CHAUFFAGE.
CHAUFFAGE
nii'tn* ne peut nuire en rien; mais elle en augmente lasurface de refroidissement qui n’est pas une surface dechauffe utile, et qui, évidemment, malgré toutes les pré-cautions que l’on peut prendre pour envelopper les tu vauxet s’opposer à leur refroidissement, donne lieu à des con-densations nuisibles, et par conséquent à des pertes dechaleur et d’argent
On utilise cependant quelquefois à un chauffage lachaleur dépensée à travers la surface des tuyaux de dis-tribution ; mais alors, ou les tuyaux perdent leur carac-tère de simples tuyaux de conduite, pour devenir appa- !mis de chauffage, ou il n’y a pas grand avantage à con- jfondre deux services différents ; et l’on s’expose à diversinconvénients, par exemple, à celui de produire dans les !tuyaux de distribution des condensations qui gênent lemouvement de la vapeur, et en diminuent la tension etla vitesse.
Dans l'industrie, chaqueappareil doit avoirson servicespécial et unique, et être employé à des travaux diffé-rents ; il est rare qu’il remplisse bien deux conditions àla fois, il devient alors moins bon pour chacune d’elles.L’indépendance des opérations est une grande conditionde succès.
Entre les deux extrêmes que j’ai signalés il est desproportions que la pratique a enseignées et que la théo-rie a confirmées en les résumant en règles générales.
En Angleterre, dans les chauffages à basse pression ,les tuyaux sont avec raison d’un gros diamètre; au pa-lais de l’Institut, ils out 0",1 I de passage intérieur, etaussi la vapeur arrive-t-elle en quelques instants auxpoints les plus éloignés, sous une très faible pression.
Il ne faut donc pas prendre pour des générateurs dedix à douze chevaux des diamètres moindres. Lorsquepour une raison indépendante du chauffage, le généra-teur fonctionne à deux atmosphères, ou au-dessus, le dia-mètre sera sans inconvénient diminué de beaucoup ; alorson adoptera la règle pratique suivante qui nous serttoujours :
Le diamètre intérieur du tuyau doit être égal à un mi-nimum de 35 millimètres, augmenté de ! 1/2 millimètrepar force de cheval du générateur employé , ou de la vapeurgu-i doit passer par ce tuyau. \
Si le générateur à dix chevaux de force, ou qu’au !moins une quantité de vapeur égale à dix chevaux,c’est-à-dire à peu près de 200 à 250 k à l’heure, ait à tra-verser ce tuyau, il aura un diamètre de 35-J-15 ou 50millimètres, pour trente chevaux, 35-f-i5 ou 80 milli-mètres.
On calculera de même les embranchements partiels,en ne descendant pas au-dessous de 23 à 30 millimètres,à moins de quantités de vapeur excessivement faibles etau-dessous d’un cheval.
Les proportions réglées par la formule de M. Péclet,sont un peu moins fortes que celles-ci, et elles donnentrigoureusement les diamètres en raison de la longueurdes tuyaux et de la pression delà vapeur ; mais avec uneméthode pratique comme celle-ci, et en général danstout appareil exécuté, il est nécessaire de se tenir au-dessus des dimensions exactement suffisantes, ne fût-ceque pour prévoir les accroissements possibles de service.
Les tuyaux de distribution de vapeur sont exposésquelquefois à avoir des fuites, presque exclusive-ment aux branchements partiels tourmentés par les dila- ,tâtions contraires des tuyaux longitudinaux et du bran-chement. Ces branchements sont des pièces de cuivreemboîtées et bien rivées, il faut alors leur donner beau-coup de force et d’empâtement ; et les clouer quand ilsont un fort diamètre.
Nous avons employés avec un plein succès dans les [grands chauffages, pour éviter les accidents, desbranche- !monts en fonte ou en cuivre fondu ( fig. 470).
Les tuyaux de distribution doivent toujours être fa- jciles à visiter et à réparer, *
On évite des condensations considérables de vapeuren enveloppant ces tuyaux de lisière de drap, de poil de
vache ou de tresses de foin, recouvertes d’uu enduit doplâtre; car les placer dans de doubles tuyaux et dansune enveloppe d’air stagnant, ce serait s’enlever toutmoyen de visite. Quand un tuyau à vapeur passe dansun plancher, il faut le placer dans un caniveau que l’onrecouvre d’une trappe mobile.
Les tuyaux de distribution sont en fonte quand ilsont un gros diamètre, en fer étiré ou en cuivre quand ilssont plus petits. Dans les petits diamètres, les tuyauxen fer étiré ne coûtent pas moins cher que ceux en cui-vre; ils ont l’avantage de n’avoir guère de fuites, maissi on veut les changer pour modifier les dispositions desappareils, comme cela a lieu si fréquemment dans lesateliers, on en perd presque complètement la valeur.
Ceux de cuivre, au contraire, conservent toujoursleur valeur, peuvent être changes à volonté, et em-ployés ensuite ailleurs avec peu de perte.
Les tuyaux de fonte, doivent être tournés sur unesaillie de trois centimètres de largeur qui reçoit le mas-ticage, et solidement boulonnés ; les joints à emboîte-ments sont exposés, par suite des dilatations et contrat; •tiens alternatives des colonnes, à être ébranlés ou àdonner des fuites.
Les tuyaux de fer étiré sont filetés aux deux bouts,vissés bout à bout dans de petits manchons taraudés ;c’est un excellent accouplement, il a seulement l'inconvénient de ne pas permettre de démonter facilement unecolonne de tuyaux, puisqu’il faut reculer une partiede cette colonne pour sortir le tuyau de son manchon.
Les tuyaux de cuivre sont brasés à la soudure forte ;jamais on ne doit admettre la soudure d’étain, que lachaleur de la vapeur ramollit et brise aux moindresvibrations. On les assemble, soit par des brides dites àla moulfarine , consistait en deux demi mâchoire 5creusées en cône intérieurement , qui, rapprochéesLune de l’autre au moyen de deux vis, serrentensemble deux collets coniques, mais d’une plus largebase, que l’on a brasés au bout des deux tuyaux, et lesaccouplent ainsi préalablement mastiqués (c’est une ex-cellente fermeture), soit par des écrous roulants for-més d’un anneau taraudé qui se visse sur le boutfileté de l’un des tuyaux, de manière à y presserle collet de l’autre tuyau sur lequel il roule li-brement; enfinon les accouplele plus coinmunément avec
1. des brides enfer forgé , quiagissent sur lescollets de cui-
2. vre assemblés,ou brasés auboutdes tuyaux,et sont serréespar deux bon-