CLEF.
CUXOMFTRF.
limètres, plus ou moins, scion la force do l'instrumentdans le revers du talon de la mâchoire A. Puis on ta-raude le premier trou, et on engage dans ce tiou for-mant écrou le bout de la vis d. Aussitôt que ce bout dela vis a dépassé l’écrou dans lequel clic doit entrer avecbeaucoup de peine, on enfile sur la vis l’écrou eursifE;on continue à visser et l’on fait passer la vis dans letrou 6”, puis, lorsqu’il est dépassé, ou fait couler sur lavis le second écrou cursif F; enfin, on continuant tou-jours à visser, on fait parvenir le bout de la vis d, oùl’on a réservé un tourillon sans filets, dans l’avant-troupratiqué dans le revers du talon delà mâchoire A. Favis alors est en place. Si elle n’était pas entrée avecbeaucoup de peine, et que l’on pût appréhender quel’effort des écrous cursifs pût la dévisser, on Farrê-terait avec une goupille placée à travers le bout engagédans l’avant-trou, ou avec une petite vis à tête fraiséeappuyant sur le talon inférieur; car il faut que cettevis reste immobile une fois placée.
Comme on le voit, les difficultés d’exécution et demise en place des pièces, 11 e sont pas aussi grandesqu’on pourrait se l’imaginer à la première inspection ;nous n’avons plus qu’à indiquer comment l’instrumentfonctionne.
Les mâchoires étant placées comme elles sont repré-sentées fig. 544, ne pourraient pincer qu’un petitécrou. Supposons qu’il s’agisse d’en prendre un dont lecôté serait aussi grand que l’espace contenu entre lamâchoire A, et la mâchoire ponctuée g. On donnera uncoup de main sec et rapide sur le cursif E, qui descendrarapidement jusqu’à ce qu’il soit arrêté par le talon infé-rieur A. La mâchoire mobile B, n’étant plus alors sou-tenue, descendra d’cllc-mêmc, ou du moins faiblementsollicitée, et tout d’un coup jusqu’à la ponctuée g, etl’on pourra de suite se mettre à dévisser le gros écrou. Sil’on veut de suite en saisir un petit, la clef retirée etrenversée, la mâchoire B, d’ellc-même, ou du moinsfaiblement sollicitée, et tout d’un coup, viendra re-joindre la mâchoire A, et pour la fixer à ce point onn’aura qu’à faire remonter le cursif E, qui sera un pointd’appui suffisant pour les pressions ordinaires.
S’il s’agissait d’un gros écrou, ou d’un écrou quel-conque rouillé sur sa vis, et tellement résistant que l’onpût appréhender de fausser la clef, on ferait descendre lecursif F, qui venant appuyer snr le talon de la mâchoireB, concourrait h le fortifier et à prévenir tout ébranle-ment.
Ainsi donc, tous les inconvénients qui se rencon-traient dans les anciennes clefs n’existent plus danscelle-ci ; l’ouvcr.urc et la fermeture sont rapides, et,pour ainsi dire, instantanées ; elles sc font sans effort.La vis ne peut s’encrasser, puisqu’elle est située à l’ex-térieur, et peut toujours être promptement et facilementnettoyée, enfin, la mâchoire .supérieure ne s’allongeantplus, le levier est toujours de la même largeur et nss’affaiblit nullement. La clef méplate, attaquant la ré-sistance de champ, est plus robuste sous beaucoup moinsde volume, et pèse proportionnellement beaucoup moinsque les autres clefs, dont la lourdeur est encore un dé-faut. Nous avons donné dans notre dessin à cette clef«les proportions un peu massives, afin qu’il fut plus fa-cile à comprendre. Dans l’exécution, on fera le mancheplus long, afin d’augmenter la force du levier.
On fait subir à ce système plusieurs changementsplus ou moins avantageux, mais qui sont compliqués etseraient trop longs à décrire ; nous pensons que l’expo-sition de l’idée mère sera suffisante.
Quant aux clefs d’arrêt et à celles d’impulsion destours en l’air et autres clefs encore, nous en donneronsla description lorsque cela sera nécessaire, en décrivantles machines-outils, dans lesquelles elles sont partiesintégrantes. v paulin dksokmkaux.
CLIXOMETKE. Le clinomètre est un instrument
destiné à mesurer en mer l'inclinaison de la quille dosvaisseaux, et pouvant aussi servir à des nivellementssur terre. Celte inclinaison, dont dépendent les tirantsd’eau relatifs à l’avant et à l’arriére du navire, a laplus grande influence sur lu vitesse de la marche de ce-lui-ci, étayant une fois déterminé l’inclinaison la plusfavorable à la marche, il importe de la conserver au-tant que possible dans toutes les circonstances.
L’importance d’un instrument permettant d’apprécierfacilement l’inclinaison de la quille 11 e saurait êtredouteux. Nous emprunterons à M. Perpignu {Diction-naire du commerce et des marchandises ) la description dueliuomètre de M. Coninck, adopté par la marineroyale :
« Cet instrument se compose de deux boules de verreallongées, placées à la distance de 50 centimètres, réu-nies par un tube de verre partant de la base de cesboules. On verse dans chacune de ces boules du mer-cure, qui doit remplir la moitié de leur capacité ; dusommet de chacune de ces boules part un tube qui suiiune direction parallèle au tube des bases, jusqu’à ce queles deux tubes du sommet ne soient plus qu’à 3 centi-mètres de distance ; alors ils se dirigent verticalement,en faisant un angle droit, et s’élèvent parallèlementl’un a l’autre. Ces tubes verticaux s’appliquent contreun index ou une verticale, portant une éehelle de deuxdegrés divisés en 120 minutes.
« O 11 verse dans les tubes de l’alcool coloré en rose,jusqu’à ce qu’il s’élève au point marqué zéro sur Pé-chelle. L’alcool remplit l’intérieur des tubes et flotte surle mercure qui lui transmet scs oscillations.
<« Ces tubes verticaux sont munis à leur sommetd’une boule en verre, qui revoit l’alcool quand l’agita-tion violente de lu mer tendrait à le chasser hors destubes, ouverts à leur sommet. »
Cet instrument donnant l’angle d’inclinaison de laquille, dont la longueur est connue, on en déduira faci-lement la différence de tirant d’eau à l’avant et à l’ar-rière, élément très important do la bonne marche du na-vire.
CLINQUANT ( angi . orichalch, ail. flittcrgold). Leclinquant est une plaque mince ou feuille de métalqu’on met sous les pierres ; son effet est d’augmenter lebrillant ou le jeu des pierres; ou bien, pour parler plusgénéralement, il sert à fortifier la couleur des pierresnaturelles ou artificielles en leur donnant une teinte plusfoncée.
On peut faire du clinquant en cuivre ou en étain ; ona quelquefois employé de l'argent mêlé avec de l’or,suivant les besoins; mais on peut sc dispenser de l’unet de l’autre, parce que le cuivre produit le même effet.
Quand on veut avoir du- clinquant coloré, c’est ducuivre qui convient le mieux; voici comment on peut lepréparer pour cela •
Prenez des plaques de cuivre battues à une justeépaisseur ; faites-les passer entre deux cylindres d’acierfin, très serrés, et réduisez-lcs en lames aussi mincesque possible, polisscz-les avec du blanc très fin jus-qu’à ce qu’elles brillent le plus qu’il est possible ; danscet état elles seront prêtes à recevoir la couleur.
11 faut blanchir le clinquant clans le cas où la couleurjaune ouorauge nuirait à l’effet, comme cela arrive pourle violet ou le rouge cramoisi; voici comment se fuitcette opération :
Prenez une petite quantité d’argent, et lu faites dis-soudre dans l’eau forte; ensuite mettez des morceauxde cuivre dans la solution, et précipitez Purgent; celafait, il faut enlever le liquiie, ajouter de l’eau fraîchepour enlever tout ce qui pourrait en rester; après quoifaites sécher l’argent et le broyez avec un poids égal decrème de tartre et de sel marin, jusqu’à ce que le toutsoit réduit en poudre très fine; après avoir légèrementhumecté le clinquant avec ce mélange, frottez-le avec
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