CIIAUKFAOE.
CHAUFFAGE.
gucur, et.soudés à l’étain ensemble, comme nous l’avous dit ; toutes les règles des appareils de circulationque nous avons données s’appliquent d’ailleurs à ceuxdes serres.
La description du chauffage assez complet de la serrede l’Ecole de pharmacie de Paris, monté par nous, etdont nous avons donné le tracé lig. 471) et 480, servirad’exemple pour ce genre d’appareils.
Cette serre a 16 mètres de longueur sur 5 mètres delargeur ; elle est fort élevée.
Une petite chaudière de cuivre à fond plat est placéedans un des angles, sur un fourneau à la houille, deconstruction ordinaire , dont la bouche est à l’exté-rieur. Du haut de la chaudière part un tuyau de cuivrede 0,13 de diamètre qui s’élève à 2'",60 au-dessus, et setermine par une cuvette ouverte; c’est la colonne mon-tante et le vase d’expansion du système; du côté de cevase, et au-dessous du point où on maintient l’eau,part un tuyau également en cuivre et de même dia-mètre, qui, passant au-dessus de l’une des portes de laserre, vu courir avec une légère pente le long du murîle face, au-dessous de la tablette de pierre qui porte levitrage, et dans toute la longueur de la serre, porté sui-de simples supports en fer, scellés, mais sans galets ; làce tuyau descend pour passer sous les marches de laseconde porte, et revient vers la chaudière, au bas delaquelle il se branche comme tuyau de retour, en sui-vant l’autre côté de la serre, et une bâche adossée aumur de fond; le tuyau est aplati dans cette partie pouroccuper moins de place dans le passage qu'il suit.
Lu fumée du combustible, apiès avoir chauffé le des-sous de la chaudière et l’avoir enveloppée par une cir-culation de carneaux, peut suivre deux routes par lamanœuvre de deux registres ; en ouvrant la clef d’untuyau montant légèrement au-dessus de la chaudière ,on envoie la fumée très chaude dans le tuyau de che-minée de l’appareil placé à 2 mètres de là, et hors de laserre, pour échaulfer ce tuyau et déterminer le tirage.
Puis, quand le tirage est bien établi, on ferme cetteclef, et en ouvrant le second registre, la fumée estforcée, avant de se rendre dans la cheminée, d’aller pardessus le soi passer dans deux tuyaux de terre cuiteplacés sous une bâche de plantes, qu’elle échauffe for-tement, de sorte que la partie de la serre occupée parcette bâche, et séparée de l’autre par un vitrage, setrouve plus chauffée, puisqu’elle l’est par la fumée dufourneau , et par le tuyau de circulation d’eau.
On brûle par jour, en hiver, dans cct appareil, enmoyenne, un demi-hectolitre de houille.
Supplément. Depuis que l’article précédent a étéécrit pour la première édition de ce Dictionnaire,nous avons pu constater quelques faits nouveaux etquelques résultats en bien et en mal donnés par lesappareils dont il a été question. Il ne sera pas sans inté-rêt de les consiguer ici.
I. cheminées.
Les cheminées de Descroizilles, tristes d’aspect etcompliquées de dispositions, sont tombées.
Les tabliers de Lhomond sont partout employés avecle bois seul, ou avec le bois et la houille, ou mômeavec les grilles à houille, comme avec les foyers rou-lants de lironzac.
La cheminée nouvelle de M. Fondet est venue fairesa place et a déjà rendu do nombreux et vrais ser-vices.
Une série de tubes prismatiques en fonte, de 25 mil-limètres de côté, a angles vifs, disposés diagonalc-ment et dont le nombre varie de 35 a 65 , suivant lapuissance des appareils, enveloppe le foyer par der-rière et établit U communication entre deux boîtes à
La flamme du combustible, obligée de se briser entreles tubes très resserrés, chaufFe rapidement et forte-ment le volume d’air considérable qui les traverse, etqui vient sortir à grand courant par de larges bouchesde chaleur et à 10U ou 120°.
L’élévation de chaleur développée est considérable,et la fonte jusqu’à présent ne paraît pas souffrir de l’ac-tion du feu.
IL roÊLES.
Les poC*les de Lecocq ont beaucoup d’emploi*. Leurchauffage est économique. Ceux qui sont portatifssont commodes pour des pièces sans cheminée ou àchauffer momentanément; mais quelque lente que soitla combustion, les gaz brûlés qui se répandent dans lasalle donnent une légère odeur.
Le commerce des poêles en fonte, à très bas prix,prend un grand développement; mais leurs disposi-tions laissent à désirer.
Nous avons appliqué notre calorifère à de grandsétablissements publics et particuliers , et notammentà l’église de Passy près Paris , où la température,maintenue pendant l’hiver avec une consommation de80 kilog. de houille par jour, est de 14", ce qui est lachaleur la plus convenable à une église, où l’on doitrester couvert et ne pas être exposé, en sortant, à desrcfroidLsements dangereux.
Un calorifère à air chaud est très bon dans uneéglise où il n’y a jamais à craindre d’avoir de Pairtrop sec.
M. Chaussenot jeune a aussi installé de bons calori-fères dans de nombreux établissements.
IV. CHAUFFAGE A CIRCULATION D’EAU.
Nous avons établi plusieurs chauffages à circulationd’eau directe dans de petites prisons cellulaires, oula distribution de la chaleur se fuit beaucoup pluségalement par ce système que par les calorifère à airchaud.
Un grand appareil monté par nous fonctionne aussidans l’église de Saint-Koch à Paris , la plus grundeéglise qui ait été chauffée jusqu’à présent, et chaufféecomplètement.
Les résultats sont, avec une dépense de 500 kilog.de houille par jour, une température de 14° pendantles temps les plus froids, et la plus entière égalité dechautfage d’une extrémité à l’autre, et du bas en hautde l’édilice.
M. Léon Duvoir-Leblanc a continué à construired'importants appareils de chauffage à circulation di-recte.
L’expérience a démontré et démontrera de plus enplus l’exactitude de toutes les observations que nousavons fuites primitivement sur son système. Ses qua-lités, comme égalité de répartition et lenteur de refroi-dissement, et sa plus grande facilité de conduite, semontrent entières dans les établissements de dimen-sions restreintes. Ses défauts, au contraire, se mani-festent tous les jours dès qu’on veut l'appliquer à degrands établissements, ou à de3 services multiples etdistincts.
Ces défauts sont : l’impossibilité de porter la chaleurà de grandes distances et à plusieurs bâtiments sansmultiplier d’une manière fâcheuse les foyers chauf-feurs ; l’impossibilité de chauffer de nombreuses sallesau même degré et isolément les unes des autres, ouplus l'une que l'aulre, ce qui doit être la condition detout bon système.
air.