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A-F.
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CHAUX.

CHAUX.

d' -V, sur une hauteur de 7"', 80, et en briques ordinaires•l d, sur le reste de la hauteur, est séparée du mas-sif extérieur e e, du fourneau, formé de pierres cal-

caires, par un espace annulaire rempli de cendrestassées, afin de permettre à la chemise de se dilater parl’action de la chaleur intérieure, sans déterminer desmouvements et des fissures dans le massif extérieur. Le

fourneau est entouré d’un manteau de murs imn Avantla forme d’un tronc, de pyramide hexagonale, et diviseen quatre étages par des voûtes o, o, surmontées deplanchers p ; de cette manière la perte de chaleur parrayonnement est très faible. Les deux étages inférieursservent au service du fourneau, les deux autres à abriterles ouvriers pendant la nuit.

La combustion de la tourbe s’opère dans trois foyerslatéraux voûtés, b, b, b; ou charge la tourbe par des ou-vertures , munies de portes en tôle recouvertes intérieu-rement d’argile, sur les grilles, qui sont formées debriques réfractaires soutenues par un arceau transversalf. L’air nécessaire à la combustion arrive par les ca-naux h; i, ï, i, sont les cendriers, fermés par des portesque l'on n’ouvre que pour les vider. On retire la chauxpar les trois ouvertures a, a, a ; des hottes, le, /;, /;, pla-cées au devant, entraînent le courant d’air chaud quis’échappe par ces ouvertures et l’empêchent d’incom-moder les ouvriers. Le gueulard est entouré d’une fortebalustrade en fer pour prévenir tout accident ; la pierrecalcaire y est amenée dans de petits wagons roulantssur un chemin de fer w. Entre le fourneau et la collineauquel il est adossé, sont des constructions pour logerles ouvriers; on y arrive par les escaliers /, u, œ. Lesétages de ce bâtiment communiquent avec ceux desfourneaux, et ont des entrées particulières g et s. En x,on voit un chemin de fer qui conduit au gueulard d’unautre four à chaux.

Pour mettre le four en feu, on le remplit de pierrecalcaire jusqu’au niveau CD, et on la calcine com-plètement en brûlant du bois dans les canaux a, a, a-on remplit ensuite avec précaution les fourneaux decalcaire, et on allume alors le feu sur les foyers b, b, b.On produit environ \ 00 hectolitres de chaux par vingt-quatre heures. On dépense un mètre cube et demi detourbe pour la cuisson de un mètre cube de pierre cal-caire, et on obtient environ un mètre cube de chauxpesant 600 kil.

L’expérience a montré que la cuisson de la chaux estextrêmement facilitée par la présence de la vapeurd’eau, aussi l’opération marche-t-elle plus rapidementpar un temps humide que par un temps sec ; il est plusavantageux, par la même raison, d’employer le calcaireencore humide, immédiatement au sortir de la carrière,que de le laisser d'abord sécher par une exj>osition pro-longée à l’air. Il en est de même, comme nous l’avonsdit, d’un courant d’air très vif, tandis que d’un autrecôté il résulte des expériences de MM. Gay-Lussac etFaraday, que le carbonate de chaux n’est nullementdécomposé par l’action de la chaleur dans une atmo-sphère d’acide carbonique pur : c’est pour cette raisonqu’il est très difficile de ramener lu chaux carbonatée àl’état caustique, on la calcinant dans des creusets.

Il arrive souvent dans les fours à chaux, qu’unefaible portion du calcaire n’est qu’en partie décomposée ;ces morceaux, qui portent le nom à'incuits, no se dé-litent point dans l’eau, ou y laissent un résidu considé-rable.

La chaux est très employée en agriculture et dans laconfection dessioiiïiERS. Parmi les autres applications,nous citerons son emploi dans la clarification des su-cres ; la purification du gaz d’éclairage ; la fabricationdes alcalis caustiques ; la préparation de divers cimentsou luis; la confection d’une pommade épilatoire qui scfait en y ajoutant du sulfure d’arsenic, etc.

CHEMIN DE FER (angl. railway, ntl, Eiscnbahn).Les premiers chemins de fer n’eurent d’abord pour butque de desservir des houillères, des carrières, desusines et, en général, une industrie locale, soit pourfaciliter l’arrivage des matières premières, soit pourtransporter les produits aux bords d’un canal ou dansquelque grand centre de consommation. Les wagon*ou véhicules servant au transport étaient alors tratués