CHAUFFAGE.
CHAUFFAGE.
ncrateur. On proportionne aisément ces appareils auxbesoins du service. Les circulations et les poêles d’eau,se calculent comme nous l'avons dit. Quant à la sur-
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face de tuyaux de vapeur nécessaire pour chaufferchaque appareil, il suffira de savoir que 1 met. car. decuivre plongé dans l’eau, a 25° c-entigr., condense parheure, si on expulse complètement l’aîr, de 100 à 150 ki-logr. de vapeur, ce qui suffit pour déterminer la surfacede chauffe de chaque appareil.
La description détaillée d’un appareil qui n’est pasencore construit irait mal ici ; nous dirons seulementque ce projet, approuvé après de longues études parune commission composée des hommes les plus compé-tents, et sur le rapport de MM. Peclet et Leblanc, a étédéfinitivement adopté par le conseil général du dépar-tement de la Seine . Les savants rapporteurs, en donnantleur approbation complète au nouveau procédé quenous avons inventé, ont jugé qu’il devait remplacer plustard tous les autres appareils dans le chauffage desgrands édifices.
Si, en effet, on se demande comment chauffer ungrand hôpital composé de nombreux corps de bâtiments,séparés par des cours, et des services répartis sur une.grande surface, il est évident qu’avec la circulationsimple il faudrait au moins autant d’appareils chauf-feurs, de foyers, etc., qu’il y aurait de bâtiments, ainsiqu’une comptabilité de combustible et une surveillancecompliquées et sujettes à bien des abus.
Notre chauffage breveté, avec un seul générateur
ou deux, pour couvrir les chances d’accident, travail-lant chacun à leur tour et avec un seul chauffeur,fera le service de l’établissement entier, et irachauffer jusque dans les salles les tisaneset les pieds des malades. Pour les biblio-thèques publiques, les avantages de ce pro-cédé sont plus grands encore.
Outre la nécessité de placer sous unegrande bibliothèque, comme le serait cellequi devraitremplacerlaBibliothèque roya-le , avec de nombreux bâtiments néces-saires à de grandes classifications, denombreux appareils à circulation d’eaudirecte, il faudrait toujours établir lesfoyers de ces appareils dans ies caves,avec des approvisionnements de combus-tible, des lampes sans cesse allumées,des passages et services d’ouvriers, et descheminées dans les murs : en un mot, avectous les dangers de ces dispositions, in-cendie ou brisement des pièces, qui inon-deraient les livres d’eau bouillante à trèshaute pression et de vapeur, tandis qu’a-vec la circulation d'eau par la vapeur, cha-que appareil de circulation serait isolé detous les autres, sans pression aucune, etle générateur de vapeur unique, avec sacheminée, son foyer et son combustible,pourrait être placé loin des bâtiments dela bibliothèque, sans aucune communica-tion avec eux que le passage des tuyauxde vapeur à travers les murs. Quelle com-plète et absolue sécurité on trouveraitainsi, et quels avantages dans le service,de pouvoir chauffer toujours à volontéchacune des salles par leur circulationpartielle ou leur poêle d’eau.
Aucun autre procédé ne permet d’ob-tenir les mêmes résultats.
X. CHAUFFAGE DES EDIFICES PUBLICS,DES ÉTABLISSEMENTS PARTICULIERSET DES SERBES.
Après avoir donné les principes et lesrègles de construction des quatre grandssystèmes d’appareils de chauffage, nousavons à résumer leurs qualités et leursdéfauts, et à en déduire les règles qui doivent présider àleurs applications ; car, nous le répétons, chacun d’euxa des conditions nécessaires, qui le rendent bon danscertaines circonstances et mauvais partout ailleurs.
L’ingénieur doit être pénétré de ces qualités diverses,et d’après les bases imposées dans chaque cas particulieret les ressources qui lui sont offertes, en localité, en dé-pense, ou en installation de service; il doit choisir leprocédé qui convient le mieux dans chaque cas spécial,sans se laisser dominer par son expérience plus particu-lière d’un appareil, ou par des idées systématiques.
Il en est de même pour la construction des roues hy-drauliques ; celui qui applique un système absolu etunique à tous les cours d’eau, à toutes les chutes, et atous les genres de travaux, tombera inévitablement dansde graves erreurs.
Nous avons dit que le chauffage par calorifère avaitl’avantage de tenir peu de place, de se conduire presquesans surveillance, par l’entretien d’un feu confié à unmanœuvre ; enfin et surtout, d’être très économiqued’installation, puisque le chauffage d’un logement com-plet de sept ou huit pièces au moins par calorifère, necoûte pas, bien monté, plus de t ,500 fr., tandis qu’avecune circulation d’eau ou un chauffage à la vapeur, il coû-terait plusieurs milliers de francs ; mais, par compensa-tion, le chauffage, à air chaud exige .de gros tuyaux