-coup emprunté pour cet article.

4° Chauffage direct par la combustion.

2" Chauffage de l’air des appartements par le rayon-nement du combustible. — Cheminées.

3" Poêles .

4" Cheminées-poêles.

. 5" Calorifères à air chaud.

6” Chauffage de l’air par la vapeur.

7” Chauffage de l’air par l’eau chaude à basse pres-sion.

8° Chauffage de l’air par l’eau chaude à haute pres-sion.

9" Chauffage par l’eau et la vapeur combinées.

10" Chauffage des édifices publics.

Avant d’aborder ces questions, ce serait le lieu de po-ser les principes généraux du chauffage et d’en déduiredes règles pour employer les principaux procédés dansleurs conditions les plus favorables, pour choisir ainsile procédé qui convient à chaque circonstance; mais lesprincipes pratiques seront donnés avec les applications,et la comparaison pratique des divers systèmes d’appa-reils se trouvera plus utilement placée après l’apprécia-tion de leurs qualités et de leurs défauts.

I. — Chauffage direct par la combustion.

Ce procédé qui consiste à brûler un combustible dansun vase, ou sur une aire placée au milieu d’une salle,était seul employé par les anciens; il l’est encore en Espagne, en Italie, et dans l’Amérique du sud , oùl’ont portéles Espagnols , et aussi par tous les peuples sauvages. Legaz acide carbonique et l’oxyde de carbone, jetés au milieu d’une salle habitée, quand le combustible est sansfumée, comme le charbonde bois des brazerosespagnols,les huiles empyrcurnatiques et l’acide acétique déga-