CHAUFFAGE.
CHAUFFAGE.
et d’un développement de surface de chauffe eu contact id’un côté avec la fumée qui sort du foyer, et de l'autreavec de l’air frais.
Les principes fondamentaux de ces poêles, et ausside tout calorifère, sont
'1‘* De donner la plus grande surface de chauffe pos-sible en conservant la plus grande simplicité de formeset d’ajustements, et d’avoir des conduits de fuméepeu nombreux et verticaux pour ne pas altérer le ti-rage ;
2“ De faire passer sur cette surface de chauffe, ensens contraire du mouvement de la fumée qui doit d’a-bord monter, puis ensuite redescendre verticalement,un courant rapide d’air frais que l’on obtient en don-nant beaucoup Je hauteur et peu de largeur aux con-duits d’air 5
3" De donner un degré d’humidité suffisant à l’airchauffé par le poêle, en plaçant un vase plein d’eau,soit sur le poêle, soit dans les conduits d’air chaud, àraison de 1 litre ou de ! litre '1/2 environ pour une sallede 75 à 80 mètres cubes de capacité ;
4° De compter en pratique environ 1 mètre carré desurface de chauffe en fonte ou en tôle, bien qu’avec dela fonte la surface ait besoin d’être beaucoup moindre,pour chaque 100 mètres cubes de capacité de la salleà chauffer.
E11 général la presque totalité des poêles établis parles constructeurs les plus en réputation, sont inutile-ment compliqués, et ne présentent pas à beaucoup prèsles meilleures condi-tions d’emploi du com-bustible et de service.
Disons quelques motsdes principaux systèmesde poêles simples à foyerunique chauffant direc-tement l’air de la salle,comme ceux en faïence,en tôle ou en fonte, aux-quels leur simplicité etleur prix assurent desusages très nombreux.
I11 grand nombresont disposés pour leservice culinaire. Dansles départements dunord do la France , enBelgique et en Alle-magne , ou les construiten très grand nombre,presque tous en tôle ;ils sont composés d’unfoyer conique à luhouil-le, dont la flamme passedans un tuyau méplat,percé de trous munisde tampons mobiles, etsur lesquels s’opère lacuisson de tous les mets;sous ce tuyau se trouvesouvent un four.
Bien des petits poêlesen fonte destinés au ser-vice des ménages, secomposent d’un foyer,au-dessus ou en arrièreduquel une ou deux ou-vertures fermées pardes tampons mobilesreçoivent à volonté desmarmites de fonte; versfin ou l’autre des cô-tés setrouve uneétuve.
Les poêles suédois et russes, sont entièrement en bri.quos ou en terre cuite, la fumée y circule dans plusieursconduits verticaux, et la chaleur se transmet auxpièces à chauffer à travers les pavois en terre. Ces poêles,chauffés lentement, conservent très longtemps leurchaleur, sans que l’on y fasse du feu qu’une fois parvingt-quatre heures, et deux ou trois fois au plus.
Les poêles à système de nos salles à manger, sontconstruits avec une enveloppe de briques et un foyerentouré de tuyaux de fonte qui reçoivent par leur par-tie inférieure l’air amené de l’extérieur, le chauffent etle rejettent dans la salle, par des bouches de chaleurplacées aux côtés d’un réservoir supérieur d’air chaud.
Ces bouches et les entrées d’air au bas sont toujoursbeaucoup trop petites.
M.d’Arcet a prouvé qu'à un poêle de salle à mangerordinaire, il fallait donner une grande bouche grillagéede 0 ra 25 sur 0 ra ,32 au moins, et des arrivées d'air semblables pour ne pas laisser la température de l’air s’é-lever trop haut. O11 place derrière le grillage une boîte àeau que l’on alimente régulièrement tous les jours. LesHg. 457 et 458 représentent un poêle à foyer métalliquo,et avec une enveloppe de fonte, dont la disposition estbonne et très favorable au tirage. La fumée, aprèsêtre montée verticalement dans un tuyau central en
fonte, redescendrmn| et remonte deux
ijjl’I fois de suite dans
iif P ____ quatre tuyaux
également defonte.
La fig. 459 estune dispositiontrès simple pourun poêle d'hôpi-tal, qui se con-struit ainsi avecde la brique etquelques plaquesde fonte minces,chauffées par lafumée et sur les-quelles on poseles tisanesà tenirchaudes.
Les poêles mô*talliquesaveccirculatiou d’airchaud sont em-ployés très fré-quemment en Al-lemagne .
On en con-struit beaucoupà Paris avec dedoubles envelop-pes et de diversesespeces,que nousdonnons ci-après. Celui deM. Chevallier,représenté figure400, serait cer-tainement avecquelques modifi-cations , un desmeilleurs quel'on fasse aujour-d'hui. C’est unfoyermétalliquc,dont la fumée,après avoir par.couru des car*
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