CLEF.
CLEF.
que lu vis de rappel était très dure à tourner, la mainn’nvant que la grosseur du manche pour levier, et cettevis de rappel assez souvent renfermée dans l’intérieurdu manche r.c pouvant être facilement lubrifiée par lescorps gras, et ne pouvant être nettoyée lorsqu’elle étaitencrassée sans qu’on fût obligé de démonter l'instru-ment: ce qui était une besogne longue qu’il était im-possible d’entreprendre quand le besoin pressant forçaitd’avoir recours à la clef. Indépendamment de ccs deuxdillicultés qu’on pouvait surmonter en y sacrifiant dutemps, ou en donnant des formes diverses à la clef, ilrestait un vice radical de construction que rien ne pou-vait faire disparaître, et qui rendait la clef anglaise uninstrument imparfait. Ce vice, c’était la mobilité de lamâchoire supérieure; il résultait de cette conformationque plus l’écrou à saisir était grand et plus, par consé-quent, il devait être dur à tourner; plus l’instruments'affaiblissait, sans que la longueur du levier en fût aug-mentée. Aussi ces outils, toujours assez chers, étaient-ils promptement faussés et mis hors de service. C’étaitdonc vers les moyens de parer à ces graves inconvé-nients d’un outil utile, tellement indispensable que,malgré tous scs défauts, il s’en faisait une très grandeconsommation, que devaient tendre les efforts des con-structeurs. Le modèle que nous allons faire connaîtreest exempt de tous ces reproches, par la suite il se per-fectionnera encore, en devenant plus robuste, au moyende quelques changements, ou additions faites qui exi-stent déjà dans l’intention de l’auteur.
La ffg. 543 représente la clef vue de profil, la fig. 544la fait voir par devant, la ffg. 5fco par derrière.
A dans les trois figures est le corps de la clef, faitd’un seul morceau d’acier si la clef est petite, d’un seulmorceau de fer si elle est grande; dans ce dernier cas,on acièrc les mordaches comme cela a lieu dans les clefsordinaires.
Best la mâchoire mobile.
C est un talon dépendant du corps a dans lequel estvissée, à demeure, la vis dont il va être parlé.
d est une \is à gros pas, ou à pas double et mêmetriple, engagée près de la tête dans le talon C, et reçuepar son extrémité opposée dans un trou non débouché,pratiqué dans le talon de la mâchoire supérieure A, fai-sant partie du corps de l’instrument.
E,F, écrous cursifs, coulant librement sur la vis d, faitsà huit pans sur leur champ, entaillés à cannelures pourdonner prise facile aux doigts.
Fig. 546, la mâchoire b, mobile, vue à part, en plan :on y remarquera l’étranglement ou élégissement b' etle trou b ” dont l’usage sera indiqué plus bas.
Fig. 547, la même mâchoire b , vue dans sa positionlorsqu’elle est en place, les mêmes lettres indiquent lesmêmes objets.
Cette mâchoire est faite aussi en acier, taillée en limedans la partie antérieure. L’étranglement b'b’ entre àfrottement doux, mais cependant senti, dans la coulissea\ \isible seulement dans la ffg. 544. Les quatre épau-lements de l'étranglement doivent frotter sur le champantérieur et le champ postérieur du corps a. dressés àl’effet de recevoir ces épaulements qui doivent affleurersur le nu de la pièce.
Le trou b” n’est point taraudé : il est uni en dedans,et d’un diamètre tel que la vis d y passe librement; maissans ballottements. Pour compenser la perte de forceque l’étranglement b’ causerait à cette mâchoire, ondonne à cette partie, ainsi qu’on peut le voir dans lahg. 544, une plus grande hauteur, au moyen de quoicette pièce, qui se présente d’ailleurs de champ à l’ac-tion de la pression, ne peut aucunement fléchir sous lesefforts qu elle est appelée à supporter.
Lorsqu’on envisage l’instrument dans son ensemble,en croit apercevoir de grandes difficultés dans la miseen place de la mâchoire mobile dans la fente verticale
a . Mais un forgeron habile lève cotte difficulté par lemoyen employé pour faire le nœud si bien ajusté despinces plates. L’étranglement b’b’étant bien dressé au
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543.
544. 545.
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546.
fond et sur ses épaulements, on ouvre les deux jouesde la coulisse a\ convenablement chauffées, on met lamâchoire en place, et, immédiatement, on redresse lacoulisse, à petits coups. Quant à ia mise en place de lavis immobile d, elle offre encore moins de difficultés.Lorsque le talon C est foré, on passe par le trou an. fo-ret long qui va faire un avant-trou profond de 5 à 0 mil-