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A-F.
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Cil LOROMETKIE.

CHLORURES.

d’indigo, elle renferme 13/10 ou '1 fois 1/2 son volumede chlore.

D’après M. Gay-Lussac, 1 partie de chlorure dechaux pur dissous dans 100 p. en poids d’eau, donneune dissolution qui renferme à très peu près son volumede chlore, et qui par conséquent décolorerait 10 fois sonvolume de la solution d’indigo ; si donc on prend 5 grain,du chlorure à essayer et qu’on les dissolve dans 1 fi litre= 300 gram. d’eau, puis qu'on essaie cette dissolutionet qu’on trouve qu’elle ne décolore que 7 fois 1/2 sonvolume de la solution titrée d’indigo, on en concluraque le chlorure essayé ne renferme que 73 p. 100 dechlorure de chaux pur. Les essais chlorométriques sefont de la meme manière que les essais alcalimétriques(voyez alcalimétrie), et avec les mêmes appareils,ce qui nous dispense d’y revenir ici ; on s’arrête, lors-qu’on ajoutant une nouvelle portion de la solution titréed’indigo, la couleur n’est plus entièrement détruite etpasse au vert.

Au lieu d’indiquer la teneur chlorométrique en cen-tièmes, on l’exprime souvent en dixièmes ou degrés.Ainsi dans les exemples que nous avons pris, on (liraitque la dissolution de chlore était à 13 u , et le chlorurede chaux à 7 U 1 (i.

Le principal inconvénient de ce procédé, tient à ceque la solution titrée d’indigo s’altère à la longue, do^orte qu’on ne peut avoir des résultats exacts qu’avecdes solutions récemment préparées.

Depuis M. Gay-Lussac a inventé un autre procédé,qui consiste à remplacer la solution d’indigo par unedissolution d’acide arsénieux dans l’acide hydrochlori-que, à laquelle on ajoute quelques gouttes de sulfated’indigo, qui la colore en bleu; le procédé consiste àajouter avec une pipette la dissolution de chlorure dé-colorant à une quantité donnée de la solution d’acidearsénieux, jusqu’il ce que celui-ci soit complètementtransformé en acide arsénique, ce que l'on reconnaît àce que le chlore qui se dégage réagit alors sur l’indigoet eu détruit la couleur. On prend pour unité le pornoiroxydant d’un litre de chlore gazeux à 0°, sous lapression de 0 m ,7() de mercure, et on la suppose-diviséeen 100 parties. On fait ensuite une dissolution de chloredans l’eau qui renferme son volume de chlore gazeux,au moyen de laquelle on prépare une dissolution nor-male d’acide arsénieux, qui sature exactement son vo-lume de la solution de chlore ci-dessus. On peut en-core , d’après M. Gay-Lussac, préparer la solutionnormale d’acide arsénieux en dissolvant 4- sr ,439 d’acidearsénieux, parfaitement pur, dans de l’acide liydro-chlorique tout à fait exempt d’acide sulfureux, puisétendant d’eau, jusqu’à ce que le tout forme un volumed’un litre. Tour faire l’essai d’un chlorure, on en prend10 grammes qiw l’on dissout dans 1 litre- d’eau, puis oudétermine combien il faut ajouter.de centimètres cubesde cette dissolution à 100 centimètres cubes de la solu-tion normale d’acide arsénieux, pour convertir complè-tement ce dernier en acide arsénique ; on reconnaît quel’on atteint le point de saturation, à ce que la couleurbleue due à l’indigo disparaît. Il est évident que le titredu chlorure de chaux sera en raison inverse de la quan-tité qu’il faudra en ajouter : si l’on doit en ajouter100 cc , le chlorure essayé sera du chlorure de chauxpur renfermant son volume de chlore gazeux, et si l’onemploie 133 e c , le chlorure essayé renfermera 100 : 133ou 73 p. 100 de chlorure de chaux pur.

On ne peut opérer inversement, c’est-à-dire chercherà saturer une quantité donnée de chlorure de chaux endissolution, en y versant par petites portions la solutionnormale d’acide arsénieux, parce que l’action de l’acidehydrochlorique sur le chlorure de chaux détermine undégagemeutde chlore gazeux,quine réagirait qu’incom-plétement sur la faible proportion d’acide arsénieux enprésence, ce qui n’a pas lieu par le procédé que news

avons indiqué, et dans lequel l’acide arsénieux se trous een excès par rapport au chlore qui se dégage.

On peut encore employer d’autres procédés chloro-métriques, parmi lesquels nous citerons celui du docteurUre, fondé sur la décomposition de l’ammoniaque parle chlore et la mesure de l’azote dégagé, et celui quenous avons décrit à l’article blanchiment, basé sur latransformation du sulfate de protoxyde de fer en sulfatede peroxyde par l’action du chlore ; mais ces divers pro-cédés sont loin de présenter l’exactitude et la commoditédu dernier procédé que nous avons décrit.

CHLORURES. Les combinaisons binaires dans les-quelles le chlore est l’élément électro-négatif portent lenom de chlorures. La plupart des chlorures sont solidesà la température ordinaire, cependant il y en a de li-quides comme les chlorures de silicium et de titane, lesperchlorures de chrome, de manganèse et d’étain, etmême de volatils comme le chlorure de bore. Aucun nejouit de l’éclat métallique, si ce n’est le perelilorure defer lorsqu’il a été sublimé. Leur couleur est en généralla même que celle des sels ou des oxydes correspondants.Ils sont tous fusibles, et la plupart à une chaleur infé-rieure au rouge, les chlorures de bismuth, de zinc etd’antimoine, se liquéfient à une chaleur inférieure à 100".Ils sont presque tous volatils et même assez fortement ;les perchlorures le sont plus que les protoehlorurcs.

Les chlorures sont tous indécomposables par la cha-leur seule, à l’exception de ceux d’or, de platine, derhodium, d’iridium et de palladium, qui sont réduits àl’état métallique. La lumière en décompose lentementquelques-uns; par exemple, elle noircit le chlorure d’ar-gent en en dégageant une partie du chlore.

L’oxygène et l’air décomposent à l’aide c\e la chaleurles chlorures des métaux très oxydables : tels sont ceuxde chrome, de manganèse, de fer, de nickel et de cobalt;il se dégage du chlore qui entraîne souvent avec lui unecertaine quantité de chlorure en vapeurs, et le résiduest de l’oxyde pur. Les chlorures alcalins et ceux deplomb, d’argent, etc., ne s’altèrent pas par le grillage.L’hydrogène réduit tous les chlorures métalliques à unetempérature plus ou moins élevée, à l’exception de ceuxqui ont pour base des métaux alcalins ou terreux : lemétal reste pur et il se dégage de l’acide liydroehlori-que. Le charbon pur ne les altère pas; mais quand iln’a pas été très fortement calciné, il agit sur eux parl’hydrogène qu’il renferme. Le soufre en vapeur en dé-compose un grand nombre : il se forme alors du chlo-rure de Soufre et un sulfure métallique ; lorsqu’il n’y apas excès de soufre, il se forme souvent des sulfo-chlo-rures. Les métaux se comportent xvec les chlorures àpeu près comme avec les oxydes et les sulfures, c’est-à-dire que les plus oxydables décomposent les chloruresdes métaux moins oxydables. Le potassium et le so-dium les réduisent tous.

Les chlorures sont tous solubles dans l’eau, et laplupart sont même très solubles et déliquescents, à l’ex-ception du chlorure d’argent et des proto-chlorures decuivre et de mercure qui sont insolubles et du chlorurede plomb qui est fort peu soluble. Quelques-uns se dé-composent par le contact de l’eau, en acide hydro-chlorique et en oxydes, ou en oxy-chlorurcs qui restenten partie dissous dans la liqueur, tels sont les chloruresde silicium, de titane, d’antimoine, de bismuth, etc.La vapeur d’eau en décompose un grand nombre à lachaleur rouge. Beaucoup de chlorures sont solubles dansl’alcool. On reconnaît les chlorures solubles au préci-pité blanc cailîeboté, passant presque instantanémentau bleu-violacé sous l’action des rayons solaires, qu’ilsdonnent par l’addition d’un peu de nitrate d’argent.

L’acide sulfurique anhydre n’a aucune action sur leschlorures, mais en présence de l’eau, il les décompose;si en même temps on ajoute du peroxyde de manganèse,il se dégage du chlore, caractère distinctif des chlorures.