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CHROMATES

CHROME.

nomie qu'ils procurent ; I 2 grain, «le cacao maragnan,de première qualité et 4 grain, de cacao caraquebroyés, mêlés avec leur poids de sucre, suffisent pourformer une excellente tasse de chocolat.

CHROMATES Les chromâtes sont des composésassez stables formés par l’acide chrêmique; il y en a deneutres,de basiques et d’acides, qui sont tous colorés enjaune ou eu rouge; un certain nombre d’entre eux sontinsolubles. Tous les chromâtes solubles sont des poisonsassez violents. Les principaux chromâtes sont les sui-vants :

chkôm.vte de mercure. S’obtient en précipitantuncdissoluiion de proto-nitrate de mercure par du clnô-mate de potasse; le précipité qui est d’un beau rouge,bien lavé et séché, sert à la préparation de l’oxyde dechrome,

CHRômate de PLOMB (angl. chrom-yollow, ail.ehromgclb). Ce sel est insoluble, d’un beau jaune ets'obtient par double décomposition en versant du chrô-mate de potasse dans une dissolution d’acétate de plomb.Sa teinte passe du jaune-serin au jaune-orangé suivantque le chrome employé est acide ou basique. Il est trèsemployé en peinture.

chromâtes de potasse (angl. chromate of potash,ail. chromsaures kali). La potasse forme avec l’acidechrûmique deux sels employés dans les arts, savoir :

1° Le chromate de potasse se prépare au moyen duchrômite de fer ou fer chromé qui est composé d’oxydede chrome, de peroxyde de fer, d’un peu d’alumine etde silice ; on pulvérise ce minerai très finement et onle chauffe avec une certaine quantité de nitre, jusqu’aublanc naissant, dans des creusets ou même dans desfours à réverbère; on reprend ensuite par l’eau et onfait cristalliser. La proportion de nitre que l’on emploievarie suivant la richesse des minerais; on en ajoute auxminerais de première qualité, les trois quarts de leurpoids, et seulement la moitié aux minerais communs.Le chromate de potasse cristallise en petits prismestransparents, d’un beau jaune. Il est très soluble dans1 eau. Du linge et du papier imbibés de ce sel et dessé-chés brûlent comme du papier nitré. Le sulfate de po-tasse cristallise facilement avec le chromate, qui peuteu renfermer jusqu’à 50 p. 100 (cequi arrive quelque-fois dans le commerce), sans en altérer la couleur. Onreconnaît cette fraude en dissolvant un poids donné dechrôniâte cristallisé dans de l’eau, y ajoutant de l’acidetartrique et faisant même au besoin bouillir pendantquelques minutes, puis précipitant l’acide sulfurique àl’état de sulfate de baryte par un sel soluble de baryte.On doit agir sur des dissolutions assez étendues parceque le tartrate de potasse étant peu soluble pourrait in-duire en erreur dans la cas de dissolutions concentrées.

2° Le bi-chrômate de potasse cristallise en larges ta-bles rectangulaires d’un beau rouge-orangé; il est beau-coup moins soluble que le précédent dans l’eau qui n’endissout à froid que 1/10* de son poids; on l’obtient enajoutant une certaine quantité d’acide nitrique à une dis-solution de chromate neutre et faisant cristalliser; lors-qu’on emploie de l’acide sulfurique, le sel que l’on ob-tient renferme toujours une proportion plus ou moinsgrande de sulfate de potasse, que l’on reconnaît, commenous l’avons dit plus haut, pour le chromate neutre.

Ces deux chromâtes servent dans la teinture.

chromate de soude. Se prépare comme le chrô-mate de potasse, et est encore plus soluble, chromateDE ZINC. VoyV. BLANC DE ZINC.

CHROME (angl. chromium, ail. clirom). Le chromeest un inétal découvert en -1797 par Vauquelin, trèsdillicile a obtenir pur, et qui n'a aucune importancesous le rapport industriel ; mais il en est tout autrementde plusieurs de ses combinaisons dont nous parleronstant dans cet article qu’au mot chromâtes.

Le chromo en se combinant avec l’oxygène forme un

oxyde, un acide et un composé intermediaire de peud’importance, (pie l’on regarde comme du chromated’oxyde de chrome.

Le protoxyde de chrdme est vert, insoluble dans lesacides quand il a été calciné, et au contraire très solu-ble lorsqu’il a été précipité à l'état d’hydrate d'une dis-solution; infusible par lui-même, il fond très bien avecles fondants qu’il colore en beau vert d'émeraude; il estisomorphe avec le peroxyde de fer et se compuse de2 atomes de chrome et 3 atomes d’oxygène ; il consti-tue l’une des trois couleurs qui peuvent seules s’appli-quer au grand feu sur la porcelaine, et est celle des troisqui donne les contours ies plus nets. Voici quels sont lesprincipaux procédés que l’on suit pour les préparer :

1° On précipite du proto-nitrate de mercure pur duchromate de potasse; le précipité lavé est du chromatede protoxyde de mercure en poudre rouge que l’on cal-cine : le mercure est ramené à l’état métallique et se vo-latilise, tandis que l’acide chromique se décompose, ilse dégage de l’oxygène et il ne reste que de l’oxyde dechrême pur;

2“ On projette successivement par petites portions,dans un creuset en terre, chaude au rouge, partieségales de bi-chrêmate de potasse et de soufre ; une par-tie du soufre se combine avec le potassium pour formeldu sulfure de potassium, taudis que l'autre s'emparantde l’oxygène de la potasse réduite, et d’une partie decelui de l’acide chrêmique qui se transforme en oxydede chrome, donne naissance à de l’acide sulfurique quise combine avec une partie de la potasse pour donnerdu sulfate de potasse; en lavant ensuite le tout, on dis-sout le sulfure de potassium et le sulfate de potasse, etl’on isole le protoxyde de chrême insoluble;

3“ On fait bouillir du chrêmate neutre de potasseavec de l’eau et la moitié de son poids de fleur de soufre,jusqu’à ce que tout le chrême se soit précipité à l’étatd’oxyde hydraté; on le sépare du soufre en excès aveclequel il se trouve mélangé, en le dissolvant dans del’acide sulfurique étendu, précipitant par du carbonatede potasse et calcinant le précipité ;

4" On fait bouillir une dissolution de chromate depotasse avec de l’acide hydrochlorique et de l’alcool,on obtient dans la liqueur un mélange de chlorure depotassium et de chlorure de chrême, et selon qu'on yverse une dissolution de potasse caustique ou curboim-tée, on en précipite de l’hydrate ou du carbonate deprotoxyde de chrême, qui calcinés l’un et l’autre don-nent de l’oxyde pur ;

o u On prépare une dissolution concentrée de clirê-înate de potasse, que l’on sature avec de l’acide sulfu-rique étendu, puis on ajoute du sel marin et de l'acidesulfurique concentré, et l’on fait bouillir ; il se formedes sulfates dépotasse et d’oxyde de chrome, et il se dé-gage du chlore ; on évapore à siccité, on reprend parl’eau, on filtre et on précipite par la potasse caustique ;l’oxyde de chrome que l’on obtient ainsi a une couleurverte teintée de bleu.

L’acide chromique est d’un beau rouge de rubis, trèssoluble dans l’eau et peu stable lorsqu'il est isolé, c’estun acide très puissant, qui se compose de 10 atomes dechrême et de 3 atomes d’oxygène, et qiri forme des selsisomorphes avec les sulfates. On l’obtient en décompo-sant la perfluorure de chrême par la vapeur d’eau, oubien en décomposant le bichromate de potasse par La-eide hydro-fluosilicique, décantant, et concentrant dansle vide.

Les sels de chrême se distinguent en sels à base deprotoxyde et en chromâtes.

Les sels de protoxyde sont d’un beau vert émeraudeou de couleur amétbiste foncée; ils sont précipités engris-verdfitre par les alcalis ou leurs carbonates, ainsique par les hydrosulfates alcalins.

Nous avons déjà décrit les caractères des chromâtes.