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A-F.
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CHEMIN DE FER .

CHEMIN DE FER .

bandes parallèles ou ornièrq^ creuses et à rebords, soiton ornières saillantes fixées à la surface du sol. Ce-pendant on emploie encore dans quelques exploita-tions des chemins suspendus, dont nous parlerons dansun paragraphe spécial.

Les chemins à ornières creuses,ou tramm-road en anglais , dont lafig. 492 donnera une idée, ont d’a-bord été employés, et il en existeencore un très grand nombre,soit dans l’intérieur des mines dehouille, soit à la surface du soldans le sud du pays de Galles . Lesbandes qui forment les ornièrescreuses a rebords sont toujoursen fonte, le rebord habituellementplacé du côté de l'intérieur de la voie ; leur écartementest maintenu par des traverses en bois, comme dans leschemins de fer ordinaires, et, en outre, on les soutientquelquefois en les fixant sur des ligues continues delongrines en bois, dans le but de s’opposer aux causesde rupture. Les roues des chariots ou wagons, quicirculent sur les tramm-road, sont mobiles sur les fu-sées des essieux, lesquels sont invariablement fixés-à lacaisse du wagon ; ces roues, construites en fonte, ontune jante très mince, de sorte qu’elles présentent àpeu près la forme d’une lentille, quand on fait abstrac-tion du moyeu; cet amincissement des roues à la cu*-confércncc a pour but de diminuer les résistances aumouvement occasionnées par les ordures qui s’accu-mulent aisément sur la partie horizontale des bandesde lonto par Reflet de leur rebord saillant. Les chiffressuivants permettront d’apprécier le coût de ces che-mins. A la mine de Lamlor, la largeur de la voie estde 0 IU ,70; chaque ornière ou rail pèse 21 kilogrammespar mètre courant ; la distaucc des deux essieux estde O 1 ",50 d’axe en axe; le-, voues dont le diamètreest un peu plus faible sont des disques presque pleins,ayant 4Ü millimètres d’épaisseur au milieu et 2ü mil-limètres seulement à la jante; chaque wagon coûteenviron 175 francs et contient 1,150 kilos de houille;un cheval en traîne deux à la fois dans l’intérieurde la mine sur un parcours de 1,400 mètres environ.Dans d’autres mines, ainsi que sur des chemins à lasurface, la largeur de la voie atteint jusqu'à l m ,00 etle diamètre des roues 0"',üd; mais on dépasse rare-ment ces limites. Sur ces chemins, un cheval peuttraîner dans les mines jusqu’à 3,000 kilos, et à lasurface du sol jusqu’à 4,00U kilos de houille.

Le chien de mine (fig. 493 et 494), usité de temps im-

mémorial dans les minesd’Allemagne pour le transportdes minerais dans des galeries ordinairement étroiteset tortueuses, rentre dans la classe des tramm-road.H consiste en une caisse prismatique à base quadran-gulaire longue, haute et étroite, portée sur quatre rou-lettes ordinairement placées au-dessous de son fond,pour ne pas diminuer sa largeur. L’essieu des rouesde devant est plus court que celui des roues de der-rière, et ces deux essieux sont fixés, l’un tout près dela partie antérieure du chariot, l’autre en arrière dumilieu et un peu au-delà de la verticale, passant par

le centre de gravité de la caisse chargée. Au milieude l’essieu antérieur est fixée verticalement une che-ville en fer qui sert à guider le chariot, ce qui estd’autant plus nécessaire que les rouleurs circulent engénéral sans lumière et en courant sur les voies deroulage souterraines. La voie de roulage est forméepar deux lignes parallèles de solives en bois de () ,Il ,05à 0 m ,0G d’épaisseur et 0 m ,t0 à ü n, ,12 de largeur aumoins. Ces solives, quelquefois recouvertes de bandesde fer mince ou de plaques de fonte, sont fixées pardes chevilles sur des traverses en bois posées sur lesoi de la galerie ou appuyées par leurs extrémitésdans des entailles faites dans les parois. Leurs facesverticales intérieures laissent entre elles un intervalled’environ U m ,03, dans lequel est engagée la chevilledirectrice que l’on termine en général par un galethorizontal. Le roulcur se place derrière le chien et lepousse devant lui en s’appuyant sur sa partie posté-rieure.

Actuellement on se sert presque partout, dans lesgaleries souterraines d'une certaine dimension et à lasurfacedu sol, de chemins de fer à ornières saillantes ouraiis.Dans les mineset usines, les rails sontsiniplemontformés de bandes de fer laminé de 0 m ,07 à 0‘",08 dehauteur sur 0 U, ,0IU à 0 ,U ,0I5 de largeur, et pesant 5à 7 kilos par mètre de longueur, placées ou encastréesde champ, bout à bout, dans des traverses en bois plusou moins rapprochées. A cet effet, on pratique vers lesextrémités de ces traverses, et à une distance égale acelle de la voie, ordinairement 0 ,n ,70 à ()"',80, deuxrainures qui pénètrent jusqu’au milieu de leur épais-seur et dont la profondeur est moindre que la hau-teur du rail, que l’on y loge et que l’on y maintientserré au moyen do coins en bois enfoncés latérale-ment du côté de l’intérieur de la voie. Sur un pareilchemin, on peut faire circuler des wagons portantG00 à 700 kilos de houille. Le peu de hauteur des gale-ries et lu nécessité de pouvoir tourner dans des courbesd’un faiblerayon, limitentordinaircment le diamètre desroues à 30 ou 40 centimètres et la distance des essieuxà O“',05 à 0"‘,0G en sus de ce diamètre. Les rouessont habituellement fixées aux essieux, lesquels tour-nent dans des boîtes attachées aux cadres des wagons.Toutefois il est préférable, pour les chemins de mineset d’usines, en conservant toujours les essieux mo-biles et une des roues invariablement fixée à chaqueessieu, de lai-ser l’autre roue libre de tourner autourde la fusée, afin de prévenir le glissement sur les railsdans le sens du mouvement. Les jantes des roues sontlarges, cylindriques ou légèrement coniques, et portentdu côté de l'intérieur de la voie un rebord annulaireou boudin qui sert à les maintenir sur les rails. Trèssouvent et ufin d’éviter des transvasements des ma-tières à transporter ou a élever au jour, on réduit leswagons à de simples plates-formes reposant sur lesessieux, sur lesquelles on place les bennes ou tonnesremplies de houille ou de minerais aux lieues d’abat-tage. En général ces chemins sont à simple voie etprésentent de distance en distance des gares d’évite-ment où la voie est double. Il est très rare que, pourles croisements ou embranchements de voies, on seserve d’aiguilles mobiles; on se contente, comme l'in-dique la fig. 495, délaisser dans les rails, aux pointsde croisement ou de bifurcation , des entailles suffi-santes pour le passage des boudins des roues , et ondirige l’effort de traction du moteur animé dans lesens convenable pour faire passer les roues sur lesrails de la voie que l’on veut suivre. J1 est presque im-possible de disposer dans les mines des plateaux tour-nants. Il en est souvent de même dans les usines, leshalles, magasins, etc. On y supplée alors d'une mu-| nière très simple, en supprimant tout à fait les railsi dans les centres de changements de voie et couvrant