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CHAUFFAGE.

CHAUFFAGE.

température est de 85". Avec de l’eau au maximum h<S0‘‘, par exemples, et de l’air à 15“, lu différence étantseulement de (35", la surface de tuyaux de fonte néces-saire pour donner ÎJOU calories sera de 1 mc ,30. Avecdes tuyaux de cuivre, on compterait 1"' c ,oÜ.

En pratique, il vaut mieux donner toujours aux ap-pareils une. surface un peu plus considérable, et il fautcompter •1"’ c ,50 à l“ c ,75 de surface à l’eau, commel’équivalent do 1 mètre de surface à la vapeur, ou 35 à40 mètres cubes de salle ordinaire et de maison d'habi-tation pour 1 mètre carré de fonte chauffée par circula-tion d'air.

Cette surface seta donnée, soit en récipients de cha-leur ou poCdcs d’eau, si on peut les placer dans les lieuxà chauffer, soit en surface de tuyaux, soit en appareilsde chauffage d’air, si on est obligé de mettre les sur-faces de chauffe hors des salles. Mais il faut alors oudisposer les conduits pour faire circuler l’air memede la salle sur les tuyaux, ce qui est à peu près l’équi-valent de l’établissement de l’appareil an milieu de lasalle, oti si, au contraire, ou est forcé d’envoyer dansla salle l’air extérieur, chauffé comme dans un calori-fère, pour compenser la perte de chaleur due au renou-vellement de l’air pris à — '12", par exemple à l’exté-rieur, et évacué à -f- 15", il faudra ajouter cette perteaux 950 calories nécessaires pour 70 mètres cubes.

il faut donc, pour chauffer une salle de 70 mètrescubes :

1° Surface à raison tio 1 met. car.pour 40 mètres.1 met. car. 75

2” Pour chauffer de 45" l’air, ensupposant qu’il entre dans la salle à Cü ",soit 45° de différence utile, soit 70 mè-tres cubes d’air qui emporteront 050 ca-lories par heure, et qui exigeront parconséquent en surface de chauffe ex-

cédante.1 met. car. 00

Soit en tout, pour 70 mètres. . . 2 met. car. 75

ou 2 fois 1/2 la surface nécessaire au chauffage à va-peur, quand cette surface ne chauffe qu’indircctcmentla salle, et 1 fois 3/4 quand la surface est directe.

Il faudra donc toujours, à moins de nécessité absolue,placer les appareils chauffeurs dans les salles mômes àchauffer. On voit qu’il y a là une économie considé-rable dans les surfaces nécessaires, et par conséquentdans les frais d’établissement et dans ceux de chauffage.En parlant spécialement des serres, nous donnerons ic3proportions à y employer.

Les poêles d’eau (voir fig. 481 ) s'interposent sansdifficulté dans une circulation comme en faisant partie,sous la seule condition de faire arriver l’eau par enliant, et de l’évacuer par en bas, les tuyaux de circu-lation se trouvent ainsi interrompus, et le poêle formeune portion des tuyaux de circulation. En donnant à lacolonne montante une assez grande puissance motrice,que l’on calcule aisément, on peut faire remonter di-verses fractions delà colonne descendante, de manièreà aller passer dans les poêles d’eau, après avoir courusous le plancher qui les porte.

Les tuyaux et appareils chauffeurs s’établissent enfonte, en tôle ou en cuivre. En fonte»ils sont plus so-lides et plus surs, et prennent mieux des formes déco-ratives : la quantité de chaleur émise est aussi un peuplus considérable. La tolc n’est guère employée pourles tuyaux, mais bien pour les vases chauffeurs, quisont plus faciles à construire sous de grandes dimen-sions, avec moins de poids et moins de dépense qu’avecla fonte, et, s’il y arrivait des accidents, qui ne peu-vent avoir lieu qu’a\ec les chauffages à liante pression,l’appareil se déchirerait simplement, sans explosion,mais la résistance à la pression et aux accidents im-prévus est beaucoup moins grande. En cuivre ils coû-

tent plus cher qu’en tôle, se conservent mieux, durentplus, mais sont moins résistants encore aux pressions,surtout extérieures.

Cependant nous verrons plus loin que, sous forme detuyaux, le cuivre mince s’emploie avec avantage pourles circulations d’eau à basse pression , dans les ser-res et ailleurs, en soudant ensemble les tuyaux àl’étain.

Les tuyaux de communication, qui portent seulementl’eau aux récipients ou poêles d’eau, ne doivent pas avoirun diamètre aussi grand que s’ils servaient de tuyaux dechauffage, surtout s’il y a un peu de hauteur; il suf-fira de 0 ,,J ,08 de diamètre avec 4 ou 5 mètres de pres-sion. Tous ces tuyaux , ceux de circulation et dechauffage seront, bien entendu, posés et soutenus demanière à pouvoir se dilater et se raccourcir sans résistance aucune, car ils seraient immédiatement brisés.S’ils sont horizontaux et d’un gros diamètre, on lesportera sur des galets, ou sur des supports en tresses defil de fer, avec tous les soins indiqués dans la pose destuyaux de vapeur.

Les joints, si les tuyaux sont en cuivre, sont soudésa l’étain, avec de longs emboîtements , quand une fuitene présente pas de danger, comme dans une serre, etque ces tuyaux sont à découvert, et faciles à réparer,en ayant cependant la précaution d’établir de place enplace une bride en fer boulonnée pour faciliter lesdémontages.

Quelquefois, quand on voudra toute sécurité, lestuyaux de cuivre seront bridés et boulonnés.

Les tuyaux de fonte seront emboîtés et mastiqués aumastic de fonte, comme ceux de conduites de gaz oud'eau, assemblage très solide, mais moins cependantque les collets boulonnés, dont nous avons parlé plushaut.

C’est toujours là, dans un grand appareil destiné à unédifice public, la disposition la plus simple et la plussûre. On peut remplir ensuite les joints à l’extérieur domastic, de limaille de fonte. Si ces tuyaux ne devaientservir qu’au transport de la chaleur et non à un chauf-fage, il faudrait les envelopper comme nous l’avons ditplus haut.

Quant aux appareils de chauffage, il faut avant toutqu’ils aient assez de surface de chauffe pour recevoirlargement toute la chaleur nécessaire aux divers appa-reils distributeursdu système, parer à toutes les pertes detransmissions et autres pertes pour lesquelles il fautajouter 25 p. 400 au moins a la somme totale des be-soins do l’appareil. On pourra compter sur une absor-ption de 14 à lo,000 calories au minimum par chaquemètre carré de surface de chauffe de chaudière conve-nablement disposée.

Les formes peuvent et doivent varier avec les loca-lités, les dimensions des appareils et le système adopté.

Dans une serre, avec un petit chauffage à circulation,la chaudière pourra avoir la forme des chaudières d«teinture circulaires avec un couvercle mobile en cuivre.Quand il y aura nécessité de fermer la chaudière com-plètement avec une pression modérée, on lui donnera laforme de celles dîtes en tombeau, très avantageusespour la construction du fourneau. (Voir, fig. 479 et480, la chaudière des serres de l’école de pharmacie.)

D’habiles constructeurs de chauffage de serres em-ploient des formes compliquées, qui multiplient les sur-faces de chauffe, mais qui nous paraissent moins avan-tageuses que des dispositions plus simples.Les chaudièresde chauffage do bain, avec un foyer intérieur et un grosserpentin ascendant, nous paraîtraient excellentes pourdes circulations d’eau, même de grandes dimensions.

Quand enfin ces appareils seront de grandes dimen-sions, et devront travailler avec pression, on prendrades générateurs cylindriques, avec ou sans foyer inté-rieur, capables de résister à des pressions beaucoup