CHAUFFACiH.
CHAUX.
50,000 mètres, divisé en un nombre infini de localitésdifférentes, h cbaufiér et a ventiler, sans que les ap-pareils soient à la main des détenus et, s’il étaitpossible, avec un foyer unique, seul moyen d’obtenit
T
486.
une égalitécomplètc de température avec l’indépendancenécessaire entre les services, et de centraliser le travaildu chaufieur pour qu’il conduise en même temps lesappareils de ventilation.
Chacun des dix-huit étages, de soixante-huit cel-lules, a un vase chauffeur (fig. 486), d’où part une cir-culation d’eau en tuyaux de fonte, indépendante desautres, complètement close, et dont le tuyau supérieura se bifurque pour courir devant chaque rang de cel-lules de l’étage, et revenir, dans le même coffre enplâtre, ramener l’eau de circulation au bas du vasechauffeur par des tuyaux b et c. Dans l’intérieur sontplacés deux serpentins à vapeur d qui serventà chaufferl’eau de la circulation. Ce passage des tuyaux, aller etvenir, dans le même coffre, a pour objet d’égaliser lechauffage des premières et des dernières cellules, encompensant l’un par l’autre ces deux tuyaux, qui sontà des températures différentes.
Chaque cellule a un appareil qui lui appartient, in-dépendant de tous les autres, et pris cependant surl'appareil commun de l’étage. Cet appareil est composéde 2'",33 de tuyau d’aller, et 2“\33 de tuyau de retour,qui avec 0“',081 de diamètre donnent 1 m ,20de surfacede chauffe par cellule, à 100° de température moyenne ;il est séparé de celui de la cellule voisine par une cloisonqui coupe le coffre en plâtre où courent les tuyaux.
Sur ces tuyaux vient s’échauffer en passant l’airpur pris dans les corridors, où il est amené de l’extérieur,déjà en partie chauffé. Cet air va ensuite porter sa cha-leur dans chaque cellule en la ventilant, et y entretenirune température uniforme de 13 à 16°.
Les corridors sont facilement maintenus nu mêmedegré par la chaleur perdue des coffres de chauffage. Aupoint culminant de chaque circulation, un vase do trop
plein reçoit le volume d'eau qui se dilate et l’air quisc dégage quand on chauffe.
Des mesures sont prises pour compenser l’effet desdilatations et pour alimenter les appareils.
Plusieurs chaudières a vapeur accou-plées ensemble, fonctionnant comme uneseule,- avec un seul manomètre (celui deg Bourdon, le meilleur que nous connais-f /p sions), produisent dans les caveaux placéssous le centre de la prison la vapeur néces-snire à tous les services. Cette vapeur est^ 9 m ensuite envoyée par un système de tuyaux e,
! fl aux serpentins d des dix-huit vases chauf-
feurs de circulation (fig. 486), et, de plus,à tous les poêles (fig. 485) qui chauffent lesgreffes, les salles de dépôt et de visite, lalingerie, etc.
L’eau condensée de tous ces appareils re-vient des points les plus éloignés par unsystème de tuyaux de retour f, jusque dans
! des appareils d’alimentation qui la renvoyentdans les chaudières.
Si les ordonnances relatives aux machi-nes à vapeur nous avaient permis de placersous un bâtiment habité des chaudières plusgrandes que celles de la troisième classe,nous aurions établi seulement trois chau-dières de trente chevaux, dont line de re-change.
Nous dirons plus loin, à l’article ven-tilation, comment s’opèrent la ventilationet l’assainissement des 1,220 cellules et del’édifice entier. Celle-ci est combinée avecles 1 appareils de chauffage.
La dépense de houille sera avec 25 mè-tres cubes de ventilation par cellule et parheure, et l’ouverture facultative des fenêtrespour chaque détenu, de 2,000 kil. euvironpar jour moyen de chauffage.
Pendant dix-huit mois, une commission spéciale afait subir à nos appareils, la prison étant occupée enservice courant, les épreuves les plus variées et lesplus complètes. Ces expériences remplissent des re-gistres et sont résumées dans un rapport que nousallons publier, et qui, malgré toutes les attaques dontnotre travail à été l’objet, serviront plus tard de mo-dèle pour la réception de tous les édifices publics quiseront chauffés et ventilés. ru. gkouvelle.
CHAUX (cuisson delà) (angl. burning of lime,ail. kalkbrennen). La chaux vive s’obtient en calci-nant des pierres calcaires, et sert surtout à fabriquerles mortiers. Nous traitons d’une manière complète,à cet article, de la cuisson de la chaux et de la con-struction des fours destinés à cet usage.
Dans ces fours, le calcaire est en général mélangéavec le combustible ; dans un cas, et c’est le seul quenous traiterons ici, cet usage a des inconvénients gra-ves, c’est lorsqu’on fait usage de la tourbe, qui ren-ferme presque toujours une proportion considérablede cendres qui, mélangées à la chaux, se fondraientet causeraient un déchet considérable.
Les fig. 487 à 491 représentent un excellent fourneaudestiné à éviter cet incoménient, qui a été construit àRudersdorf, près Berlin ; la fig. 487 en est une coupeverticale; la fig. 488 le plan au niveau du gueulard ; lafig. 489 une élévation longitudinale; enfin les fig. 490et 491 sont deux coupes horizontales, Tune au niveauA B ; l’autre au niveau CI). Le vide intérieur du four ala forme de deux troncs de cône qui sc raccordent sui-vant leur large base, qui a 2 m ,50 de diamètre; au fondet au gueulard il n'aque 1"',90 de diamètre. Sa hau-teur totale est de 12 mètres; la hauteur du cône infé-rieur est de 2'",20. La chemise, en briques réfractaires