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CHEMIN DE FEU.

CHEMIN DE FEU

Palmer. Nous en donnerons une idée- en décrivant unchemin de cette espèce, établi à Marvelay près Epinuopar M. Dehuux. La voie (6g. 500 et 501 ) se compoted’une suite de longrines assemblées à leur extrémité à

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le sol de plaques unies en fonte sur lesquelles les wa-gons peuvent circuler en tous sens en roulant sur lesboudins des roues. Pour faciliter le passage des wa-gons, sans tâtonnements, duplancher en fonte sur une voiey aboutissant, on arrondit endessus l’extrémité des rails eton dispose sur la plaque defonte deux saillies curviligincs(fig. 496), ordinairement obte-nues à la fonte, qui viennent serencontrer en avant de la voiesur le prolongement do sonaxe, et servent à diriger lesroues du wagon à leur rentrée dans la voie. •

Dans les cas où la mobilité du sol ne permet pasde maintenir la voie dans un état do régularité et dopropreté convenable, il est certainement avantageuxd'employer le système appliqué par M. Serveille aînédans une carrière de pierre à bâtir située près deMeudon . Le chemin de 1er qui dessert cette carrière aune voie d’une largeur variable de 0 n, ,27 à O™,30, surlaquelle circulent des chariots chargés de 600 kilogr.do moellon et dont les roues sont remplacées par destroncs de cône opposés par leur grande base. Les fig. 497et 498 représentent un deces chariots ; ils circulent dans

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des courbes d’un rayon excessivement court et sur unchemin dont la voie est fort irrégulière, tant pour lalargeur, qui n’est pas constante, que pour le plan depose des rails, les deux rails parallèles étant sur plu-sieurs points situés à des niveaux ditférents. Maigreces irrégularités et des rayons de courbure très petits,les chariots n’abandonnent points les rails, sur jes-quels ils prennent des positions inclinéesd’un côté ou de l'autre, suivant l'incli-naison transversale de la voie et aussisuivant la position du centre de gravité U2—Jdu chariot et la direction de l’effort detraction. La fig. 499 indique la manièrede tixer les chairs ou coussinets sur lestraverses en bois au moyen de deux vis,et d’y assujettir les bandes de fer méplat qui consti-tuent les rails.

On emploie quelquefois dans les exploitations demines des chemins de ter suspendus dits chemins à la

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mi-bois et reliées par des boulons â écrous. Cette voie’est suspendue aux chapeaux des cadres de soutènementpar de longs clous taraudés à l’extrémité qui doit s'en-gager dans le chapeau ; elle est destinée à supporterquatre roues ou galets reliés deux à deux par unessieu recourbé qui passe sous la voie supendue. Legalet est maintenu à l’extérieur par une petite cla-vette (6g. 502); chacun des essieux est liépar un boulon à écrou à une grande tringlelongitudinale, à laquelle la caisse est suspen-due au moyen de deux petites chaînes ter-minées par une ferrure en patte d’oie soli-dement clouée à une des parois de la caisse.Pour les croisières et changements de voie,une des longrines est entaillée à mi-bois etest renforcée dans cette partie par une bande de tôlelixéc par des boulons. Une autre pièce, taillée àmi-bois de la même manière que la première, s’a-dapte sur celle-ci par un tenon auteur duquel ellepeut tourner ; cette pièce se termine par un bisoauqui va s’adapter, au moyen d’un petit tenon enfer, dans une autre bande de longrines appartenantà une autre voie, et constitue ainsi une véritable ai-guille qui permet facilement au* chariot de passerd’une voie sur l’autre. L’extrémité de la bande et lapièce tournante doivent être arrondies près du pivotà leur partie extérieure, afin de pouvoir permettre lelibre mouvement des galets.

Dans les chemins de fer qui desservent les mines etusines, on se sert pour la traction de moteurs animés,l'homme ou le cheval, et dans quelques cas de l’actionde la gravité. Les fortes rampes sont franchies au moyende balances d’eau, d’écluses sèches ou de plans auto-moteurs dont il est donné une description détaillée àl’article plans inclinés, qui sont desservis dans cer-tains cas par des roues hydrauliques ou des machinesa vapeur, et munis de freins, pour modérer la vitesse,et parfois, dans des cas exceptionnels, de régulateursa volant pour prévenir tous accidents.

II. CHEMINS DE FEU SERVANT DE VOIES 1)EGRANDE COMMUNICATION.

Bien que quelques chemins anciens ou secondai-res soient encore desservis par des chevaux, ce quenous dirons dans ce chapitre s’appliquera surtout auxchemins à grande vitesse desservis par des locomo-tives.

Traré des chemins de fer. La première et la plus im-portante question que soulève l’établissement d’un che-min de fer devant servir de voie do grande communi-cation, est la détermination de sou tracé.

Dans les pays neufs, comme l'Amérique , où les po-pulations sont encore indistinctement disséminées, oùil n’v a.que peu ou point d’intérêts créés, d'habitudes