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CHEMIN DK F EK.

CHEMIN DE FER

qui l;c trouvent indiqués à l'article coxsekvationdes dois. Un a également proposé divers systèmesde supports en fonte et fer, sur lesquels l'expériencen'a pas suffisamment prononcé.

Certains rails se fixent directement sur les traversesou longriues au moyen de vis à bois ou de cramponsen fer ; ce sont les rails plats et les rails à empattement(rail américain et rail eu U renversé). Pour les rails àsimple ou à double champignon, on ne peut les fixer surles traverses, dés ou longriues que par l'intermé-diaire de coussinets. Les coussinets sont en fonte douce ;on les distingue en coussinets à joints, c’est-à-direpour former la jonction de deux rails, et en cous-sinets intermédiaires : les premiers ont U m ,l4 et lesseconds 0 m ,l() de largeur. Les rails sont ordinaire-ment assujettis dans les coussinets avec des coins enbois (voirlig.505) qu’il convient de placer en dehors;par cette disposition, ils s’élèvent plus haut, le ser-rage est meilleur, et le coiu forme une espèce dematelas élastique qui communique les chocs latérauxà la saillie des coussinets, avantage très importantdans les courbes. Pour le joint des rails à empattement,on se sert aussi d’une sorte de coussinet composéd’une plaque en fonte ou en fer laminé, armée de re-bords, dont la saillie est égale à la hauteur des bordsde rcniputteincnt, et percée de trous carrés, dans les-quels passent des crampons qui l’assujettissent sur latraverse ou la longrine en meme temps que lesrails.

Les coussinets sont fixés sur les traverses ou les lon-grines au moyen de vis à bois ou de crampons. Onn’emploie guère de dés en pierre que lorsque la loca-lité fournit une roche très facile à tailler et à percer,et en même temps présentant une grande solidité ;dans ce cas, les dés sont percés de trous, dans lesquelson enfonce des chevilles en bois qui forment un pre-mier lien entre le coussinet et son support; puis onchasse dans les chevilles en bois des chevillettes eu ferà large tête : lorsque le dé ne se fend pas, il reste in-variablement lié avec le coussinet; pour rendre à lavoie une partiede l’élasticité que lui auraient donnée lestraverses, on intercale souvent entre le coussinet etle dé une plaque de feutre goudronné de ü m ,007 à0 m ,008 d’épaisseur.

Pose de voie. Nous avons déjà indiqué dans ce quiprécède les principales conditions de la pose de la voie,de sorte qu’il nous reste peu de chose à dire à cesujet. La nécessité de donner aux bandages desroues une forme conique (on fait en général l’incli-naison de 1/16) entraîne celle d’incliner eu dedans dela voie, au moyen d’entailles faites dans les traverses,soit sous les rails, soit sous les coussinets, les railsqui, sans cela, seraient soumis à un effort latéraltendant à les renverser et à arracher les chevilles oules crampons. Cette inclinaison doit être égale à celledes bandages des roues, lorsque les rails sont à la sur-face plane, parce que, sans cela, le contact ne s’éta-blirait que par une arête. Cette condition n’est plusindispensable pour les rails à surface bombée, mais ludifférence entre les deux inclinaisons ne doit jamaisêtre considérable

Dans les courbes, on exhausse, comme nous l’avonsdit plus haut, le rail extérieur, c’est-à-dire celuiqui est placé du côté de la convexité de la voie, afiud’y contre-balancer par la pesanteur du train l’effet dola force centrifuge. Cet exhaussement est de :

10 millim. dans les courbes de 1,000 à1,200 m dcrayon.

8 — — 1,500 —

4 — — ">,000 —

:î — — 3,000 —

“2 — — 6,000 —

Les rails une fois placés, on procède au bnlastagc.

opération qui consiste à enterrer l«*s traverses dansune l’orme en sable. Il convient, autant que possible,que ce sable ne soit pas trop lin, et il vaut mieux qu’ilsoit calcaire que siliceux. La chaussée sur laquellesont placées les traverses est aussi ordinairement for-mée à sa partie supérieure par une couche de sable oubalast perméable, qui remplit le triple but de donnerune certaine élasticité à la voie, de contribuer à ré-partir le plus également possible sur toute la chausséela pression exercée lors du passage des trains, et depréserver les traverses contre l’humidité en asséchantle sol sur lequel elles reposent immédiatement.

Lorsque les rails sont a surface plane, avec quelquesoin qu’aient été faits le sabottage des traverses et lapose de la voie, il arrive inévitablement que l’incli-naison ne correspond pas toujours à la conicité dubandage de la roue; la jante porte tantôt sur l’arêteextérieure, tantôt sur l’arête intérieure du rail, et lerayon sur lequel roulent les roues n’est jamais con-stant; par suite de cette différence, dont le sens varieà chaque instant, les wagons et les machines sontjetés tantôt a droite, tantôt à gauche, et le convoi netarde pas à prendre un mouvement serpentant d’au-tant plus sensible que la vitesse est plus grande et au-quel on a donné le nom de mouvement de lacet. Lors-que les rails sont mal posés ou que la voie n’a pasassez de jeu, ou enfin que, par suite de l’usure desbandages à la gorge, les mentonnets ne se raccordentplus à la jante par une courbe continue, chaque oscil-lation se termine par un choc des roues contre lesrails qui rend le mouvement de lacet beaucoup plussensible. Ce mouvement oscillatoire est souvent beau-coup plus prononcé dans certains wagons que dans lereste du train ; cette différence provient alors de ceque ces wagons présentent un defaut dans le parallé-lisme des essieux, ou dans l’égalité de diamètre desroues d’une même paire.

Changements de voie. Les raccordements de deuxvoies se font, soit sous un angle très aigu, soit à angledroit. Dans le premier cas, on se sert de rails mobilesou aiyuilles , que l’on manœuvre à l'aide d’excentri-ques ou de leviers, de manière à établir la commu-nication de la voie unique avec l’un ou l’autre desembranchements. Tantôt le levier ou l’excentrique di-recteur est fixé dans chacune de ses positions par unverrou ou un cran, tantôt il est muni d’un contre-poids qui ramène de lui-même les aiguilles dans uneposition déterminée. Les fig. 507 et oOS indiquent suf-

507.

508.

fisamment la manière dont s’établissent et se manœuvrent ordinairement les aiguilles.

Les excentriques ou leviers qui servent à la manœu •vre des aiguilles font également mouvoir des signaux