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CLINQUANT.

CLOCHE DE PLONGEUK.

le doigt ou un morceau de chiffon jusqu’à ce qu’il ait lablancheur désirée ; si ce moyen ne suffit pas, il faut ra-fraîchir le poli.

On ne se sert de feuilles d’étain que dans le cas despierres sans couleurs, et on les lamine au moyen desmêmes cylindres ; mais elles n’ont pas besoin d’êtrepolies davantage.

La manière de préparer le clinquant pour donneraux pierres sans couleurs le plus d’éclat et d’effet, estde donner à la surface un poli tel qu’il fasse l’effetd’un miroir, effet que le vif-argent seul peut rendreparfait, étant appliqué comme on l’applique aux mi-roirs. Voici le meilleur moyen d’exécution :

Prenez des feuilles d’étain, préparées comme pourargenter les glaces, et coupez-lcs en petits morceauxde grandeur convenable, pour couvrir la surface despierres que l’on veut enchâsser; mettez-en trois l’unesur l’autre, et, après avoir humecté le dedans de l’or-bite avec de l’eau de gomme et l’avoir laissé sécherpour qu’elle reste encore un peu gluante, introduisez-yles trois morceaux des feuilles placées l’une sur l’autre,et adaptez-les sur la surface aussi également que pos-sible ; cela fait, chauffez l’orbite, et le remplissez devif-argent que vous y laisserez pendant trois ou quatreminutes, et que vous verserez ensuite très doucement;puis il faudra placer la pierre dans l’orbite et l’y fixer,ayant soin qu’elle entre assez librement pour ne pasenlever l’étain et le vif-argent. 11 faut que la monturejoigne étroitement la pierre, afin que l’étain et le vif-argent dont l’orbite est revêtu ne puissent pas se dé-tacher.

L’éclat des pierres montées de cette manière dureplus longtemps que lorsqu’elles sont montées suivant lamanière ordinaire, parce que, la cavité de l’orbite quiles enveloppe étant bien remplie, l’humidité si nuisibleà lu durée des pierres n’y pénètre pas.

Cette espèce de clinquant donne de l’éclat au verre ouaux autres matières diaphanes qui n’en ont pas par elles-mêmes ; mais aux pierres oa aux pâtes qui en ont unpeu, elle leur donne un feu des plus brillants.

11 y a deux moyens de colorer le clinquant : l’un endonnant à la surface du cuivre la couleur voulue en fai-sant usage de fumée, l'autre en la peignant avec quel-que substance colorante.

On peut délayer les couleurs destinées à peindre leclinquant dans l’huile, dans de l’eau rendue visqueuse parla gomme arabique, ou dans du vernis. L’huile convientmieux quand on veut des couleurs foncées, parce quecertains fards y deviennent transparents, comme la la-que et le bleu de Prusse ; le jaune et le vert s’étendentmieux dans le vernis; le vert de gris distillé donne leplus beau vert qu’il soit possible; mais il est sujet àperdre sa couleur et à noircir avec l’huile : ordinaire-ment cependant toutes les couleurs peuvent être fixéesavec de la colle de poisson, sans beaucoup de peine, dela meme manière que les couleurs au vernis qu’on em-ploie pour la miniature.

Pour le rouge imitant le rubis, on emploie un peu delaque mêlée dans de la colle de poisson, ou du vernis, avecdu carmin si le verre ou la pâte est d'un cramoisi foncétirant sur le violet; mais si le verre tire sur l’écarlateoul’orange, on peut se contenter de ne mettre dans l’huileque de la laque bien brillante qui ne soit pas violette.

Pour le rouge grenat, on peut employer le sang-dragon dissous dans du vernis; et pour le grenat cou-leur vinaigre, la laque orange délayée avec du vernisest excellente.

Pour l’améthyste, delà laque avec un peu de bleu dePrusse employés à l’huile, et étendus légèrement sur leclinquant, font un effet parfait.

Pour le bleu, quand on veut qu’il soit foncé ou bienqu’il joue l’effet du saphir, on mêle du bleu de Prusse ,qui ne soit pus trop fonce, dans de l’huile, et l’on en

étend sur le clinquant une couche plus ou moins légèresuivant que l’on veut avoir une couleur plus claire euplus foncée.

Pour l’aigue-marine, du vert-de-gris ordinaire, avecun peu de bleu de Prusse délayé dans du vernis.

Quand c’est un gros jaune que l’on veut, on peut co-lorer le clinquant avec un vernis jaune, préparé commepour autre chose; pour les topazes plus légères en cou-leur, le brunissage et le clinquant lui-même serontassez forts sans y rien ajouter.

Pour le gros vert, il faut employer les cristaux devert de-gris délayés dans du vernis; mais pour imiterl’émeraude, il faut y ajouter un peu de vernis jaune,pour en faire un \ert plus clair et ayant moins d’ana-logie avec le bleu.

Avec du verre blanc, ou une pâte transparente, mêmesans clinquant, on peut imiter très bien, et presque sansfrais, les pierreries de couleur claire, telle que l’niné-thyse, la topaze, le grenat couleur vinaigre et l’aigue-marine ; le moyen consiste à délayer les couleurs dontil est question avec de la térébenthine et du mastic, età peindre avec ce mélange la châsse dans laquelle onveut mettre la fausse pierre, toutefois après avoirchauffé préalablement l’orbite et la pierre elle-même ;dans ce cas, il faudrait placer la pierre de suite, et refermer sur elle l’orbite qui la contient, avant que lapeinture se refroidisse et se durcisse. La laque orangedont il a été parlé plus haut fut inventée exprès pourcela ; elle- fait un très bel effet ; la couleur qu’elle donneest celle du grenat-vinaigre, qu’elle rend avec une vé-rité étonnante. Les couleurs que nous avons signaléescomme devant être employées à l'huile doivent êtreextrêmement bien broyées dans de l’huile de térében-thine, et délayées avec de la vieille huile de noix ou depavots, ou bien avec de l’huile grasse, si on peut luidonner le temps de sécher; cette huile, mêlée avec del’esprit de térébenthine, acquiert d’elle-même un beaupoli.

CLOCHE. Voyez fonderie de cuivre.

CLOCHE DE PLONGEUR ( angl . diviug bell, ail.taucherglocke ). Cette cioche, employée soit pour retirerdu fond de la mer des corps qui y sont plongés, soitpour faire des constructions submergées, consiste en unvase ouvert par le bas et fermé par toutes les autresparts, dans lequel on peut descendre sans danger deshommes au fond de l’eau.

La cloche de plongeur, telle qu’elle a été perfec-tionnée par Rennie, et telle qu’elle est actuellement em-ployée en Angleterre, a la forme d’un paraîlélipipède,ou à peu près. Sa hauteur extérieurement est de I “\8oo,intérieurement de I’",72, et sa largeur de 1 '",38. Lesdimensions du bas de la cloche sont un peu plus gran-des que celles de la partie supérieure. Pour éviter de lalester, on la coule d’un seul jet, en fonte de fer, desorte que son poids est suffisant pour la submerger,même pleine d’air, et qu’elle est assez épaisse pourqu’on ne craigne pas qu’il s’y forme de fissures, mêmepar suite d’un accident.

Au sommet de la cloche est pratiquée une ouverturecommuniquant avec l’intérieur par plusieurs trous éga-lement circulaires, fermés par autant de soupapes encuir s’ouvrant de haut en bas. Un fort tuyau de cuirvissé sur l’ouverture extérieure s'élève jusqu’à la pompefoulante placée sur l’échafaud ou le bâtiment qui ma-nœuvre la cloche; celle-ci est suspendue à de forteschaînes engagées dans des anneaux fondus avec lecorps de la cloche, et attachées à la maîtresse, qui sup-porte le tout.

I 2 ouvertures circulaires, disposées autour de la facesupérieure, sont garnies de lentilles d’un verre trèsépais, solidement fixées par des écrous et mastiquées,et servent à distribuer la lumière dans l’intérieur de lacloche. Celle-ci peut aisément renfermer deux person-