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chaud ascendant contre les parois étant en raison in -verse Je l’aire de section et proportionnelle à son périmè-tre, il convient de choisir pour la ldrme de la section in-térieure celle qui, sous le meme périmètre présente l’airemaximum, c’est-à-dire le cercle; la forme la plus con-venable à donner à la section intérieure des cheminées,sous le rapport du tirage, est donc la forme circulaire,et c’est maintenant celle que l’on adopte généralementpour les cheminées des chaudières à vapeur.
Lorsqu’on rétrécit l’orifice supérieur d’une cheminéeen y adaptant un diaphragme, la dépense d’air et parconséquent le tirage diminuent, mais non pas propor-tionnellement à l’ouverture du diaphragme; parce quela \itesse à l’intérieur, le long des parois, diminuant enîuOme temps, la résistance due au frottement devientmoindre, et qu’eu raison de cela la vitesse d’écoulementpar le diaphragme augmente; de telle sorte que si lediamètre de la cheminée était grand par rapport au dia-mètre du diaphragme, la \ itesse de l’air à l’orifice seraitpresqueégaleàlavitessethéorique. Quand lediaphragmeest placé à la partie inférieure, les effets sont à peuprès les memes, et la diminution de dépense est encoremoindre, parce que la vitesse d’écoulement à l’orifice su-périeur lie dépend que de la pression et non du diamètre,et que la dépense augmente avec celui-ci.
On voit d’après ce qui précède que l’activité du tiragepeut s’obtenir soit en donnant aux cheminées unegrande hauteur, soit en augmentant leur diamètre inté-rieur ; si l’on prend en considération le prix de la maind’œuvre et le refroidissement graduel de la colonned’air chaud, on sera porté, toutes choses égales d’ail-leurs, à donner la préférence à ce dernier procédé, quipermet en outre de diminuer la résistance due aux frot-tements contre les parois, en ayant soin de disposer,dans l'intérieur de la cheminée, un ou plusieurs dia-phragmes d’un diamètre convenable ; il est nécessairedans ce dernier cas que le diamètre de ccs diaphragmessoit tel que l’air chaud ne s’écoule pas au dehors aveoune vitesse de moins de 3 à 4"* par seconde, afin que lecourant puisse résister à l’action des vents extérieurs etne soit pas refoulé dans la cheminée.
Il est très difficile, pour ne pas dire impossible, dansla plupart des cas, de mesurer la température de l’air.sortant, afin de pouvoir déterminer la températuremoyenne de l’air dans la cheminée, ainsi que de détermi-ner la perte de force vive due au frottement des parois ;ce qu’il y aurait de mieux à faire serait d’apprécier enbloc toutes ces résistances en comparant, dans un grandnombre de cas, la vitesse théorique de l’air donnée parla formule que nous avons établie plus haut, avec la vi-tesse réelle mesurée directement au moyen del’anémemè-tre de M. Combes, que nous décrirons à l’article venti-lation. Des mesures faites avec des instruments moinsprécis ont montré que la vitesse réelle n’était que \/4 à1/5 de la vitesse théorique.
Nous avons déjà donné dans cet ouvrage les règlespratiques qui servent à déterminer les dimensions desgrilles et cheminées des chaudières a vapeur; il estinutile d’y revenir ici. Les cheminées dos maisons d’ha-bitation ont proportionnellement une section beaucoupplus considérable, ce qui tient au mode de ramonagegénéralement adopté et qui ne permet pas de descendreau-dessous de certaines dimensions; il en résulte que lavitesse de sortie de l’air étant très faible, le moindrevent rabat la fumée dans l’intérieur des cheminées et lesfait fumer; il serait très facile de parer à cet inconvé-nient en plaçant dans l’intérieur de chaque cheminée,un ou plusieurs diaphragmes mobiles de diamètre con-venable, de manière à donner une vitesse suffisante aucourant d’air chaud; ce procédé, beaucoup plus simpleque tous les appareils inventés jusqu’à ce jour par lesfumistes, est d’un emploi certain, et nous sommes endroit de nous étonner qu’il n’ait encore été appliqué
presque nulle part, ce qui pourrait se faire dans tomesles cheminées à peu de frais, sans changer leurs dimen-sions et le mode de ramonage habituel.
Ce qu’il y a de mieux pour les maisons d’habitation,sont les cheminées en briques à section intérieure ci r-
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culairc (fig. 511) de M. Courber; ces cheminées, pla-cées dans l’intérieur des murs, n’en augmentent pasl’épaisseur et n’en diminuent pas la solidité ; elles peu-vent sc ramoner facilement en y promenant un fagotd’épines attaché par les deux bouts à des cordes de lalongueur de la cheminée.
L’établissement des cheminées hautes et isolées,telles que celles des chaudières à vapeur, etc., se faisaitautrefois à l’aide d’un échafaudage extérieur et étaittrès coûteux. Actuellement on les construit sans aucunéchafaudage, en encastrant dans la maçonnerie, à l’in-térieur, des barres de fer que l’on espace de 0 n *,()0, etqui forment une échelle au moyen de laquelle on s’élèveaisément dans la cheminée; cette échelle sert à la con-struction et aux réparations. Un bon ouvrier, aidé d’unmanœuvre qui lui passe les briques et le mortier, peutélever on quelques semaines une cheminée de 13 mètresde hauteur, ayant de diamètre à la base, extérieurement,1 '",70, et intérieurement O" 1 ,80, et au sommet, extérieu-rement O” 1 ,70, et intérieurement 0 m ,50. Pour allégerles cheminées et pour leur donner plus de solidité, on lesconstruit en plusieurs assises, superposées comme on levoit plus loin fig. 514; on comprend sans peine qu’ilfaille leur donner une certaine épaisseur à la base, pourqu’elles puissent résister aux coups de vent et ne passouffrir de l’action des gaz chauds qui y affluent. Lors-qu’une pareille cheminée doit desservir plusieurs foyers,il faut que la section soit au moins égale à la sommedes sections des rampants qui viennent y déboucher.
Pomme lors delà mise eu feu, les cheminées d’appelsont remplies d’air froid et ne produisent aucun tirage,il est nécessaire de faire au bas de la cheminée un feutrès vif avec de la paille, ou toute autre matière facile-ment combustible. Du reste, les grandes cheminées con-servent leur chaleur pendant assez de temps , pourqu’elles puissent repvendre immédiatement leur servicesans échauffement préalable, après une interruption dequelques jours. Pour certaines cheminées d’appel ,comme celles qui servent à la ventilation, on construitprès de leur base un petit fourneau particulier, dit four-neau d'appel , qui sert à lancer dans la cheminée la quan-tité d’air chaud nécessaire pour déterminer le tirage.
Comme les hautes cheminées couvent le danger d’êtrefrappées par la foudre, il convient de les munir d’nnparatonnerre dont la chaîne descend le long des paroisextérieures ou intérieures et s’enfonce dans le sol commeà l’ordinaire. Il vaut toujours mieux donner aux che-minées plus de hauteur qu’il n’est nécessaire, car onpeut toujours diminuer le tirage au moyen de registresconvenablement placés, tandis qu’on ne peut l’augmen-