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CHAUFFAGE.

CHAUFFAGE.

lonne ascendante comme organe de transport, elle sorton même temps d’appareil de distribution ; on conti-nuera à produire le mouvement, malgré un certainrefroidissement dans la colonne montante, pourvu quele refroidissement continue aussi dans la colonne des-cendant©, parce qu’alors la température moyenne de lapremière sera toujours plus élevée que celle de la se-conde, condition suffisante du mouvement ; la vitessede circulation sera cependant alors moindre, parce quela différence des températures moyennes des deux co-lonnes sera moindre. Moins en effet il y aura de refroi-dissement dans la colonne montante, et plus iL y enaura dans la descendante , plus aussi la vitesse seragruude.

Tout système de circulation d’eau consiste doncen un appareil de chauffage, en communication par lapartie supérieure avec une série de tuyaux qui, aprèsavoir monté jusqu'au point culminant du circuit, redes-cendent pour venir se brancher à la partie inférieure del'appareil chauffeur. Si les tuyaux s’élèvent beaucoupau-dessus du niveau supérieur de l’appareil chauffeur,celui ci est forcément clos, carreau du système entierse viderait immédiatement. SL, au contraire, la co-lonne de tuyaux chemine à peu près horizontalement,sans dépasser de plus de 1 mètre le niveau de la chaudière,comme dans les serres, celle-ci peut être découvertelibrement,, et n'en formera pas moins un circuit com-plet dont la hauteur sera la distance verticale entre lepoint où le tuyau rentre dans la chaudière, et le pointculminant de la colonne.

La vitesse que l’on obtient, surtout avec des hau-teurs de 10, 15 et 20 mètres, permet d’enveyer ainsi«Les quantités considérables de chaleur sur. les pointsà chauffer. Ainsi, à. travail égal, l’augrpentation dansla hauteur de la colonne permet d’en diminuer le dia-mètre,. et on peut toujours proportionner les appareilsaux besoins du service, si importants qu’ils soient.Or, comme l’eau chaude renferme une quantité considé-rable de chaleur, et qu’elle peut communiquer la chaleurnécessaire à un volume d’air 3,200 fois plus grand, ceprocédé de chauffage devient un instrument très puis-sant et de beaucoup supérieur, comme moyen de trans-port et de> distribution de chaleur, à l’air chaud, maissous ce rapport inférieur, quoi qu’on en ait dit, à lavapeur; ce que nous prouverons en parlant du chauffiyepar l'enn et la vapeur.

Ainsi la circulation d'eau simple est le meilleur pro-cédé de répartition de chaleur, dans des limites de dis-tances qui ne dépassent pas 75 mètres de chaque côté,et un nombre d’étages ou de salles modéré; mais lesprécieuses qualités qui ressortent des principes générauxdéjà posés, sont :

Une simplicité remarquable de construction et deconduite, car il faut seulement un feu plus ou moinségal, tel que celui qu’on entretient dans un calorifère àair chaud, ou dans un poêle, sans avoir besoin de s’oc-cuper des appareils supérieurs. Pas d’alimentation, desurveillance, ni de nettoyage; une régularité extrêmedans le chauffage, sans que la négligence, l’oubli duchauffeur, même pendant plusieurs heures, puissentarrêter tout le service; puisqu’il s’opère simplementalors un abaissement proportionnel général et trèspeu sensible dans la température de la circulation, unerépartition très égale de la chaleur sur de grandes lon-gueurs (car avec des circulations de 100 mètres, ladifférence de température d’une extrémité à l’autre nedépasse souvent pas 4 ou 5"), que l'on compense facile-ment par une augmentation progressive de surface dechauffé.

L'extrême facilité avec laquelle on peut modérer lechauffage (propriété qu’aucun autre système n’offreau même degré) et le régler suivant les besoins dumoment, par la sonie conduite du feu.

L'abaissement de lu température moyenne de la cir-culation est presque sans limites, jusqu’au degré de latempérature ambiante : car si léger que soit l’excès dotempérature dans une partie- de la colonne, il y produitune rupture d’équilibre et un mouvement. C’est unequalité précieuse, et que ne possède aucun autre systèmede chauffage : ni la vapeur qui exige toujours un chauf-fage maximum, ni l’air chaud qui se refroidit complè-tement dans les tuyaux de conduite et le passage desmurs, comme nous le montrerons, quand sa tempéra-ture ne dépasse que de quelques degrés la températureextérieure.

Enfin le refroidissement des appareils, avec la vapeur,est presque instantané; il est très rapide avec l’airchaud. Avec la circulation qui fait mouvoir dans unseul circuit des masses d’eau considérables et chauf-fées à un haut degré, renfermant par conséquent degrandes quantités de chaleur, ce refroidissement esttrès lent: puisque toutes les portions du liquide chauf-feur contenues dans le système, viennent successive-ment au moyen de la circulation qui se ralentit pardegrés, passer dans les appareils refroidisseurs pour yperdre à chaque passage une légère portion de leurchaleur. On emploie donc avec grand succès ce modede chauffage-dans les serres, où il faut une clmlcur-réglée et parfaitement égale, et où aucune autre dis-position net peut remplir les conditions rigoureuses duproblème-,, dans les prisons, dans les édifices publicsdestinés à de grandes réunions, surtout quand on peutfaire circuler des tuyaux sous le sol ou sous un am-phithéâtre, partout il donne des résultats égalementavantageux, même en employant la disposition adoptéegénéralement en Angleterre , de chauffer de l’air parune circulation d’eau, pour le distribuer ensuite dansles salles à chauffer, sans qu’il puisse se trouver jamaisaltéré, ni chauffé au-dessus de 50 à 60“. Les surfaceschauffantes sont le plus souvent alors des boites platesen fonte dans lesquelles l’eau circule, et entre lesquellesl’air vient s’échauffer.

Les appareils de circulation peuvent être divisés endeux classes, ceux à liasse et ceux à haute pression.

Les premiers sont ouverts librement à l’air, avec descolonnes d’eau et des charges sur l’appareil chauffeurqui ne dépassent pas une atmosphère.

Les seconds sont fermés entièrement avec de grandeshauteurs de colonne, et quelquefois des soupapes desûreté, pour en régler la pression ; d’autres fois, commeceux de Perkins, ils sont clos hermétiquement par desvis taraudées.

Circulation à basse pression. Dans ces appareils, oùles vitesses et les hauteurs de colonnes ne sont pas con-sidérables , voir plus loin fig. 481 , il faut des tuyauxd’un diamètre plus gros, de 0“*, 11 à 0"',15 par exemple.Leur surface, au reste, devra toujours être en rapportavec les dimensions des salles à chauffer.

Pour calculer ces surfaces, nous prendrons pour pointde départ les bases données plus haut pour le chauffageà vapeur. Nous avons dit que, pour entretenir à 15 ou16“ centigrades, pendant les plus grands froids, une sallede 70 mètres cubes, ou un atelier de 100 mètres, ilfallait une surface de fonte de 1 mètre carré chauffée àla vapeur, condensant 1 k ,80 de vapeur, et laissant passerà l’extérieur 990 calories par heure.

Pour estimer la surface do chauffage d’eau nécessairepour donner ces 990 calories, o.n peut admettre sanserreur grave, suivant la loi de Newton , que les quan-tités de chaleur dégagées par une même surface sontdans le rapport direct des. différences entre les tempé-ratures intérieures et extérieures, bien qu’en réalité laquantité de calories émise par une surface, augmenteplus rapidement que la différence des températures.

Ainsi, avec de la vapeur à 100" dans l’intérieur du, tuyau , et de l’air h 15° à l’extérieur, la différence cU »