COKE.
COKE.
celui obtenu dans les fours ordinaires dits [ours plaisà sole non chauffée en dessous, et que le rendementen coke était un peu plus faible ; aussi ne parlerons-nous que des fours plats.
Les pelils fours plais, ou fours à une porte, coûtent,dans le Nord, de 500 à 800 francs à construire ; lesgrands fours plats de 1,500 à 2,000 francs.
Les petits fours à une porte employés dans le Nordont iine sole elliptique ayant ordinairement 3 mètresde longueur sur 2 m ,50 de largeur, et la voûte à la clefest à i'",25 au-dessus de la sole.
Les charges varient avec la durée de la carbonisa-tion ; clics sont de 27,30 ou 32 hectolitres de char-bon, présentant une épaisseur sur la sole de 0 m ,4G,Ü m ,51 ou 0 m ,54, suivant que l’opération doit durervingt-quatre, trente-six ou quarante-huit heures
Les cokes de quarante-huit heures sont les meilleurs jpour le service des chemins de 1èr; ceux fabriqués enmoins de temps sont moins durs, moins denses etdonnent plus de déchet, c’est-â-dirc une plus forteproportion de menu coke. j
Les grands fours plats ont une sole ovale, présen-tant aux extrémités du grand axe deux portes parlesquelles s’effectuent le chargement et le décharge-ment. La sole a de u w ,o0 à 6 mètres de long sur 2 m ,50à 2"',75 de large, et la hauteur maximum de la voûteau-dessus de la sole est de 1 m ,25 à l'",50 ; les chargessont de 40, 70, 80 ou 100 hectolitres, représentantune épaisseur variable de 0"',37 à 0 Ü ',80, suivant quela cuisson doit durer vingt-quatre, quarante-huit,soixante douze ou quatre-vingt-seize heures. Le cokele plus dense, le mieux cuit et celui qui fournit lemoins de déchet est celui de quatre-vingt-seize heures.
En résumé, pour les houilles du bassin de Mous, la |durée de la cuisson la plus convenable pour le coko jdestiné au service des chemins de fer est de quarante-huit heures, pour la fabrication dans les petits foursplats, et de quatre-viugt-seize heures dans les grandsfours.
Dans les grands fours que nous venons de décrire,pour une cuisson en quatre-vingt-seize heures, les pa-rois du four sont obscures lors du chargement. Quel-quefois même on laisse le four se refroidir une heureou deux quand il est vide ; la quantité considérablede houille qu’on y introduit le refroidit encore. Lachaleur s’est emmagasinée dans la voûte; la sole n'estpoint chauffée par dessous et est devenue presque froide.Peu à peu la masse s’échauffe de haut en bas par lerayonnement de la voûte et les gaz commencent à sedégager, ce n’est qu’au bout d’une heure et demie en-viron qu’ils s’enflamment; le dégagement des gaz alieu lentement, par couches horizontales, en descen-dant de haut en bas; quand il arrive aux couches in-férieures, les couches supérieures sont eu partie déjàtranformées en coke; elles ont pris de la cohésion, etles fissures qu’elles présentent livrent passage aux gazsans qu’ils causent de boursouflement ; au bout do qua-rante-huit à soixante heures, le dégagement de gaz acessé et on ferme hermétiquement toutes les issues.La température qui, vers le milieu de l’opération, s’é-tait élevée grâce à une introduction d’air considérable,descend considérablement; le coke est presque noirlorsqu’on le retire et il suffit de très peu d’eau pourl’éteindre.
Les frais de carbonisation s’élèvent en moyenne enBelgique , dans les grands fours ci-dessus, à 2 fr. 50 c.par tonne de coke.
Les fours à coke qui alimentent le chemin de fer deRouen sont de grands fours plats, dont la solo a 3"*,50de diamètre et la voûte 1"', 10 de hauteur maximum au-dessus de la sole. On y charge de 4,000 a 4,500 ltilogr.de houille, formant une épaisseur de 0 m ,5o à 0" 1 ,00.et la cuisson y dure soixante-neuf heures. Les frais do
fabrication sont évalués à 2 fr. G0 c. par 1,000 kilogr.de coke. Le déchargement s’opère avec de grandespelles en fer que l’on passe sous la sole au-dessous ducoke, de manière à le soulever sans le briser.
Le seul reproche qu’on puisse faire à ces fours estd’exiger pour 2,000 fr. environ d’armatures par four,ce qui en porte le prix à environ 4,000 fr.
A Boulogne-sur-Mer enfin, on se sert de fours (fig. 3,4 et 5) dont la construction est très simple : la soleest à peu près rectangulaire et a environ 2'" de largosur 4'" de long; du fond à l’entrée elle présente un éva-sement de I 2 à 15 centimètres destiné à faciliter iedéchargement du coke. La voûte, en plein cintre, estparallèle au grand axe de la sole et à 1 m ,75 environde hauteur à la clef. Le chargement de la houille so
Wi.
j /l_j • ;
fait à la pello par une petite porte de derrière, le dé-chargement par une grande ouverture placée sur. le de-vant,. qu’on bouche au moyen d'un petit mux* en bri-ques réfractaires,, et qu’on démolit au moment dedécharger.
Ces fours sont construits d’une manière très remar-quable. Au-dessus des fondations s’élèvent deux voûtesen plein cintre sur lesquelles repose la sole. Des con-duits pratiqués dans l’épaisseur des pieds-droits éta-blissent une communication entre l’air extérieur de ccsvoûtes et ùe petites cheminées qui surmontent chaque