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COKE.

COKE.

s/marées jar une préparation mécanique plus soignée,tt augmente le prix de la tonne de coke d’environ2 fr. 20 c.

L’utilité du lavage des charbons résulte encore, leplus souvent, de ce fait que leur prix sur les lieux deconsommation se trouve sensiblcmentgrevépar le trans-port des matières inertes qui l’obstruent, lesquelles,en moyenne, entrent dans une proportion de 5 ou6 p. 400. Le charbon de Mons , qui au rivage de Jem-niapes se vend ( J0 cent, le quintal, revient, rendu àParis , chez le marchand en détail, à 2 fr. 85 c. ; il ya donc 4 fr. 95 c. pour frais de transport et droitsd’entrée, qui sc rapportent aussi bien aux pierres dontle charbon est mélangé qu'au charbon lui-même. Si lelavage diminue de 6 p. 400 le rendement en cendresdu charbon, 94 quintaux de charbon lavé équivaudrontà -100 quintaux de charbon non lavé, ce qui donnerasur le transport une économie de \ 1 fr. 70 c., soit24 c. par quintal; or, le lavage coûte à peine ce prixactuellement. Avec les perfectionnements dont il estsusceptible, on pourra descendre au-dessous; ainsi, enlavant le charbon, non-seulement on aurait des pro-duits de qualité supérieure, mais encore on les obtien-drait à meilleur marché.

Les grilles que l’on emploie généralement sont enosier ou eu fil de fer, espacées de ü‘",00 l ou plus, ouenfin eu tôles de fer, cuivre ou zinc, percées de trousde 0 m ,00l à 0 m ,004. Quand les trous ont plus de 4 à5 millimètres de diamètre, le fer et le zinc sont préfé-rables parce qu’ils coûtent moins cher; mais si l’onveut avoir des trous très lins, de -1 millimètre de dia-mètre par exemple, le cuivre vaut mieux, parce qu’ilprésente plus de solidité; on ne peut percer de trousaussi lins dans des fuies de fer qu’autant qu’elles sonttrès minces, taudis qu’on peut en percer dans desfeuilles de cuivre assez épaisses pour résister aux pres-sions qu’elles doivent supporter dans les circonstancesordinaires du lavage.

Si l’on avait préalablement le soin avant de chargerle tout-venant sur la grille du lavoir d’en séparer lapoussière en le classant en même temps en plusieurscatégories de grosseurs, en opérant soit à sec, soitdans l’eau, au moyen de grilles appropriées ou d’ap-pareils classificateurs analogues à ceux décrits à l’ar-ticle métallurgie, on pourrait employer pour lelavage du charbon au crible des grilles beaucoup plusfines sans craindre l’obstruction des mailles ou destrous par les poussières, la main-d’œuvre totale seraitréduite d’environ un quart et le déchet d’un tiers, desorte qu’en résumé le prix de la tonne de mille kilog.de coke ne serait augmenté par le lavage que de 1 fr.50 c. au lieu de 2 fr. 20 c.

On lave aussi la houille, sur certains charbonnages,dans des appareils analogues aux caisses allemandes(voir métallurgie) servant pour le débourbage desminerais de fer et de plomb, divisées en trois ou quatrecompartiments par des cloisons. Ordinairement cescaisses ont de 0 m ,70 à 0 U, ,80 de large, 0 u, î 4l) à 0"’,(i0de profondeur, et 1 '“,50 à 3 mètres de long. En têtedu premier compartiment se trouve un conduit quicommunique avec un réservoir rempli d’eau et qui seferme à volonté au moyen d’une petite vanne. A l’autreextrémité de la caisse se trouve un autre conduit fermépar une cloison en osier tressé très serré, qui laissepasser l’eau et retient le charbon. La vanne étant suf-fisamment levée., un ouvrier jette la houille à la pelle,par petites quantités à la fois, à la tête de la caisse ;le courant l'entraîne, les schistes et les morceaux decharbon les plus gaos s.e déposent dans le premiercompartiment; les pierres les plus légères arrivent jus-que dans le second compartiment. Le troisième et lequatrième compartiment renferment le clmrbon purifié;c’est dans ce dernier que se dépose le .charbon le plus

fin; la poussière est entraînée parle courant à traversla claie en osier et se dépose dans de grands bassinsplacés à la suite.

Il y a deux ouvriers par lavoir : le premier règlel’introduction de l’eau, jette le charbon par pelletées etle remue de temps à autre pour faciliter l’entraîne-ment des parties les moins lourdes; lorsque le secondcompartiment est trop plein, il ramène en avant dansle premier ce qui se trouve à la surface. Le secondouvrier enlève le charbon lave des deux derniers com-partiments et le dépose en tas près du lavoir. Desbrouettes amènent la houille au lavoir et remmènentquand.clic est lavée.

Quand les schistes sont accumulés en assez grandequantité dans les deux premiers compartiments, on lesretire et on les soumet à un second lavage, soit dansles mêmes lavoirs, soit dans des cribles à pistou ana-logues à ceux précédemment décrits.

Les caisses allemandes dépensent dix à douze par-ties d’eau pour une partie de charbon lavé, et les fraisde main-d’œuvre paraissent être un peu plus élevésque pour les cribles à piston. Ces derniers sont donceu général préférables, surtout s’ils sont établis avecsoin et si Ton sépare préalablement les poussières.

Dans certains cas, et lorsque la houille est trèsfriable, la question du lavage des poussières peut ac-quérir beaucoup d’importance. On ne s’en est paspréoccupé jusqu’à ce jour ; mais, vu le bas prix de cespoussières (20 centimes au plus par hectolitre), il estévident que l’on en viendra bientôt à leur faire subirune préparation mécanique plus soignée, soit sur destables à secousses, soit au moyen des autres appareilsemployés sur les exploitations métalliques pour le la-vage des sehlanims, afin de retirer une partie des00 ou 80 centièmes du charbon pur qu’elles ren-ferment.

La matière première de la fabrication du coke, lagaillette ou la houille lavée étant obtenue comme ilvient d’être dit, il ne nous reste plus qu’à parler de lacarbonisation même, sur laquelle il nous semble né-cessaire d’entrer dans des détails de procédés et dechiffres qui puisseut servir ch guides positifs pour l’é-tablissement de fours à coke. L’expérience de chaquejour et les nombreuses constructions auxquelles ontdonné lieu les exploitations si nombreuses de cheminsde fer, permettent de fournir des renseignements cer-tains à cet égard.

Nous rappellerons que les conditions essentielles descokes que l’on fabrique aujourd’hui en quantités si con-sidérables pour le service des chemins de fer, pour lesfonderies et en général pour toutes les combustions àvent forcé, lorsqu’il s’agit d’obtenir des température»élevées, sont, avec la pureté dont nous venons de par-ler, la dureté et la densité. Ainsi le coke qui sort descornues qui servent à la distillation de la houille dans1’Éclairage au gaz, tout à fait impropre pour le casqui nous occupe, tandis que son boursouflement le rendtrès précieux pour les usages domestiques, en ce quesa combustion dans des appareils imparfaits, à faibletirage, devient possible. Si, au lieu de répandre lahouille en couche mince, on empêche le boursoufle-ment par une grande épaisseur, on aura des systèmesqui se rapprocheront des fours à coke, mais qui don-neront des produits inférieurs, de telle sorte que l’onperd le bénéfice apparent qui résulterait de ce que legaz serait recueilli.

Cela est si vrai que dans un système disposé an seulpoint de vue de la qualité du coke, mais qui se rap-proche du précédent, dans les fours à coke à voûte cy-lindrique et à sole chauffée en dessous par la combus-tion des gaz produits par la distillation de la houille,l’expérience a démontré que, en général, le coke produit est moins propre au service des chemins de fer quo