Le soi il minerai de chrome un peu abondant est le/W chromé, composé d’oxyde de chrome, de peroxydede fer, d’alumine et de silice. Il nous vient actuelle-ment île Norvvége. Le spinelle doit sa couleur rongeaune faible quantité d’acide oliromique, et l'émeraudeverte e>t colorée par un peu d’oxyde de chrome.
CHRONOMÈTRE. Les ouvrages d’horlogerie dési-gnés spécialement par le nom de chronométrés , sontdestinés à donner une division du temps plus exacte etplus subdivisée que les instruments employés à l’usagecivil. Les chronomètres sont nécessaires à la naviga-tion, a l’astronomie, à la physique, et à toutes les ob-servations dans lesquelles le calcul de la durée ou del’époque des phénomènes exige une appréciation minu-tieuse. On peut, avec des instruments de cette espèce,évaluer la durée en dixièmes de secondes, et même à3 ou i centièmes de secondes près.
Les chronomètres ou garde-temps se divisent entrois classes : 1° les horloges marines qui se placentsur les batiments; ’2° les montres dites garde-tempsque l’on porte sur soi ; et 3° les horloges astro-nomiques à pendule, qui se placent dans les obser-vatoires et servent à toutes les observations que lesastronomes sont appelés à faire. Ces derniers instru-ments étant fixe-, possèdent une marche bien supé-rieure à ceux qui sont portatifs.
Les horloges marines et les montres à longitudess’emploient pour conserver le temps en mer, ou dansles voyages terrestres, et servent principalement à dé-terminer les degrés de longitude entre le méridien dulieu où se trouve le voyageur, et celui du point dedépart ou de tout autre méridien convenu.
Lorsque l’on dirige sa route vers l’Orient, on a leMidi plus tôt, de la quantité de degrés réduite en tempsdont on se trouve avancé dans cette direction; lo con-traire a lieu en marchant vers l’Occident , où le Midiarrive plus tard. Si le voyageur est nmrii d’un chrono-mètre dont la marche diurne lui soit bien connue, etse soit conservée depuis l’heure prise au point de dé-part au moyen d’observations astronomiques, la direc-tion de la route vers l’Est ou vers l’Ouest n’ayant pointinflué sur la marche de ces instruments, il donneratoujours la mesure du temps telle qu’on la compte aupoint de départ (1). Le chronomètre porté vers l’Orieutparaîtra donc en retard, puisqu’on y a le Midi plus tôt,et porté vers l’Occident il paraîtra on avance. La com-paraison de l’heure qu’il indiquera avec celle du pointde station du voyageur, connue par de nouvelles ob-servations faites sur ce point, donnera, par la différenceentre les deux temps réduite eu degrés, la position dulieu en longitude, à l’égard du premier méridien, oude celui du point Je départ.
La hauteur du pôle, ou celle des astres, fera con-naître facilement la latitude à l’aide des tables astrono-miques.
Le voyageur pourra donc déterminer ainsi sa posi-tion dans les deux sens, à l’égard de tout autre lieudont la longitude et la latitude sont déjà fixées.
Pour connaître en pleine mer la position d’un lia-
it) Ltî temps se mesure parles retours réguliers d’unmême phénomène. Le retour d’un même méridien terresuevers nue meme étoile sert à mesurer la duree du joursidéral. Ce mcMiie ivtuur, à l’égard du soleil (en tenantcompte des variations annuelle* données par les taillesd’équation pour chaque jour', mesure le jour solaire moyenou le temps moyen. Si lu direction du voyageur est toujoursdans le même nierai.eu, c’est-à-dire s’il marche Inen diivc-temcul d'un pôle terrestre à l’autre, les temps d’intervalleentre les retours du méridien terrestre vers le même corpseelestc, corrigé par les laides, seront (‘gaux. Mais si jevovageur dévie dans sa roule et change de méridien, s’ils'avance vers l'est ou vers l’ouest, il en résultera pour luiune différence sur la durée du jour, eu moins dans le pre-mier cas, ou en plus dans le second.
vire, on a longtemps employé uniquement, et l’on em-ploi:* même encore souvent, la méthode pratique dol’estime, en mesurant la vitesse du bâtiment et• la di-rection de son mouvement par le moyen du loch et dela boussole.
Ce nu>\eu appliqué seul devient fort incertain dansles voyages de long cours, par la déviation des cou-rants, les variations locales de la direction de l’aiguilleaimantée, l’incertitude du calcul de la vitesse surtoutpar certains temps, etc., ce qui expose le navigateur àsc trouver sans le savoir près des côtes, des bancs oud’autres écueils, cachés par l’obscurité des nuits, oudans le jour par les brumes.
On fait aussi usage de moyens purement astronomi-ques pour connaître la longitude d’un lien, tels quel’observation des satellites de Jupiter, le lieu de la lune,ou sa distance au soleil ou aux étoiles, les oscillationsd’étoiles par la lune, les éclipses. Ces observations sontdifficiles, quelques-unes même sont impraticables àbord; elles exigent toutes des calculs compliqués. L’u-sage des horloges marines est beaucoup plus simple.Cependant l’observation des mouvements de la lune,grâce à la précision actuelle des tables , peut êtred’une grande utilité. La méthode pratique de l’estimedevient aussi nécessaire pour de courts intervalles, pen-dant lesquels l’état du ciel ne permet pas d'observer, etl’appui mutuel de ces moyens en assure l’exactitude.
Newton indiqua le premier le secours de l'horlogerie,dont il semble avoir pressenti les progrès, comme lemoyen le plus facile pour déterminer les longitudes enmer, si l’on parvenait à exécuter des instruments por-tatifs de ce genre assez exacts pour conserver l’heuresur lo vaisseau, sans erreur de plus de deux minutes detemps après une traversée de quarante-deux jours (htdifférence qui résulte d’un tel écart est de -10 lieuesenviron pour l’équateur, et diminue à mesure que l’onest plus près du pôle). On commençait à construire àcette époque des horloges à pendule un peu régu-lières, mais il n’y avait pas d’instruments portatifs enétat d’éprouver sans dérangement les secousses d’unvoyage de terre ou de mer, et même, longtemps aprèscette époque, la marche des meilleures moutres ouhorloge? à balancier, bien que placées dans un lieufixe, était loin d’égaler celle des horloges à secondeset a pendules les plus médiocres. La grande facilitéque présentait l'horlogerie pour connaître la longitude,si cet art pouvait acquérir assez de perfection, déter-mina des nations commerçantes à stimule»* le zèle et lesefforts des plus habiles artistes par des encouragementsà la fois lionorables'et lucratifs. A force de rechercheset d’expériences, on parvint à composer des horlogesmarines qui se firent remarquer par un commence-ment de succès. Souvent aussi des résultats moins heu-reux donnèrent lieu de craindre que pendant de longstrajets, dans des intervalles d’observations éloignées,il n’y eût dans les meilleures marches indiquées defortes variations qui se tussent compensée? sans avoirété connues ; les horloges consultées dans ces momentsd’écart auraient pu entraîner lo navigateur dans deserreurs funestes.
On devait penser en effet que la régularité de cesinstruments, dépendant particulièrement de l'applica-tion délicate de principes physiques et mécaniques fortcompliqués, et de la constance dans /es chois d’unmécanisme extrêmement subtil, pouvait être aisémentaltérée par les mouvements irréguliers du bfvtimont,par le choc des vagues dans les temps orageux, les se-cousses de l’artillerie, la différence des climats, lesgrandes variations de température, etc. Il était doncpeu probable que leur exactitude se soutînt constam-ment au milieu de tant d’obstacles et d’influences surj les métaux et sur Llmile absohtment nécessaire dansI les frottements de plusieurs parties; la moindre de ces