CHAUFFAGE.
CHAUFFAGE.
À la gare du chemin du Nord, pour élever h unetempérature convenable les salles du rez-de-cliaussée,il faut porter les bureaux placés aux étages supérieursa 22° et plus, ce qui ne sc peut supporter, et il estimpossible d’y arrêter ou d’y ralentir le fonctionne-ment des appareils.
Nous connaissons un grand établissement dont lesbureaux, liés à la circulation générale qui chauffe lesateliers, ne peuvent pas être chauffés avant que cesateliers ne le soient, a l’entrée de l’automne, commecela a lieu partout.
La difficulté de régler des circulations d’eau entreles diverses pièces qu'elles traversent est telle, que par-tout lo constructeur n’y arrive qu’à grands frais etaprès beaucoup de tâtonnements et de changements.Les tuyaux multipliés qu’exigent ces circulations né-cessitent aussi de nombreux percementsdansles édifices.Un autre défaut plus grand encore, c’est que, dansun vaste établissement comme un hôpital, le construc-teur, ne pouvant établir des appareils chauffeurs dou-bles Bans augmenter hors de toute proportion lesdépenses déjà très élevées de son système, n’établitque des appareils simples sans foyer de rechange , commeon doit cependant le faire partout, et alors tous lesmalades de l’établissement restent sans chauffage, sansventilation et sans eau à la moindre réparation ou aumoindre nettoyage.
Tous ces inconvénients disparaissent avec notre sys-tème de poêles à eau chauffés par la vapeur, qui per-met d’isoler chaque salle, de chauffer plus l’une quel’autre, l'une sans l’autre, ou toutes également, depasser partout les tuyaux de vapeur, sans aucune dif-ficulté; enfin d'avoir à peu de frais des appareil tdoubles nécessaires pour la sécurité du service. Rienne sera d’ailleurs plus facile que de changer lesgrands appareils ù circulation directe en appareils à eauchauffés par la vapeur , on employant les tuyaux decirculation d’eau comme tuyaux h vapeur ; et certaine-ment, dans quelques années, c’est ce qui se fora pourles grands établissements chauffés aujourd’hui par lescirculations directes.
V. CHAUFFAGE PAR LA VAPEUR ET L'EAU.
Depuis sept ans ce système do chauffage, qui nousappartient, a reçu plusieurs grandes applications ; etmalgré les résistances et les difficultés que rencontretoute invention à sa naissance, il a pris place parmiles procédés pratiques les plus complets.
Les applications principales sont le chauffage de lamaison de >1. B., négociant, ruedu Sentier, n° 6, à Paris ,et celui de la maison Mazas. Dans le premier, 35 poêlesen tôle (tig. 485) hermétiquement clos, remplis d’eau,qu'on ne renouvelle pas do l’iiiver entier, isolés com-plètement et chaufft^ chacun par uri petit serpentin oùla vapeur est envoyée ou interceptée à volonté au moyende robinets, chauffent de vastes magasins, des bu-reaux, des pièces d’appartement, le tout occupé pardifférents locataires qui payent au propriétaire lesfrais de chauffage avec leur loyer. Plus de 8,U00 mè-tres cubes de capacité soDt chauffés par environ 70mètres carrés de surface de chauffe, une chaudière àvapeur de 8 ohevaux et 45 ou 50,000 kilog. de houilleenviron par hiver, depuis six années et sans aucuneplainte des locataires.
Le chauffeur, quand la température ne descendqu’à 1 ou 2° au-deesous de zéro, chauffe tous les poêlesà eau , de manière qu’à huit heures du matin toussoient à la même température, qui est, à quelques degrésprès, celle de la chaudière à vapeur.
Il commence par les salles à manger, les bu-reaux, etc.; puis, pendant plusieurs heures, toute laquantité dechalcur accumulée dans Veau des récipients
ne répand lentement dans les salles, qu'elle entretientà la température demandée.
A trois heures après midi, le chauffeur donne uneseconde chauffe qui suffit pour la soirée, sauf quel-quefois les appartements qu’on réchauffe encore lesoir. Quand la température extérieure l’exige, ou faittrois chauffes par jour.
Cet appareil se gouverne avec la plus grande faci-lité ; et la présence de l’eau dans les poêles, en donnantmoyen d’v amasser en peu de moments une grandequantité de chaleur, permet, s’il le faut, de porterensuite toute la puissance du générateur sur d'autres ré-cipients, et de faire ainsi un service considérable avecune chaudière à vapeur proportionnellement petite.
Avec la circulation directe, il aurait fallu au moinsdeux appareils chauffeurs, et on n’aurait jamais faitconvenablement à la fois le service de bureaux, domagasins et d’appartements qui demandent des heureset des températures de chauffage toutes différentes.
Maison Mazas. Les appareils do chauffage de laprison de la Nouvelle Force , dite Maison Mazas , dontnous avons indiqué le principe en 1845, ont été com-plètement exécutés par nous, et fonctionnent en servicerégulier depuis deux ans.
Le problème était le plus compliqué ot le plus dif-ficile qui ait jamais été posé : 1,220 cellules diviséesen six corps de bâtiments, les corridors où elles s'ou-vrent, les parloirs, les services généraux et les bâti-ments de l’administration, en un mot un cube do