CHLORURES.
CHLORURES.
destiné à la décoloration des sirops du sucre. Cette dis-tillation s’opère dans des cornues cylindriques en fontede î*“,80 de longueur sur 0"',70 à O™,80 de diamètre
placées dans un fourneau dont les fig. 516 et 517 re-présentent deux coupes verticales; A, cendriers; B,loyers recouverts de voûtes en briques réfractaires C,percées chacune de 8 ouvertures pour répartir égale-ment la flamme dans l’intérieur du fourneau, qui estlui-méme recouvert d’une triple voûte D, dont la pre-mière est percée de 20 évents, la seconde de 4 évents,et la troisième d’une seule ouverture, qui forme la basede la cheminée Les cornues e sont fermées, à Tune deleurs extrémités, par des plaques de fonte e', lutées etassujetties avec des vis ; les tubes f, f, f, qui s’adaptentà leurs autres extrémités conduisent les pro-
duits de la distillation, par le tuyau /*., dans un conden-seur. — Quelle que soit la matière animale distillée, lesproduits liquides que l’on obtient sont à peu près lesmemes; ils consistent en huiles empyreumatiques àodeur repoussante que l’on recueille à part, et en un li-quide composé pour la plus grande partie, de sous-car-bonate d’atumoniaque en dissolution, et retenant encoreune certaine proportion d’huile.
C’est cette liqueur ammoniacale, marquant à peuprès 8 où 9° à l’aréomètre de Baume, qui sert à prépa-rer le sel ammoniac, en concurrence avec l’urine et avecles eaux de condensation du gaz d’éclairage.
Ces trois matières premières peuvent donner du selammoniac par deux procédés différents ; l’un consiste àsaturer directement les liqueurs avec de l’acide hydro*chlorique, puis à évaporer la dissolution de l’hydrochlo-vate jusqu’à 22° Baumé, point où la liqueur cristallise ;cette évaporation sc fait dans des chaudières en plomb.Ce procédé est surtout préférable, lorsque l’acide hydro-chlorique est à bas prix; il a l’inconvénient, peu impor-tant du reste, d’introduire dans le sel ammoniac unecertaine quantité de ferque renferme toujours l’a-cide du commerce et quicolore en jaune les painsde sel ammoniac. Lorsqueles liqueurs ammoniacalessont très étendues, commele sont en général les eauxde condensation du gaz, etsurtout les urines, il con-vient pour économiser lesfrais de combustible, deles distiller sur de la chauxet de ne saturer par l’a-cidc, que le produit de ladistillation.
Le second procédé estplus compliqué, il con-siste à produire l’hydrochlorate d’ammoniaque pardouble décomposition en préparant d’abord du sulfate
d’ammoniaque, puis en le traitant par du sel marin ouchlorure de sodium ; ces deux sels, dissous, mis en pré-sence à la température de 100 degrés centigrades, sedécomposent mutuelle-ment et forment du sul-fate de soude et del’hydrochlorate d’ammo-niaque. Ce procédé trèsingénieux appliqué d’a-bord sans résultats éco-nomiques, en 1760, prèsde Charente », par le cé-lèbre Baumé, puis reprisavec succès eu 1797, parMM. Payen et Pluvinct,est encore employé dansplusieurs fabriques; ilest surtout applicableaux liqueurs ammonia-cales provenant de ladistillation des matières animales, et dans les localitésoù l’acide hydrochlorique revient à un prix élevé. Voiciles détails de l’ensemble de ce procédé : il se composede trois opérations distinctes. 1“ La préparation du sul-fate d’ammoniaque au moyen de plâtre ; 2° la décompo-sition du sulfate d’ammoniaque par le sel marin ; 3° en-fin la sublimation du sel ammoniac.
1 U Préparation du sulfate d’ammoniaque. Dans le butd’économiser l’acide sulfurique, on décompose le sous-carbonate d’ammoniaque contenu dans les eaux prove-nant de la distillation des matières animales, en filtrantces eaux sur du sulfate de chaux ( plâtre ) réduit enpoudre grossière. Le filtre se compose d’une caisse rec-tangulaire en bois, doublée de plomb, et munie d’ungrillage en bois disposé bien horizontalement à quel-ques centimètres du fond ; on étend sur ce grillage unetoile forte et claire, bien tendue, sur laquelle on dis-pose une couche de plâtre de 10 centimètres d’épais-seur; pour que la décomposition soit plus complète etque le plâtre soit mieux épuisé, on a toujours quatre fil-tres en marche et l’on fait successivement passer la li-queur sur tous les quatre, en ayant soin d’opérer mé-thodiquement, c’est-à-dire, de faire passer le liquide deplus en plus saturé sur du plâtre de plus en plus neuf.Malgré cette précaution, il reste toujours dans la li-queur un excès d’ammoniaque et de carbonate d’ammo-niaque qu’il convient desatureravccdel’acidc sulfuriqueen quantité suffisante pour que le liquide soit légère-ment acide.
Les filtres ci-dessus sont représentés on plan, fig. 518,en coupe longitudinale, fig. 519, et en coupe transver-sale, fig. 520; a, caisse en bois doublée en plomb; b,tuyau de décharge en plomb ; c, r, grillage en bois (d
519.
520.
A a yWS-A-ga
sur le plan) représenté eu coupe h une plus grandeéchelle, fig. 521 ; sur ce grillage supporté par des tra*