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coco.

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forante (le la coclieujllc ; ainsi si l’on met dans une dis-solution aqueuse de carminé, de l’alumine en gelée ré-cemment précipitée et encore humide, la liqueur de-vient incolore ; lorsque l’on a opéré à froid, l'alumineprend une belle couleur rouge de carmin ; mais si l’onéchauffe la dissolution, le précipité passe au rouge-oramoisfoet même au violet si l’or, chauffe jusqu’à l’é-bullition. Une solution d'alun ne donne lieu à aucunprécipité ; elle fait seulement passer la couleur du rougede carmin au rouge-pourpre. Voyez cakmin.

Le proto-chlorure d’étain ou sel d’élain donne nais-sance a un précipité d’un violet très riche, qui passe aurouge cramoisi quand la dissolution d’étain renfermebeaucoup d’acide libre. Le per-ehlorure d’étain ne formeaucun précipité, mais il fait passer la couleur de la dis-solution au rougc-écarlate. Quand après l’addition duper-chlorure d’étain, on mélange la liqueur avec de l'hy-drate d’alumine récemment précipité, celui-ci se com-bine avec la matière colorante pour former une laquecarminée d’un rouge-écarlate, qui ne change meme paspar l’ébullition.

La cochenille est sans contredit la plus belle des ma-tières colorantes rouges employées dans la teinture, ets’applique surtout sur la laine. Pour cela, on mordancecelle-ci avec un mélange de per-chlorure d’étain et decrème de tartre, puis on la teint avec une décoctionde cochenille. On ne doit pas ajouter d’alun, qui feraitpasser la couleur au rouge-cramoisi. Afin de séparerplus complètement de la cochenille la matière colorante,ainsi que la matière animale qu'elle renferme, et quiparait jouer un rôle essentiel dans la fixation de la car-miné sur la laine, on peut ajouter une petite quantitéde cendres gravelées dans la préparation de la décoctiondo cochenille, mais il faut alors augmenter la propor-tion de la crème de tartre employée dans le mordançage,de manière à conserver au bain 1 acidité nécessairepour obtenir une vive couleur écarlate.

Pour teindre avec la cochenille en rouge-cramoisi,on ajoute au bain un peu d’alun, ou on fait bouillirdans une dissolution d’alun la laine, préalablementteinte en rouge écarlate.

D'ap res M. de Ilumboldt, on a importé de l’Amé-rique du Sud en Kurope, depuis 1730, pour une valeurde 15 à 10,000,000 de francs de cochenille. Le prix ac-tuel de la cochenille, sur la place de Londres , est d’en-viron -13 francs le kilogr.

COCO ( huile de). S’obtient par l’expression à chauddes noyaux amygdaloïdes des noix de coco. A la tempé-rature ordinaire elle a une consistance butyreuse, unecouleur blanc-jaunâtre et une odeur douce particulière.On l’emploie surtout dans les fabriques de savon ; elledonne un excellent savon, dont malheureusement l’em-ploi est restreint par suite de l’odeur persistante qu'illaisse aux mains.

Kn plaçant cette matière butyreuse dans des sacs encanevas très serré, et la soumettant à la température laplus basse possible, 10 à I 2" G., à l’action d’une pressehydraulique, on la sépare en stéarine solide, que l’ontraite comme la stéarine ordinaire pour en faire desbougies, et en oléine que l’on purifie en la mélangeantavec I a 2 p. I 00 d’acide sulfurique concentré, que l’onétend de six fois son poids d’eau, agitant bien le toutdans une sorte de baratte, transvasant et laissant dépo-ser ; l’acide se rassemble peu à peu au fond, tandisqu’il se forme à la surface une écume que l’on enlèvesoigneusement avec une écumoire; au bout de deux outrois jours l’huile est tout à fait clarifiée, on décante,et on passe à travers une chausse eu laine très serrée ;elle est alors propre à être employée comme huile delampe.

Les bougies faites avec la stéarine obtenue par sim-ple pression donnent une lumière très brillante.

Le coco, qui n’est pour nos pays qu’un objet de

commerce de faibic importance, est, comme chacunsait, le fruit de l’arbre le plus utile et le plus précieuxque possèdent les peuplades de l'Océanie. La liqueuret le noyau qu’il renferme forment une partie très im-portante de leur nourriture. L'enveloppe du fruit, qui,en Europe , est souvent employée pour la tabletterie,leur sert de vases culinaires; enfin, les filaments quienveloppent le fruit servent à faire des cordes, desnattes, des tissus de grande résistance.

COKE. L’un des principaux débouchés actuels ducoke est dans le service des chemins de fer, et on peuts’en faire une idée par ce fait, que la dépense en cokebrûlé dans les locomotives forme du huitième au quartde la dépense d’exploitation totale de nos chemins defer français.

La qualité du coke employé dans les locomotivesexerce sur la marche des trains une influence telleque, pour assurer la régularité du service, il est sou-vent préférable d’y mettre un prix très élevé; c’est ceque font quelques chemins de fer français en achetantdes cokes anglais , bien qu’ils puissent se procurer descokes de France et de Belgique à des prix bien infé-rieurs.

11 est également de la plus haute importance danstoutes les industries métallurgiques, et notammentdans la fabrication de la fonte et du fer, pour assurerla régularité de l’allure des appareils, runiformité etla pureté des produits, de se servir de combustibles trèspurs. L’importance de la question nous engage à com-pléterez que nous avons dit àl’article cakboxisatiox,par l’exposé des derniers perfectionnements récemmentadoptés.

Depuis 18-18, la fabrication du coke a fait de grandsprogrès dans le nord de la France et eu Belgique ,grâce aux études faîtes par la compagnie du cheminde. fer du Nord et au mode qu'elle a adopté pour lesréceptions des fournitures de coke qu’elle consomme,en fixant le prix du coke pour une teneur déterminéede cendres de 5 à 7 p. 100, suivant la veine de char-bon d’où il provient, faisant une retenue d’un francpar chaque centième de cendres en sus, et accordantune gratification de cinquante centimes à un franc parchaque centième de cendres en dessous de la teneurindiquée dans le marché, et indiqué par un essai con-tradictoire fait sur un échantillon pris sur la livraison,de manière à en représenter autant que possible la teneur moyenne.

En Angleterre, la plupart des veines de houille ser-vant à la fabrication présentent un toit et un murtrès solides ; elles ne renferment pas de lits de schistesfriables intercalés; de sorte qu’on peut en abattre lecharbon sans y mêler une quantité notable de matièresétrangères, et obtenir, soit avec le fin, soit avec le tout-venant, un coke d’excellente qualité.

Kn France et en Belgique , au contraire, très fré-quemment le toit ou le mur sont mauvais, ou bien lecharbon renferme des veines de schistes tantôt plusdures, tantôt plus friables que la houille. Au sortir dela mine, le charbon est employé comme tel sous lenom de tovt-venant, ou classé en trois parties au moyende deux grilles ou claies pincées en cascade, savoir :en (jailleterie , (jaillette ou gros morceaux, ayant plusde U n, ,03 de côté ; en gaîlletin, morceaux ayant 0'",()08à 0"‘,03 de côté; et en fin ou menu, ayant moins deO c ’,OU8 de côté; il reste quelquefois dans la gailleteriedes pierres ou morceaux de schistes que l’on enlèvefacilement; le gaillctin renferme ordinairement beau-coup de petites pierres, dont une partie seulement peutêtre enlevée dans un triage en graud ; enfin presquetoutes les parties schisteuses, terreuses et friables serassemblent dans le fin.

Le résultat d’un grand nombre d'essais faits parM. de MarsiJly, ingénieur des mines, sur les veines de