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CHLORURES.

CHLORURES

verses à quelques centimètres du fond, est tendue unetoile en fort canevas, que l’on recouvre d’une couchede 0 I,J , 10 de plâtre ; f, réservoir doublé en plomb, etmuni d’un couvercle.

2" Décomposition du sulfate par le sel marin. La li-queur filtrée, et saturée comme nous venons de le dire,est remontée à l’aide d’une pompe dans un réservoirsupérieur qui la distribue à \olonté dans des chaudièresévaporatoires en plomb de 7 à 8 millimétrés d’épais-seur ; le fond de ces chaudières repose, au-dessus dufoyer, sur une voûte en briques qui le préserve de la ré-verbération directe du feu et au-dessus des carneauxqui circulent eu dessous, sur des plaques en fonte.

Lorsque la liqueur est amenée dans ces chaudièresau point de marquer 19 à 20 degrés à l’aréomètre deBaumé, on y ajoute peu à peu la quantité de sel marincalculée d’avance pour décomposer entièrement le sul-fate d'ammoniaque, et on a soin de remuer continuelle-ment jusqu’à ce que la dissolution soit complète. Onsoutire alors à l’aide d’un siphon, le liquide dans un ré-servoir assez profond, où les substance^ insolubles con-tenues dans le sel marin 52.1.se déposent ; la liqueur dé-posée et soutirée au clairest remontée dans unechaudière d’évaporation,où après quelques heuresd’ébullition elle laisse dé-poser des cristaux grenusde sulfate de soude beau-coup moins soluble que lesel ammoniac, lequel resteau contraire en dissolution.

Tant quedure la précipi-tation du sulfate de soudeon doit agiter continuelle-ment avecun râble en bois,

redissoudre les cristaux, et de les faire cristalliser dpnouveau, etc.

Le sel ammoniac brut débarrassé du sulfate de soudeest ensuite parfaitement desséché, sur des plaques enfonte, sur lesquelles on l'agite à l’aide d’une pelle, enayant soin surtout de diviser les agglomérations docristaux; lorsqu’il est bien sec on le ramasse, on lepulvérise dans un moulin à bras et on l’enferme immé-diatement dans un lieu bien clos et à l’abri de l’humi-dité.

3° Sublimation du sel ammoniac brut. Quelque somque l’on ait pris dans les opérations précédentes, le selammoniac brut que l’on obtient par le procédé que nousdécrivons est toujours fortement coloré, contient desmatières étrangères, et entre autres une petite quantitéde sulfate, qui le rendent impropres à l’emploi direct ;il devient nécessaire de l’épurer par la sublimation.

Le fourneau de sublimation se compose, comme on levoit dans les fig. 522, 523, 524 et 525, d’une rigoleA, où l’on dispose deux par deux les matras en grès e.

\ danslesquels on sublime le sel. Ces matras qui sont enduits522.

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surtout dans les parties de la chaudière les plus chauffées;sans cette précaution le sel pourrait s’attacher au fond,et dans ce cas 1a chaudière ne tarderait pas à se fondre.Le sulfate de soude se rassemble spontanément vers lesparties voisines des bords de la chaudière qui sont lesmoins chauffées, on le ramasse à l’aide d’une drague encuivre, et on le jette dans des trémies placées sur lebord de la chaudière ; les eaux-mères retournent doncdirectement dans cette dernière.

Le sulfate de soude bien égoutté est ensuite portédans d’autres trémies, où ou io lave méthodiquement,d’abord avec des eaux de lavage d’une précédente opé-ration, puis en définitive avec une faible proportiond’eau pure; on en sépare ainsi la plus grande partie del'hydrochlorate d’ammoniaque qu’il retenait. Ce sulfateégoutté et bien desséché peut être livré en cet état aucommerce ou employé à la fabrication du carbonate desoude.

Lorsque la liqueur qui est restée dans la chaudière alaissé précipiter la plus grande partie du sulfate desoude qu’elle peut donner, et que d’ailleurs le sel am-moniac est assez concentré, on arrête le.feu et on faitpasser à l’aide d’un siphon la liqueur dans les cristalli-soirs. Ces cristallisoirs sont des caisses rectangulaires,en Lois, doublées de plomb de 4 à 5 millimètres d’épais-seur; ayant à peu près 'l'",50 de large, 2"' à 2 m ,50 delong et seulement Ü“‘,4Ü de profondeur. Pour la commo-dité du service, et l’économie de la main-d’œuvre, cescristallisoirs sont à bascule, afin que les eaux-mèrespuissent s’enlever plus facilement. Après 24 ou 30 heures,suivant la température extérieure, la cristallisation estterminée, on enlève les eaux-mères, et on incline lescristallisoirs, pour achever l’égouttage des cristaux.

Le sel ammoniac brut bien égoutté est purifié par deslavages a\ec une très petite quantité d’eau ; si l’on veutobtenir un sel sublimé blanc, il est même nécessaire de

d’un lut argileux, reposent sur la voûtée, qui les pré-serve de l’action trop directe du feu 6; des orifices rf, per-mettent à la flamme de traverser cette voûte et de venirlécher la surface extérieure des bouteilles. A 0"',40 dufond de la rigole se trouvent des plaques en fonte per-cées d’orifices qui permettent d’introduire les bouteilles,mais qui isolent de la flamme ou des produits de la com-bustion leur partie supérieure où doit se condenser lesel ammoniac, sublimé dans la partie inférieure; à lasuite du four de sublimation est placée une chaudièrede concentration B B, chauffée à flammes perdues.Après avoir placé les bouteilles en grès, comme l’in-dique la figure, on les recouvre d’une couche de cen-dres qui repose sur les plaques en fonte, et qui a pourbut de les préserver du contact immédiat de l’air froid.Le sel ammoniac brut en poudre fine est introduit dansles bouteilles à l’aide d’un entonnoir, on l’y tasse for-tement avec un pilon en bois façonné de manière à pou-voir entrer dans la bouteille. Tout étant bien disposé, onallume le feu, et on élève très graduellement la tempé-rature pour ne pas briser les vases de sublimation. Lapetite proportion d’eau que contient encore le sel brutse volatilise dès le commencement; quelque temps aprèsle sel lui-même commen-ce à se réduire en vapeurs; onrecouvre alors l’orifice avec un petit pot renversé qui estdestiné à recueillir le sel qui aurait échappé à la con-densation. Lorsque la sublimation est commencée le feudoit être conduit très régulièrement, de manière à ce quela différence de température entre le fond et le dessus desbouteilles suffise pour volatiliser le sel à la partie infé-rieure, et le condenser à la partie supérieure ; pour obte-nir de bons résultats, l’ouvrier qui conduit le feu doitavoir une assez longue expérience. L’orifice des bou-teilles s’engorge de temps en temps; aussitôt que celaarrive on doit le déboucher, afin qu’une trop forte pres-sion ne les fasse pas éclater; malgré toutes les précau-