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CHEMIN DE FER .

CHEMIN DE FEU.

soit par des hommes, soit par des chevaux. Cet état 'de choses dura près de deux siècles.

Plus tard, lorsque l'accroissement des richesses eutdéterminé une plus grande activité dans la consom-mation, on s’occupa sérieusement de suppléer â l’in-sufîisance de-» moyens ordinaires de transport par l'em-ploi de chemins de fer, sur lesquels le remorquage deswagons se fit d’abord au moyen de chevaux. Le pre-mier essai de l’application des machines à vapeur autransport sur les routes ordinaires fut fait à Paris en 1709 par un ingénieur français, Nicolas-JosephCugnot , et sur les chemins de fer en 1804, en Angle-terre, par MM.Trévitick et Vi\ian. Ces essais toutefoisne donnèrent lieu à aucune application suivie de la va-peur au transport sur les chemins de fer placés à lasurface du sol, qui prenaient dès lors un grand déve-loppement en Angleterre pour le service des mines dehouille. Bien que dans l’expérience précitée, faiteen 1804, on eût pu remarquer à la vitesse de 8 kilo-mètres à l'heure, sur le chemin de fer de Merthyr-Tyd\il, un train de '10 tonnes, sur une longueur de14 kilomètres \ f 2, sans renouveler l’eau contenue dansla chaudière, l’opinion,dominante alors et partagée parles inventeurs était que l’on rencontrerait des ob-stacles insurmontables dans le défaut d’adhérence desroues sur la surface polie des rails. Ce ne fut qu’en1813 que de nombreuses expériences, exécutées parBlakett sur le chemin de fer de WylanV vinrent ren-verser cette opinion et prouver que le frottement oul'adhérence des roues sur les rails fournirait un pointd’appui suffisant pour la locomotion â la vapeur.

NOMS DES PAYS.

LONGUEUR EN

des chemiu

En j En«ploiuüon coostract.

KILO

s de fe

Totés ouconcédés.

UKTKES

r :

TOTiL

Prusse.

2,968

»

2.968 1

Autriche (Etatsajlem.)

■1,529

245

M

1,774'

Bavière .

626

46

)>

672

iWurtcinbcrg.

266

»

»

266

531

220

M

751 i

•Hanovre .

305

28

„

393

dinde.

316

U

»

316,

Deux liesse.

490

»

»

490

Mecklembourg.

230

))

»

230

llolstein.

109

»

»

109

Saxe-Weimar.

76

U

»

76

lAnhalt.

90

»

)>

90|

Brunswick.

87

»

»

87;

AutresEtatsdel’AUem.

207

»

>■

202

Total pourrAllemagnc

7,890

539

»

8,427

(îallicie.

65

D

))

65

■ Hongrie .

436

»

M

436

Russie.

227

750

),

977!

i Hollande .

227

„

»

227 1

Belgique .

609

950

»

953

Grande-Bretagne . . .

9,998

832

7,295

18,125

! France .

3,499

893

230

4,6121

Roy. Lombardo-Vénit.

209

»

„

209i

Ipiémont.

262

>>

2621

Toscane .

20

M

20

Naples .

81

»

»

SI

Total pour l’Europe . .

23,25-1

3,626

7,525

34.402,

Amérique du Nord . .

16,552

16,238

..

32,790]

Total général. . .

39,803

19,8-4

7,525

67,192'

Bientôt après Georges Stéphcnson parvint à construireîles machines du poids de 10 tonnes, avec leur appro-visionnement, pouvant remorquer un train de 3() ton-nes, poids des wagons compris, avec une vitesse de10 kilomètres à l'heure. Enfin, en 1827, M. Séguinaîné, par l’invention des chaudières tubulaires et dutirage artificiel au moyen d’un ventilateur, remplacéen 1829, en Angleterre, par l’action de la vapeur, per-mit à Robert Stéphenson do se présenter au con-cours ouvert, le 29 avril 1829, par les directeurs duchemin de fer de Liverpool à Manchester, avec une lo-i comotîve, ta Fusée, il quatre roues, pesant 4,310 kilo-grammes, et qui remorqua sur niveau, à la vitesse de22 kilomètres 1/2 il l’heure, y compris son approvi-sionnement, un poids de I 2,942 kilogrammes.

La Fusée comprenait la plupart des dispositions quol’on retrouve encore dans les machines actuelles, commenous le verrons à l’article locomotive. De ce jouimémorable date le développement considérable qu’ontpris les chemins de fer, dont les lignes sillonnent ac-tuellement toutes les contrées civilisées, et dont le ta-blerfu suivant ainsi que celui ci-contre donneront uneidée :

Chemins de fer exploités en France , au B r janvier 1832 :

NOMS

ioxcrr.cn

xuhbre

eiploiice

de

DES CHEMINS DE FER.

CD kilomrlr.

locomotiics.

Alais à Beaucaire et à la Grand’-

•

Combe, Amiens à Boulogne .. . .

124

30

Andrézieux à Roanne .

68

16

Anzin à Denain et Sornain.

20

8

Avignon a Marseille .

126

45

Bordeaux à La Teste .

52

8

Centre.

2 U

55

Dieppe et Fécamp à Rouen .

50

5o

Montpellier à Nimes .

52

12

Montpellier à Cette.

27

7

Montercau à Troyes .

Nord et embranchement sur Saint-

101

16

Quentin, Calais et Dunkerque . .

585

205

Orléans à Bordeaux .

226

50

Paris à Lyon .

383

125

— Orléans .

133

93

— Rouen .

131

50

— Strasbourg .

476

88

— Saint-Germain et Argenteuil .

— Versailles (rive droite).. . .

21

19

45

— Versailles (rive gauche). . .

17

14

— Sceaux.

12

7

Rouen au Havre .

95

28

Strasbourg à Bâle . . . j

Mulhouse a Thann . . j * ' * ’

161

29

Saint-Etienne à Lyon .

58

42

Tours à Nantes .

198

88

19

Total.

1,028

De ce qui précède, il s’ensuit que l’étude des che •mins de fer se divise tout naturellement en deux par-ties : l’une comprenant les chemins destinés au servicedes mines et usines, l’autre ceux servant do voies degrande communication.

I. CHEMINS DE FER DESTINES AU SERVICE DESMINES ET USINES.

Les chemins de fer employés pour le service desmines aux usines consistent ordinairement, soit en

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